La seignerie, un domaine agricole

A partir de l'an mil, presque toutes les terres sont aux mains de grands propriétaires : les seigneurs. Les paysans sont sous leur domination.

   
Dans le Midi de la France, certaines terres appartiennent aux paysans qui les travaillent. Ces terres, appelées alleux, sont des terres sans seigneurs. Mais la plus grande partie du sol est divisée en vastes domaines appelés seigneuries, où des seigneurs exercent leur domination sur des paysans dépendants. La seigneurie est composée de deux parties : la réserve, près du château, comprend des bois et des champs cultivés par les domestiques (nourris, logés et vêtus par le seigneur). Le reste du domaine est divisé en petites exploitations (tenures) concédées à des paysans (tenanciers).

Pour avoir le droit de s'installer et de vivre sur la terre d'un seigneur, le paysan doit payer des taxes : le cens, qui est fixe, ou le champart, qui est proportionnel à la récolte.

Même si le seigneur est le plus fort parce qu'il possède les armes et le donjon, il ne peut faire n'importe quoi, il est tenu par la coutume. Elle définit les droits et les devoirs de chacun : les paysans ont le droit à la protection derrière les murailles du château, pour eux et leurs troupeaux, et aussi pour le grain des prochaines semailles gardé à l'abri dans les greniers du seigneur. Mais le seigneur fait payer cher cette protection, d'abord sous forme de corvées : curer les fossés, empierrer les chemins, rentrer du bois ou du fourrage... Puis, à mesure que l'argent circule mieux, les corvées sont remplacées par des redevances comme la taille ou les banalités.

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