Tête de Moine

La Tête de Moine est un fromage Suisse (Jura Bernois, région francophone du Canton de Berne).

Origine du nom «fromage de Bellelay»

Bellelay est le nom du monastère fondé en 1136 par Sigenand, prévôt de Moutier, dans le Jura suisse actuel. le prieur recevait chaque année une pièce de fromage par "tête de moine".

Les avis divergent quant à la signification du nom lui-même (cf. Guido Burkhalter, LaTÊTE DE MOINE (fromage de Bellelay) et sa région d'origine, Schaffhouse, Kühn, 1979, p. 8).

Fabriqué à l’origine au XIIe siècle par les moines du monastère de Bellelay, sa production est passée dans les fermes détenues par le monastère lorsque le fromage fut donné à l’Église comme dîme. Appelé autrefois bellelay, il fut rebaptisé « tête de moine ».

C'est dans la quiétude d'un des plus prestigieux monastères du Jura que fut fabriqué pour la première fois ce fromage connu des habitants de nos vallées sous le nom de "Tête-de-moine". 

 Vers 1140, l’abbaye prémontrée de Bellelay est la seule institution de chanoines réguliers de l’ancienne principauté épiscopale de Bâle.

 

Comme pour son fromage, "La Tête de moine", son histoire repose donc sur nombre de légendes. Qui ne font certes pas l’Histoire mais les belles histoires. Ainsi la tradition veut-elle que le prévôt de Moutier-Grandval, Siginand, s’égare dans les vastes forêts de la région au cours d’une chasse. Au sanglier? Toujours est-il qu’il fit le vœu d’y construire une chapelle s’il retrouvait son chemin. Faut croire qu’il le retrouvera, son chemin, dans ce lieu qu’il nommera Belle Laie, la femelle du sanglier. D’où le nom de Bellelay. Encore fallait-il y penser. D’autres

sources, sans doute plus rassurantes pour les historiens, affirment que c’est l’évêque de Bâle qui aurait fondé le monastère de Bellelay à la frontière sud-ouest de l’évêché de Bâle. Un document du pape Innocent II atteste pourtant de la présence de Bellelay en 1142.

 Dès l'an 1292, des écrits attestent que ce fromage des abbés avait acquis une telle réputation qu'il servait à payer les redevances des éleveurs aux propriétaires d'exploitations agricoles, à régler les litiges, à être offert en cadeau aux princes-évêques de Bâle ou bien encore de monnaie d'échange. 

 Des documents mis à jour, témoignant de cette pratique, font état d'un " fromage fabriqué en mai ou en juin et livrable à la St-Martin d'hiver". La St-Martin est une fête paysanne célébrée encore de nos jours, surtout en Ajoie, vers la mi-novembre.

 Une lettre datée du 16 août 1570 envoyée par l'abbé de Bellelay au prince-évêque de Bâle mentionne le fromage de Bellelay.

 

Première mention du «fromage de Bellelay» dans une lettre datée du 16 août 1570 que l'abbé de Bellelay de l'époque adresse au prince-évêque de Bâle. Il y est question de «dryssig belleley Kess» (trente fromages de Bellelay) que l'abbé a fait livrer.

 L'appellation commerciale Tête de Moine est vieille de deux siècles. Ce nom fut donné par les soldats français de la Révolution, qui après avoir chassé les moines, découvrirent ces pièces de fromage entreposées au fond des grandes caves. Ils assimilèrent la manière de racler le fromage pour le consommer à la tonsure d'un moine.

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