Hugues , dit VGo

Hugues, dit VGo, est un lapidaire qui travailla entre le milieu et la fin du XIIe siècle dans la partie provençale de la basse vallée du Rhône.

Biographie

On ne connait rien de la vie de cet Hugues sinon qu'il fut maître d'œuvre, chef de chantier et maître appareilleur de nombre de cathédrales, d'églises et de chapelles rurales en haute Provence, dans le Tricastin et le Comtat Venaissin. Il fut l'un des premiers à signer son travail de son sigle VGo dans la seconde moitié du XIIe siècle.

Le maître d'œuvre de trois cathédrales

On sait qu'il ouvra successivement à Notre-Dame de Nazareth, cathédrale de Vaison-la-Romaine, à celle de Saint-Paul-Trois-Châteaux, puis dans le troisième quart du XIIe siècle à Notre-Dame et Saint-Castor, la cathédrale d'Apt.

Sa signature lapidaire y apparaît sous la forme très caractéristique d'un grand V, d'un G en faucille et d'un petit o[1].

Ses autres chantiers

La même signature se retrouve à Notre-Dame d'Aubune[2], près de Beaumes-de-Venise, sur la façade de la chapelle du Saint-Sépulcre à Beaumont-du-Ventoux[3], du Val-des-Nymphes, à la Garde-Adhémar. Elle apparaît aussi dans l'église des Granges-Gontardes, de Saint-Restitut[4] et de Gréoux-les-Bains, de même que sur la chapelle Saint-Blaise de la tour de Bauzon à Bollène et de Sainte-Colombe de Faucon[5].

Sa place dans l'architecture du XIIe siècle

Ugo est l’un des premiers grands individualistes de l’art au XIIe siècle avec Gilibertus (1115-1140), dont le nom est gravé à Vézelay et Saint-Lazare d’Autun, et Rogerus qui œuvra entre 1145 et 1150 à Saint-Denis et à Chartres.

Notes et références

  1. Guy Barruol signale que les noms d'appareilleurs en toutes lettres sont rares en Provence. Sont connus STEFANUS à Saint-Trophime d'Arles, à Saint-Paul-Trois-Châteaux et à Carluc près de Céreste ; PONCIUS à Saint-Honorat des Alyscamps et à Notre-Dame d'Auton au Pègue ; PONTIUS à Carpentras et Saint-Andiol ; PETRUS à Arles ; BERTR. et GIL. à Saint-Gabriel de Tarascon ; JOHANNES et SIMON à l'abbaye de Sénanque.
  2. À Notre-Dame d'Aubune, la signature de VGo se trouve sur le côté sud du mur oriental du transept.
  3. La chapelle du Saint-Sépulccre de Beaumont a été édifiée vers le milieu du XIIe siècle par une corporation de carriers et de tailleurs de pierres. La présence de Hugues (VGo) est attestée parmi eux par sa signature.
  4. À Saint-Restitut, le lapidaire Hugues inscrivit à trois reprises son sigle sur l'étage supérieur de la tour.
  5. On trouve d'autres signes lapidaires UGO de graphies différentes à Saint-Gabriel de Tarascon, à Sainte-Madeleine de Villedieu sur la commune de Valensole et à Saint-Blaise de la Martre près de Castellane.

Bibliographie

  • G. Tournier, Sur les traces d'Ugo, Archéologia, n° 1, 1964.
  • G. Barruol, Provence Romane II, Éd. Zodiaque, La Pierre qui Vire, 1981.


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