Notker le Bègue

otker le Bègue

Atelier de Saint-Gall, Xe siècle
Naissance vers 840
Décès 6 avril 912 
Vénéré à Abbaye de Saint-Gall
Béatification 1512
Vénéré par Église catholique romaine
Fête le 7 avril
Attributs bâton; habit bénédictin, livre dans une main et bâton dans l'autre avec lequel il frappe le Diable
Saint patron Musiciens, également invoqué contre le bégaiement
Serviteur de Dieu - Vénérable - Bienheureux - Saint

Notker le Bègue (Notker Balbulus en latin), ou Notker de Saint-Gall (vers 840 – 6 avril 912), était un musicien, écrivain, poète et moine bénédictin de l'abbaye de Saint-Gall. Il est surtout connu pour ses travaux musicaux, et est également admis comme étant le moine de Saint-Gall (Monachus Sangallensis), auteur des Gesta Karoli Magni, histoire de Charlemagne sous forme d'anecdotes qui ne nous est que partiellement parvenue.

Biographie

Notker naît vers 840 dans une famille aisée, probablement à Jonschwil, sur la Thur, au sud de Wil, dans l'actuel canton de Saint-Gall (Elgg est également évoqué par certaines sources. Il étudie à l'école monastique de Saint-Gall, où enseignent Iso et Moengall (ancien abbé de Bangor dont il commente les textes). Il y devient l'ami de Tuotilo.

Moine, il y devient un professeur de renom et rédige son œuvre littéraire presque entièrement entre 880 et 888[1]. Il est également cité comme bibliothécaire en 890 et comme maître d'hôtes de 892 à 894[2]. Ekkehard IV, biographe des moines de Saint-Gall, fait son éloge et le dit "délicat de corps mais pas d'esprit, hésitant par la langue mais pas par l'esprit, avançant avec courage dans les domaines du divin, instrument du Saint Esprit sans égal en son temps.

Il meurt en 912 et est béatifié en 1512.

Œuvres

Notker est essentiellement connu pour ses travaux musicaux réunis en un Liber Ymnorum : séquences et tropes, parmi lesquels des poèmes mnémotechniques servant à retenir la succession des degrés chantés, en plain-chant, pendant un mélisme, notamment pour l'Alleluia. On ne sait pas exactement lesquels de ces "hymnes" compilés sont de sa plume. L'hymne Media Vita lui fut ainsi attribuée de façon erronée à la fin du Moyen Âge.

Ekkehard IV parle de cinquante séquences dont Notker serait l'auteur. Il doit à cela d'avoir été longtemps considéré comme l'inventeur de la séquence, nouveautée de la liturgie religieuse de son temps, mais cette théorie a été depuis remise en cause, bien qu'il ait introduit le genre en Germanie. La coutume consistant à prolonger l'Alleluia de la Messe avant l'Évangile, en modulant par une suite de tons, existait en effet déjà. Notker apprit comment faire correspondre les syllabes d'un texte en latin aux tons de cette variation, ce qui devint la séquence, ou "jubilation"[3]. De 881 à 887, Notker dédia un recueil de telles pièces à l'évêque Liutward de Vercelli, sans qu'on sache lesquels étaient de lui.

Il complète également la Chronique de Erchanbert, et laisse un martyrologe, une Vita sancti Galli (vie de saint Gall en forme de prosimetrum, ainsi qu'une Notatio de viris illustribus (sorte d'introduction à la littérature théologique) et divers opscules.

Le nombre d'œuvres qui lui sont attribuées augmente continuellement. On compte ainsi parmi celles-ci, désormais, la Vie de Charlemagne (Gesta Karoli Magni) signées du Moine de Saint-Gall (Monachus Sangallensis) et dédiées à Charles le Gros. Il s'agit en réalité un recueil d'anecdotes, conservé de manière incomplète, et qui reflète une vision idéalisée de Charles, hagiographique plus qu'historique.

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