Geoffrey Chaucer

Geoffrey Chaucer

Geoffrey Chaucer (Londres vers 1343 – 1400) est un écrivain, auteur, philosophe, diplomate et poète anglais, connu comme l'auteur des Contes de Cantorbéry. Il est parfois considéré comme le premier auteur à démontrer la légitimité artistique de la langue anglaise. Il fut appelé « Père de la poésie anglaise » par John Dryden.

Biographie

Il fut un contemporain de Boccace dont il s'inspira beaucoup, et de Christine de Pisan. Fils d'un marchand de vin ayant ses entrées à la Cour d'Angleterre, il y fut engagé comme page au service de Lionel d'Anvers, duc de Clarence et fils du roi Édouard III. Servant comme chevalier au service d'Édouard III, il combattit en France en 1359, mais fut fait prisonnier au siège de Reims puis libéré contre rançon. Chaucer épousa, vers 1366, Philippa de Roet, dame de la maison de Philippa de Hainault et fille de Payne de Roet. Sa sœur Katherine qui épousa en premières noces Hugh Swynford fut la maîtresse puis la femme de Jean de Gand, duc de Lancastre. Pour celui-ci, il composa en 1368 un hommage à la première épouse du duc, Blanche, le Book of the Duchess qui est la première œuvre que l'on attribue à Chaucer. Il servit lors de nombreuses campagnes en France et en Espagne ainsi qu'en Italie, qu'il visita deux fois pendant des missions diplomatiques.

À 31 ans, il devint vérificateur aux douanes du port de Londres. C'est à partir de ce moment qu'il trouva le temps d'écrire et qu'il composa ses principales œuvres. Il traduisit notamment le Roman de la Rose, écrit en français par Guillaume de Lorris et élargi plusieurs années plus tard par Jean de Meung, et la Consolation de la philosophie du philosophe latin Boèce. Il écrivit entre autres The House of Fame (La Maison de la renommée) en 1379, The Parliament of Fowls (Le Parlement des oiseaux) en 1382 et "Troilus and Cressida" (Troïlus et Cressida) vers 1385, œuvre inspirée de Boccace et qui inspira William Shakespeare. Cependant, il est mieux connu comme l'auteur des Contes de Cantorbéry. Il entama la composition de cette œuvre inachevée, inspirée du Décaméron de Boccace, à la mort de sa femme en 1387. Ce recueil comporte 21 contes narrés par des pélerins en route vers la cathédrale de Cantorbéry et ce afin de rompre la monotonie du voyage. Le conte Le Chanteclair et le Coq fut inspiré d'une histoire de Marie de France. Les Contes de Cantorbéry furent édités pour la première fois en 1478.

Les contes contiennent une critique sociale acerbe des différentes couches de la société féodale, de la nonne (qui portait des bijoux et découvrait son front pour séduire les hommes) au moine (qui était si généreux « qu'il avait organisé plusieurs mariages de jeunes filles, et avait insisté pour tout payer de sa poche ») [Il faut comprendre que les jeunes femmes étaient enceintes des œuvres du moine].

Une page du Roman de la Rose traduit par Chaucer.

Son œuvre magistrale allait considérablement aider à la formation de la littérature anglaise. Il est considéré comme l'introducteur du mètre à accents et syllabes comme solution de rechange au mètre anglo-saxon allitératif. Il aida également à régulariser l'accent du sud (région de Londres) du moyen anglais.

Chaucer mourut le 25 octobre 1400. Il est enterré à l'Abbaye de Westminster, dont il était voisin. En 1556, ses restes ont été déplacés et mieux honorés dans ce qui est devenu par la suite le « Coin des poètes » dans l'abbaye de Westminster.

Éditions anciennes

On a réuni ses Œuvres à Londres en 1721, in-folio, et 1798, 2 volumes in-4, avec notes par Thomas Tyrwhitt. L'édition la plus complète signalée par le dictionnaire Bouillet au XIXe siècle est celle de R. Bell, 1855.

Éditions françaises

  • De Caluwé-Dor, Juliette, Les Contes de Cantorbéry, Gand, Story-Scientia, 1977 ; Louvain, Peeters, 1986 (2 vol. de contes divers)
  • Les Contes de Cantorbéry, Christian Bourgois, 10/18, "Bibliothèque médiévale", 1991 (principaux contes, dans un ordre remanié)
  • André Crépin, Les Contes de Canterbury, présentation et traduction nouvelle (destinée à la "Bibliothèque de la Pléiade"), avec une postface de G.K. Chesterton (extraite de son Chaucer publié en 1932), Gallimard, Folio classique, 2000, ISBN 2-07-040634-2
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