Lexique du costume médiéval

 

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a-7.jpgAiguillette : Lacet de cuir ou de tissu terminé par une pointe métallique. Dans l’histoire du vêtement militaire, l’aiguillette a amigaut-fermee-avec-une-fibule.giftoujours tenu une place particulière. Au Moyen âge, il s’agissait d’une cordelière ferrée qui fermait l’armure. Ce nom fut ensuite attribué au lien qui joignait le haut des écharpes des officiers.   

Ajuster : Se dit d'un vêtement ou d'une partie de vêtement moulant le corps,         

Alun : Sert pour les teintures et tannages des peaux.            

Amigaut : Fente pratiquée sur le devant d'un vêtement en partant de l'encolure pour permettre le passage de la tête.

Armure d'un tissu : Nom d'un point en tissage. Ce point, ce dessin, se définie par l'enfilage et le pédalage : par la façon d'ordonner la chaîne et le passage de la navette pour faire la trame. Il existe plusieurs armures : sergé, toile, chevron…         

Aube : Du latin alba, « tunique blanche ». Sorte de tunique blanche à manches qui était portée dans les premiers siècles du moyen-âge par les clercs et les laïques mais qui dès le XIII° siècle, devint populaire et ne fut plus considérée que comme vêtement sacerdotal.

Aumônière : Ce sont des bourses à coulants que l'on suspendait à la ceinture. A la fin du Moyen Âge, elles sont faites de tissus souvent richement aumoniere-vers-1340-musee-du-national-du-moyen-age-paris-2.jpg
brodés de fils d'or, d'argent ou de soie de couleur. On y rangeait de petits objets et des pièces de monnaie.

Aumusse : Une aumusse, était au moyen âge une coiffure d'hiver, du genre passe-montagne, ne laissant à découvert que le visage, et se terminant vers le bas par un collet couvrant les épaules. Elle était faite, soit de morceaux de tissu de laine réunis par des coutures, soit de tricot ou de fourrure. Originellement destinée à préserver les religieux du froid pendant les offices de nuit.

Auqueton : Toile de coton.

b-4.jpgBache ou bacle : Caleçon de femme (appliqué aux hommes à partir du XIV° siècle) datant de l'antiquité où, sur scène, elles en portaient, usage qui se perpétua au moyen-âge.

Bamberges : jambières de cuir ou de métal à l'époque carolingienne. 

Banolier : Le banolier était une ceinture large qui était placée sous les seins. Dés le XIV° siècle, une ceinture nommée demi-ceint, était utilisée par les femmes. Elle était constituée par une chaîne en argent sur laquelle il était possible de suspendre divers objets d'usage courant.

Barbette : La barbette est un voile fixé soit au dessus des oreilles, soit aux cheveux, soit au chapeau. Il cachait le menton et le cou. La barbette et lebliaut-1.jpg couvre-chef constituaient ensemble la guimpe qui était portée par les femmes d'âge mûr et les veuves du XII° au XV° siècle. Une variante de la barbette, qui recouvrait le front et le menton, était surtout portée en France et en Bourgogne par les femmes en deuil. Mentonnière d'une guimpe.

Barrette : La barrette est une coiffe souvent confondue avec l'aumusse et utilisée de la fin du XIII° au début du XIV° siècle. C'était un capuchon plat qui tombait sur les épaules. Elle était portée par les hommes comme les femmes.

Basse lisse : Pour le métier à tisser basse lice, les ensouples sont disposées horizontalement et dans un plan horizontal face au lissier. Les fils de chaînes sont croisés par les pédales actionnées sous le métier par le licier. Le carton est placé sous les chaînes. Le licier peut vérifier son travail en écartant les chaînes et utiliser un petit miroir. En effet le lissier travaille sur l'envers, ce qui explique l'inversion du sujet par rapport au carton. Le métier à tisser basse lice est donc horizontal, le licier est assis de façon à avoir l'estomac en appui sur l'ensouple. La précision du dessin réalisé en tapisserie de basse lice est plus grande que celle obtenue en haute lice où le dessin est tracé sur les fils de chaîne.

Batiste : Tissu inventé au XIIIème siècle, du nom de son inventeur, le tisserand Baptiste Cambrai, qui mit au point une technique de tissage permettant de réaliser une toile de lin plus fine. Son succès ira jusqu'en Italie, Espagne, Flandre, Pays Bas, Angleterre..

Baudequin : Soie de Bagdad (drap de fils d'or et de soie). Au moyen âge, la soie est importée à grands frais d'Egypte ou des magnaneries byzantines ou arabes de Sicile et d'Espagne.

Biais : couper dans le biais d'un tissu consiste à couper à 45°re; par rapport à la lisière. Pour déterminer cet angle, il suffit de plier le tissu de façon à créer un angle droit entre la lisière et le tissu replié. La pliure du tissu correspond alors au biais que l'on considérera comme étant le droit fil afin de poser les pièces de son patron.

Bizette : bonnet de laine que fabriquaient les Bonnetiers-Aumussiers, qui avait la forme pointue des « bonnets de coton », son extrémité ordinairement terminée en fond de sac, retombait sur un des côtés ou sur le devant de la tête. C’était la coiffure préférée de Jean-sans-Peur et c’est elle qu’il porte dans toutes les miniatures où il est représenté. 

Bliaut ou blialt, blial : Robe de dessus, longue, tenant à un justaucorps ou corset. Le terme de bliaut s'applique aux robes de dessus des deux sexes bliaut-2.jpgdu XI° au XIII° siècle. Il est originaire d'Asie, et normalement réservé aux classes privilégiées. On pense qu'il fut adopté après les premières croisades. A l'époque carolingienne,les hommes ne portaient que des robes (ou plutôt des tuniques) descendant au genou; les robes longues étant réservées aux cérémonies des grands personnages. A partir du XII° siècle, les hommes nobles portaient des robles plus longues descendant aux chevilles, et par dessus une seconde robe, plus courte: le bliaut., par dessus lequel venait s'ajouter le manteau (qui lui était le même pour les hommes et les femmes nobles). Le bliaut des femmes était lacé, et souvent taillé dans la même étoffe que le manteau. Habituellement taillé dans une étoffe souple (la robe de dessous, plus longue, était en lin et serrée aux poignets), faite d'une sorte de corselet justaucorps à manche longue. A ce corselet était cousues soit une jupe plus courte que la robe et fendue sur les côtés, soit deux pentes en manière de tablier, l'un devant l'autre derrière comme on le voit sur la figure ci-dessus. Le corselet était lacé ou boutonné derrière (ou sur les côtés) de façon à serrer l'abdomen et l'estomac. A la fin du XII°, le bliaut des hommes était lacé sour les bras des deux côtés. Le col était galonné ou alors on portait un gros collier d'orfèvrerie monté sur étoffe. Une large ceinture masquait la jonction du corselet avec la jupe et se portait sur les hanches. Les étoffes n'étaient pas toujours unies, mais brochées d'or ou tissées de soie de couleurs différentes, mais toujours fines et légères. Les manches des femmes étaient très longues et amples, fendues aux entournures pour laisser apparaître les manches -ajustées- du vêtement de dessous. Au milieu du XIII° s on voit apparaître un bliaut sans manche mais des édits royaux le firent interdire et remplacer par un bliaut flottant plus conforme aux bonnes moeurs. A partir de cet époque, le terme de bliaut tend à être remplacé par garde-corps, hérigaut ou hergaut, ou surcot. (roquet pour les hommes). On connaît aussi des bliauts à capuches.commun aux hommes et aux femmes et en usage du XI° au XIII° siècle.

Bofu : Soie de Byzance. 

Bonnet ou chapel : Coiffure demi sphérique aux bords remontés. Les bonnets de coton, au lieu de dresser leur pointe en l’air, étaient taillés en forme de béguins tricotés et noués sous le cou, que recouvrait ensuite un chaperon de feutre. On trouve mille exemple de ce mode de coiffure dans les gravures de la Monarchie française de Monfaucon, car ce « bonnet de coton » primitif dura pendant deux siècles environ, sous le roi Jean-le-Bon et sous son fils Charles V. Au XIII° siècle, le « bonnet de coton » existe encore et l’excellent Glossaire archéologique de Gay en représente un qui est tout semblable aux modèles classiques d’aujourd’hui.

Bottes à armer : Les bottes à armer étaient armées de tiges et de mailles d'acier. Elles sont sans doute à l'origine des bottes de cuir portées aux XV° et XV° siècles par les deux sexes. En porter une seule était d'un grand raffinement.       

Bougrain ou bougran : Vêtement ou tissu cher aux couleurs (bleues, rouges ou vertes) vives (étoffe de lin très fine dont l’origine est la ville de Boukhara, en Ouzbékistan). Plus tard, il désignait un tissu épais.Au moyen-âge, cette étoffe de lin était fabriquée en Grèce et en Orient. On l'imita en la rendant aussi grossière qu'un piqué de coton. Au XVIème siècle le bougran devient une toile à gros grain, épaisse, apprêtée avec une gomme lustrée. Utilisation: triplure apportant du maintien aux vêtements, broderies, tapisseries, décors de fenêtre (bandeaux, entretoises, cantonnières...).         

Bourse ou bourcète : Petit sac destiné à contenir des pièces d'argent.

Bouton ou besan, boutoncel, boutonchiax : Au début composé de pâte de verre dans laquelle des bielles de fils de fer y sont pris, par la suite de cuivre fondu, aussi d'os et d'ivoire. Souvent attaché aux manches serrées ou col des chemisettes.     

Braiel : Ceinture nouée ou bouclée à la taille pour retenir les braies        

Braies D'où le mot bragarts donné au XV° siècle. aux porteurs de certains hauts-de-chausses d'où découle notre mot "débraillé". les braies sont le braies.gifcaleçon plus ou moins long, plus ou moins serré qui vient de la période romaine de l'empire, la partie des Gaule comprise entre le Rhône, la Garonne et les Pyrénées, désignés sous le nom de Gallia Braccata parce que ses habitants portaient des braies : pantalons larges, serrés aux jambes au moyen de lanières. Aux X° et XI° siècles on les portait de préférence larges et courtes avec des chausses, ou longues sans chausses. ces sortes de braies courtes sont visibles sur la Tapisserie de Bayeux. On pense que les braies courtes étaient réservées aux cavaliers, tandis que la tunique longue l'était à la vie quotidienne. Les braies étaient souvent fendues latéralement et agrafées ou boutonnées le long de la cuisse à l'extérieur. Au début du XII° les braies gauloises "larges" sont remplacées par des caleçons longs et près du corps portés sous une tunique plus ou moins longue (les courtes étaient celles des gens du peuple), serrée à la taille. A la fin du XV° les braies font place aux hauts-de-chausses souvent garnis de boutons le long des cuisses, pouvant s'ouvrir latéralement. Les braies comme les caleçons étaient de drap souple, de tricot, de laine ou de soie. La ceinture d'étoffe avec laquelle on les retenait s'appelait le braiel, mais il n'en est plus fait mention après 1180, sauf pour les paysans. Pour les autres, les braies étaient retenues par un lien coulissant. Au XIV° siècle apparaît une sorte de braie à braguette, attachée par deux boutons ou deux aiguillettes à la hautes des aines, lesquelles étaient souvent rembourrées pour former une saillie qui ne cessa d'être plus prononcée au point d'en être ridicule au XVI° siècle.

Brassière ou bracerolleIl s'agit d'une sorte de camisole portée en vêtement de dessus par les femmes en couches et les enfants, du milieu du XIV° siècle jusqu'à la fin du XVI° siècle. Elle pouvait être avec ou sans manche, fourrée ou piquée.

Brésil : Bois utilisé pour teindre les draps en rose ou incarnat.  

Brocart : De l’Italien brocatto,signifiant brodé, tissu broché. A l'origine, désigne des étoffes entièrement tissées de fils d'or et d'argent. Etoffe richement décorée, brochée de soie, d’or ou d’argent. Souvent en fils brillants , ce tissu, apparenté au damas, s’obtient avec une trame supplémentaire qui intervient uniquement sur les zones à décorer, en soie, pesante, pour tapisserie. Terme sans signification technique. Historique : Les plus anciens exemples sont chinois (époque coïncidant avec le début de l'ère chrétienne). Puis le travail de la soie s’est étendu aux régions perses et byzantines. Le brocart n'est que l’une des expressions de la « civilisation de la soie ». Le développement de cette industrie est capital pour l’Europe. Trois puissances vont se relayer dans la production de ces étoffes ouvragées : tout d'abord Byzance (800-1200), puis l’Italie (1200-1600) et enfin la France (1600-1800). Ceci marqua des périodes d’intense rayonnement culturel. Les rois principaux centres historiques de fabrication du brocart en France sont Lyon, Tours et Saint-Maur.      

Brodequins : Chaussures épaisses en cuir, cloutées. Nom donné à partir de l'époque romane aux chaussures légères dérivant des modèles gréco-romains, et dont la forme est analogue à celle d'une bottine

BrunetteTissu de laine de grande qualité et de couleur foncée. 

Bulle : Bijou qu'on suspendait au cou qui contenait des reliques ou un bref (ex: nom de la vierge), souvent attaché au cou des enfants pour les protéger des accidents ou des maléfices.

Bure ou burel : Tissu de laine bas de gamme. 

Byssus ou "soie marine" ou "laine de poisson" : Fibre sécrétée par une sorte de grande moule de méditerranée, un mollusque bivalve du nom de "Pinna nobilis". Cette soie brune aux reflets dorés était connue des Phéniciens, mentionnée dans les sources écrites médiévales et récoltée jusqu'au milieu du XX° siècle dans le golfe de Tarente et en Sardaigne. On utilise notamment le byssus pour confectionner des gants, des bonnets, mais toujours des objets luxueux. Il fut trouvé un bonnet, datant du XIV° siècle, tricoté au point Jersey et confectionné avec cette fibre lors des fouilles d'un dépotoir à Saint-Denis (93)

c-5.jpgCagoule ou coule, cuculle : Sorte de surtout sans manches, assez ample, garni d'un capuchon et descendant habituellement aux genoux.

Cainsil ou Chainsil : Toile de lin dans laquelle sont coupées chemises, braies, cales, draps de lit, fonds de bain, tentures et doublures. cale.gif 

Cale : Coiffe de laine ou de toile en forme de bonnet de bain que l'on porte en intérieur. coiffure emboîtant le crâne, laissant le visage libre et terminée, au niveau des oreilles, par une bride pour rattacher sous le menton. elle encercle la tête et se noue grâce à deux brides sous le menton. La cale se porte seule ou bien sous un chapeau. Elle apparaît au début du XIII° siècle et devient extrêmement populaire dans toutes les couches de la population excepté la noblesse.   

Caleçon : Voir Braies. 

Calotte : Coiffure semi-sphérique.      

Camail : Petite cape.

Camelin : Tissu fabriqué à base de poils de chameau ou de chèvre mélangés à de la laine et de la soie, dont on se servait au Moyen-Âge pour fabriquer des draps de couleur brune. Tissu de laine de qualité moyenne. Drap à double face, en laine fine, rarement teinte et dont la couleur varie du gris clair jusqu'au brun. Il servait entre autre à la réalisation de garde-corps et autres mantels.  

Camelot : Le camelot était un tissu fabriqué avec du poil de chameau originaire d'Asie Mineure. Il fut importé en Occident dés le XIIIe siècle par les français et les Italiens.

Camocas : Le camocas était un riche tissu de soie souvent agrémenté de rayures d'or ou d'argent fabriqué en Terre Sainte. Il était courant surtout aux XIVe et XVe siècle.

Canevas : Toile de chanvre.

Canzi : Étoffe de soie de Chine.     

Cape ou chape, pluvial, planète : Manteau avec habituellement un capuchon, servant originellement à protéger contre la pluie. En fourrure ou en laine.

Cardage : Le cardage permet de  préparer la laine en séparant les brins et en les alignant dans le même sens. En Europe, la technique du cardage était connue cardagefilage.jpgdès le haut Moyen Age. Dans certains pays, on employait un appareil appelé cardeuse à balancier. L’artisan chevauchait l’extrémité  d’une sorte de banc et à l’autre bout, on fixait la carde inférieure; avec ses mains, l’ouvrier  imprimait un mouvement de va-et-vient sur la partie supérieure. De nos jours, cet outil n’est plus utilisé que par les matelassiers car ses résultats manquent de finesse.  

Ceinture ou cainture, saincture : Originellement une bande d'étoffe enroulée autour de la taille et servant à retenir la tunique, la ceinture est portée au XII° siècle par les gens du peuple. Au XIII° siècle, la ceinture devint une marque honorable, souvent orné de morceaux d'orfèvrerie. La ceinture pouvait alors être en cuir souple, avec des morceaux de métal ou de tissus.

Cendal : Le cendal était un tissu de soie très utilisé au Moyen âge et qui ressemblait au taffetas. Il en existait de toutes sortes allant de l'étoffe de luxe jusqu'au tissu de doublure très ordinaire. C'est une toile unie et souple, blanche, bleue, verte, jaune mais beaucoup plus généralement teinte en rouge. Du XIV° au XVI° siècle, le cendal devient synonyme d'enveloppe car les pièces d'orfèvrerie d'église étaient protégées par des housses faites en ce tissu.

Chaîne : il s'agit des fils longitudinaux d'un tissu, c.-à-d. dans le sens de la longueur pour nos tissus actuels. Mais ils sont en réalité les fils tendus par les poids sur le métier à tisser qui peut être vertical ou bien horizontal. Le sens du métier décide donc du sens des fils de chaîne.

Chainse : Chemise en cainsil. Longue chemise de dessous à l'usage des deux sexes à partir du Xème siècle.  

Chanvre : Cru, battu ou travaille. Le chanvre était cultivé en France, là où la terre le permettait, et s'il a été utilisé pour réaliser des tissus, il ne semble pas qu'un commerce ait jamais dépassé la région de production. On peut utiliser du chanvre pour des braies, une chemise ou une doublure mais à réserver pour des personnes de basse condition sociale.      

Chape ou cucculus, esclavine : Demi-cercle drapé sur les épaules et retenu par une agrafe, une bride, des boutons ou un fermail sur la poitrine ou chape.gifbien l'épaule. Pélerine qui peut avoir un capuchon, assez imperméable.     

Chapeau ou capiel, chapel, chapelet, chapiaux, cuvrechef : Originellement une couronne de métal ou de fleurs et par la suite un couvre-chef pour abriter la tête, variant en forme au cours des siècles. Réalisés en feutre, paille, jonc ou til (c'est-à-dire de l'écorce de tilleul). Selon Enlard, beaucoup de chapeaux sont teintés en noir au XIII° siècle.

Chapel : Couronne. Bandeau de tissu précieux couvert de perles, de fleurs ou de plumes de paon, pour les jours de fêtes, posé sur la tête ou sur une coiffe chez les hommes et les femmes à partir du XIIème siècle.

Chaperon ou cappron : Il s'agit d'un capuchon séparé de la chape et comportant une pèlerine dite "collet" ou "guleron". Cette pièce de vêtement naquit vers la fin du XII° siècle. Elle perdura jusque vers la moitié du XV° siècle sous diverses formes. Petite cape fermée en entonnoir avec une ouverture pour laisser passer le visage, servant  originellement à préserver de la pluie et du frimas et qui était facile à enlever.

chasuble-des-abbes-de-cluny-moyen-age-hotel-de-cluny-paris.jpgChasuble : Vêtement sacerdotal (casula). C'est l'habit fermé que les grecs utilisaient aussi et qui, aux origines de l'Eglise, peut être confondu avec une cape. La chasuble est originairement un vêtement complètement circulaire, percé d'un trou au centre pour passer la tête. Elle ne descendait pas au dessous de la cheville. Pour se servir de leurs bras, les porteurs de chasuble relevaient les deux côtés du vêtement au dessus de spoignets, ce qui formait de nombreux plis épais qui gênaient les mouvements. A partir du XI° siècle. on échancra donc les deux côtés et au lieu d'être ronde la chasuble devint ovale. D'un seul tenant, circulaire, elle représente l'unite de la foi. Au XV° siècle on l'échancra encore un peu et on la surchargera de passemanterie et d'orfroi. L'étoffe devint moins souple, formant des plis cassés épousant moins bien les formes du corps. Cette mode fut encore exagérée aux siècles suivants.

Chausses ou chauces, hueses : Vêtement destiné à couvrir les jambes aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Les chausses féminines étaient plus courtes et fixées sous le genou à l'aide d'une jarretière. Bas couvrant la jambe et le pied, appelé «chausses semelées» lorsque garnies de semelles de cuir.

Chaussure ou cause, cordoan, suière, soliers, huesels, houzeaux, estuvaux, galoches, cerboles : Souliers variés selon le siècle, parfois lacés ou attachés par une boucle, plus ou moins hauts. Souvent constitué d'une peau recouverte de tissus Au début du 14e siècle, la pointe des souliers commença à s'allonger.

Chemise ou kemise ou chainse : Tunique de dessous, à manches, fermée, faite de toile de lin ou de chanvre, voire de soie. Les chemises de toileschemise.jpg étaient désignées "chemises de cainsil". Celles des hommes étaient courtes, celles des femmes très longues et descendant jusqu'aux pieds, au XII° siècle. On les portait sous les vêtements de jour, et elles servaients de vêtement de nuit. Pendant les cérémonies précédant l'armement du chevalier, celui-ci mettait, au sortir du lit où il était couché nu, une chemise de lin blanche. Elles étaient (jusqu'au XIII°) à petits plis et bordées pour les deux sexes de ganses et fils d'or au col et aux manches qui restaient visibles sous les bliauts. Au XIV° siècle on les désigne sous le terme de "robes-linges", taillée dans les draps pour la nuit (XV°). Lorsqu'elles étaient doubles (pas de fourrure mais de drap) on les appelait des doubles ou doublez.

Cigloton : Tentures de brocart.           

Clavi : Bandes (?)        

Cloche : Grand manteau rond pour porter à cheval.  

Coiffe : Bonnet de toile, de lin ou de soie, juste à la tête que les hommes nobles ou riches bourgeois, portaient sous le chaperon et les gens d'arme sous le heaume. C'est une cale sans bride.

Coiffure à cornes : Coiffure constituée de deux lobes recouverts de la huve on réunis par la huve. Ce sont les coiffures féminines de la fin du XIV°coiffure-a-cornes.png siècle et du début du XV° siècle. On leur a souvent donné le nom de hennin, ce qui est une erreur.

Col ou collet, collet de cuir, coirier : En usage à partir du XIV° siècle, le col enveloppe le cou comme un tube, sous la nuque et se termine parfois à la hauteur du menton.

Coquille : Pan du capuchon.   

Cornette : Pointe terminant le sommet de la capuche du chaperon. Coiffe à deux pointes. 

Corset : (1) vêtement de dessous que les dames laçaient sous la robe pour maintenir la taille et la gorge. (2) vêtement très ample porté par les hommes et par les femmes, très serré à la taille. On confond souvent le corset avec le surcot ou le peliçon, car il se met lui aussi par dessus le pourpoint ou la cotte. Mais le surcot est plus ample que n'est le corset pour l'un et l'autre sexe. Par ailleurs le corset est garni de manches très larges et longues et très ajusté à la taille. Au XIII° siècle les femmes remplacent le bliaut par le corset, qui les met plus en valeur. Il y en de trois sortes: le corset de chambre, le corset de voyage et le corset à parer. Ils étaient faits de laine, de drap de soie ou de velours doublé de fourrure. Etant donné que le mot "robe" servait à tout vêtement long, on utilisait plus couramment celui de jupe ou jupon pour les corsets des femmes.

Cotardie : Il s'agit sans doute d'un surcot porté sans ceinture avec des manches larges de la fin du XIII° au XV° siècle.

Coton : Le coton est tout d'abord importé des Indes et d'Égypte, puis cultivé en Italie et en Espagne dès le XIIe siècle et exporté un peu partout en Europe. Il est utilisé à l'état de ouate pour les gambesons, les doublets ou certains chapeaux, et à l'état de fil pour le tissage. On ne trouve pas de tissu entièrement en coton avant le XVI° pour des raisons techniques, le coton n'est donc présent que sous la forme de métis. Ces métis seront extrêmement courant dès le milieu du XIV° pour les pièces de dessous des basses classes. Au XIII°, il vaut toutefois mieux le garder pour la cotte ou des doublures. 

Cotte ou cote, cotelle, cotelette, cotielle, keutisèle, hérigaut, cotte-hardie : Dès le XII° siècle, tunique à manches, commune aux deux sexes. De l'époque carolingienne au XVI° siècle elle subit de nombreuses modifications (et usages): elle est courte ou longue, à manches larges ou étroites, fendue sur les côtés ou par devant, avec ou sans ceinture. Pour les femmes: avec corsage serré ou lâche, traînante ou tombant à la hauteur des chevilles, ample ou étroite, ajustée à la taille et aux hanches, ou à plis avec ceinture. Pour les hommes, c'est le vêtement qui se directement sur la chemise , commune à toutes les classes sociales, et aussi appelée "chemise de dessus". Vers la fin du XIII° siècle, la cotte des hommes prends diverses formes: les unes, qui appartiennent aux habits de cérémonie, sont longues, descendent aux chevilles, tombent droit sans ceinture et sont portées avec le surcot ou le manteau. D'autres, plus courtes, de même sans ceinture, composent une partie importante du vêtement de ville des gentilshommes. On les porte avec le chaperon dont le camail, orné de longues barbelures, tombe jusqu'à la saignée. S'il fait froid le chaperon est remplacé par un corset, un surcot ou un peliçon de couleur sombre. La cotte hardie (XIII° siècle) est courte, sans plis, ajustée à la taille, sur la poitrine et les hanches, et est fermée par devant par des boutons. Les manches sont fermées du coude au poignet de façon très ajustée par de petits boutons. On porte sur cette cotte-hardie le même chaperon barbelé et une ceinture basse d'orfèvrerie à laquelle est suspendue une longue dague. ce vêtement est propre à monter à cheval, à la ville et en campagne au XIV° siècle. Ces cottes sont habituellement de couleur unie et claire. Les étoffes brochées ou tissées de diverses nuances n'aparaissent qu'à partir de 1360. Les femmes portaient elles aussi la cotte, généralement faites d'une étoffe assez raide formant des plis larges le long de la jupe, et ajustée à la poitrine. Peu à peu, la mode lui fit porter une robe de dessus, un corset travaillé et très décoré, décolleté et bordé de fourrure. les bourgeoises et les paysannes portaient la même cotte avec robe de dessus, mais celle-ci était simple voire bordée par le bas, agrémentée d'une escarcelle. Les cottes non doublées étaient appelées "cottes sengles". Les paysans portaient aussi la cotte (alors que chez les gentilhommes, à partir de 1430 elle devient la cottelle, sorte de pourpoint), c'était même le seul vêtement du vilain en dehors de la chemise et des chausses. Par dessus la cotte, ils portaient un capuchon à camail qui avait parfois une pente qui couvrait le dos. Les cottes étaient faites de laine ou d egros drap. Les gens d'armes portaient la cotte hardie par dessus l'armure (voir la partie "armes").

Coudière : Prolongement pendant d'une manche s'arrêtant au coude.          

Couleur : Les couleurs de vêtements sont : noir, rouge foncé, bleu et ocre. Pas de vert ni de jaune clair.  

Couronne : Cercle d'orfèvrerie que les nobles posaient sur leur tête. Avant le XVI° siècle, il n'y avait aucune distinction entre les couronnes des barons, comtes, marquis, ducs, rois et empereurs.

Coutil : Grosse étoffe de chanvre pour doublure et tenue de travail.           

Couvre-chef ou cueuvre-chief, queuvre-chief, couvre-chief : Coiffure de nuit ou de chambre qui devint au XIV° siècle, une coiffure d'apparat.

Crêpe :  Étoffe (en soie, en laine ou en coton) en usage dès l'époque romane. 

Cucule Vêtement de dessus de la plupart des ordres religieux: dalmatique sans manches (le colobe, plus tard nommé la cagoule). Le terme de "cucule" ne s'applique que lorsqu'il est porté par des moines; pour les laïque on parle de cape ou de goule.

Cuir : Il peut être de bœuf, de brebis, même de loup ou de cerf.      

d-3.jpgDabiky : Le dabiky était un tissu très léger fabriqué au XVe siècle dans les faubourgs de Damiette. On en faisait des turbans brodés dalmatique.jpget des robes.

Dalmatique : Originairement sans manche, consistant en un large T d'étoffe fendue par le milieu pour passer la tête et tombant jusqu'aux pieds devant et derrière (fendu sur les côtés, le dalmatique est avant tout une vêtement liturgique (pourpre avec broderie au bas pour les diacres), la largeur des manches signale le niveau hiérarchique. On le porte sur la cotte. La dalmatique était rare dans la noblesse au XIV° siècle et c'est exemple est notable. Cette époque est celle qui a vu le plus de diversité et de goût pour le luxe vestimentaire. Après les vêtement ajustés en vogue sous Charles V, la mode fut pour les habits d'une ampleur exagérée au point qu'on avait du mal à se mouvoir sous ces amas d'étoffe précieuse. La forme simplissime de la dalmatique allait à l'encontre du goût de l'époque. Les rois de France portaient parfois la dalmatique, surtout lors du cérémonial du sacre. Ci-dessus: Philippe le Bel. Le surcot est la dernière tradition de la dalmatique appliquée à la mode laïque.

Damas : Soie diapré ton sur ton. Le damas est un drap de soie à dessins soit de ramages, de figures ou d'animaux. Il s'agit d'un ton sur ton, dont le fond est façonné en taffetas d'un léger relief. Il se distingue par la différence seule du travail, de l'ornementation qui est satinée. Au moyen âge, la soie est importée à grands frais d'Egypte ou des magnaneries byzantines ou arabes de Sicile et d'Espagne.      

Déchiqueté : Bordure décorative en déchirures. 

Décolleté : Le décolleté, d'abord largement arrondi, devint triangulaire au cours du XV° siècle. A la fin du XV° siècle, le col carré plat devint à la mode sous l'influence de l'Italie. Le décolleté triangulaire pouvait atteindre la taille sur le devant et être bordé d'un tissu souvent noir, nommé tassel dont la présence permit de diminuer la profondeur du col et de le transformer en carré. Le touret de col dit aussi gorgias ou gorgerette était un tissu de gaze qui en recouvrait les bords.

Découpures : Festons décoratifs découpés sur le bord des vêtements. 

Demi-ceint : Ceinture portée par les femmes au 15ème siècle. Elle était constituée de deux chaînes de longueur différente.    

Deweteie : Tablier de grosse toile.      

Doublet : Gilet, piqué et ouaté protégeant du froid. Vêtement de dessous porté par dessus la chemise par les hommes comme les femmes du XII° au XV° siècle. Il était fabriqué avec une double toile de futaine ou de linon et de la longueur approximative d'une camisole. Il était appelé "doublet à vestir". Il se glisse entre la chemise et la cotte en hiver.

Drap : En toile, laine, lin ou soie. Troyes produit 50.000 pièces de draps de laine en 1276. Drap lourd de Flandre : rare et cher au Moyen Age. Drap affiné de Florence : rare et cher au Moyen Age.

e-3.jpgÉcarlate : Il s'agit ici, non de la couleur, mais, d'une étoffe de grand prix. Drap de laine de très grande qualité teinté avec la graine de kermès.  

Escafinon : Chausson  

Escarcelle ou escharcelle, escacel : Sacoche utilisée par les pèlerins et messagers, à laquelle on joignait souvent un couteau ou une dague.

Esclavine ou esclavie : Vêtement en forme de casaque emprunté aux orientaux et que les pèlerins ont adoptés à partir du XII° siècle. C'est uneesclavine.jpg espèce de manteau avec capuchon.

Escoffion : Sorte de coussin, couvert d'une résille enrichie de passementerie, de perles, de grains d'or ou de verre, que les femmes portaient sur leur coiffe. XV° siècle.             

Escoffle : Vêtement de peau qu'on endossait pour aller en chasse et dont la coupe ressemblait à celle de l'esclavine.

Estrain : Nom donné à la paille utilisée pour fabriquer des chapeaux au Moyen âge.

f-5.jpgFermail : Broche pour tenir le manteau          

Festonné : Bordure décorative en lobes.

Fibule : La fibule (du latin fibula signifiant attache) est une agrafe, généralement en métal, qui sert à fixer les extrémités d'un vêtement. Elle est généralement considérée comme l'ancêtre de l'épingle de sûreté. Les premières fibules apparaissent au Bronze final.        

Fond-de-cuve : Sorte de par-dessus que portaient les hommes et les femmes et qui était souvent doublé de fourrures. Il se confondait souvent avec la cotte-hardie.

Fourrure : Martre, taupe, loutre, castor, petit gris, toison de mouton, lapin, rat musqué, panthère, chevreau, mouton (basse qualité), renard, blaireau, loup, prédateur, zibeline (noble), vair (noble), hermine (noble). Le petit gris ou vair, l'hermine, l'astrakan et la martre-zibeline sont moins rares et moins chères à partir du XIV° siècle.           

Freiseau : Peigne-ornement pour la tête.

Froc : Vêtement de dessus des religieux (sens large), en particulier une robe longue et large que les bénédictins portaient l´hiver, sur lequel on pouvait endosser la cagoule ou le scapulaire. Souvent en laine, étamine ou camelin, assez grossière mais non lourde.

Fronteau : Le fronteau est un bandeau d'or ou de soie utilisé comme coiffe par les femmes au 14ème siècle et au début du 15ème. On l'appelait aussi chapel d'orfèvrerie.

Futaine : La futaine était un tissu très courant en France depuis le début du XIIIe siècle. Il s'agit d'un tissu de coton ou un mélange de coton et de chanvre ou de lin. Il était fabriqué à l'origine à Fustat, faubourg du Caire, ce qui explique son nom. Cette étoffe était utilisée pour fabriquer des vêtements de dessous ainsi que des doublures. Le nom de "bombazin" pouvait désigner un vêtement de dessous fait en futaine ou bien une futaine à deux envers.              

g-4.jpg

Galoches : Les galoches ou patins étaient des souliers munies d'une épaisse semelle en bois ou comportant des talons hauts et gambison-sur-maille.jpgfabriquées en velours ou cuir gravé et décoré. Habituellement, elles étaient portées sur des chaussures légères. Parfois articulées, elles pouvaient être maintenues par des lanières de cuir sur le dessus du pied. Ce type de chaussure fut porté au Moyen âge et au XVI° siècle.

Gamboison ou gambison : Le gamboison est une veste rembourrée d’étoupes ou de nombreuses couche de tissu.

Ganache ou garnache, canache : Robe d'homme de forme particulière qui se mettait par dessus le surcot, portée seulement à partir du XIV° siècle. La ganache possède des manches avec ouvertures très large sous les aisselles, sans collet mais dont le passage du cou est accompagné de deux pattes retroussées en haut de la poitrine.

Gant ou guant : Importation de Byzance, les gants étaient couramment portés par les hommes et les femmes dès le XII° siècle. Ils étaient en soie, en fourrure, en peau, en cuir, en toile et en laine. 

Garde-corps ou hargaus, hérigaut : Habit de dessus du type mantel de belle étoffe particulièrement affecté aux hommes, mais que les femmes portent en voyage. Le garde-corps est une robe longue, fendue par devant vers le bas, avec manches amples et longues qu'on pouvait ne pas passer et qui tombaient librement sur les deux côtés. On les portait avec le capuchon (en option).

Garde-coups : Voir Corset.

Garnache : La garnache est fendue devant et sur les côtés. C'est un manteau à collet. Le capuchon est en option.     

Garnement : Utilisé pour désigner les diverses parties d'un vêtement au XIII° et XIV° siècle.

Gibecière : Escarcelle d'une grande dimension portée par les voyageurs, et à laquelle n'est pas attaché le couteau. "Au moyen âge la gibecière était portée par les voyageurs, par les paysans, mais les nobles en campagne en suspendaient aussi à leur côté ; alors elles étaient richement ornées.".

Gipon : XIV° et XV° siècles. Veste à manches longues ou étroites = Pourpoint.    

Gonelle ou gonnèle, gonne : Habillement de dessus porté par les hommes et femmes, c'est une sorte de cape, sans manche, couvrant le cou et munie habituellement d´un capuchon, ouverte par devant. Les gens du peuple utilisaient souvent un carré d'étoffe froncé au cou, avec capuchon.

Gorgerette ou gorgière, touret du col : Fichu de femme, d'étoffe blanche, fine et  transparente en usage au XIV° siècle, attaché au couvre-chef et qui couvrait le cou, les épaules et pris sous l'encolure de la robe. Définit tout accessoire couvrant le cou et la gorge, fait de soie, de laine ou de fourrure. Il pouvait être plus ou moins décoré. On l'appelait aussi "gorgias". Il s'agissait dans ce cas d'une gaze qui couvrait le décolleté profond des robes.

Gris : Il s'agît du petit-gris, fourrure d'un écureuil au pelage d'hiver gris argenté.   

Guède : Teinture.

Guimpe : Voile de toile fine, de lin ou mousseline, qui couvrait une partie de la tête, le cou et les épaules des femmes au XIII° et XIV° siècle et qui fut conservé plus tard par les religieuses.

h-3.jpgHaut-de-chausse : Vêtement dérivé des braies, qui est en fait un caleçon plus ou moins ample ou collant, attaché au dessus des hanches et qui ne descend au plus qu'aux genoux.

Hennin avec voilette : Hennin avec un petite voile qui recouvre le visage complètement.hennin.jpg

Hennin : Coiffure en forme d'un cornet, recouvert d'un drap d'or, de velours, de satin, de perle et surmontée de joyaux. C'est un terme impropre pour désigner les hautes coiffures à corne. Ce mot n'était pas le nom de ces coiffures contrairement à ce que l'on pense habituellement.

Heuse ou house, housiau, huesel, oesse : Sorte de chaussure en cuir portée avec le vêtement militaire originellement et éventuellement adopté par les voyageurs et les piétons, et la noblesse pour la chasse au XIV° siècle. Hautes bottes imperméables en cuir souple rouge ou noir.    

Hoqueton ou auqueton : Vêtement plutôt militaire que civile, à manches courtes, assez amples, garni d'un capuchon, et dont la jupe, fendue par devant, par derrière et latéralement, à la hauteur de l'entrecuisse, descendait aux genoux.

houppelande-2.jpgHouppelande : Houppelande d'homme, houpplande de femme. Vêtement ample surtout ouvert par devant, possédant des manches très larges et habituellement décoré de broderie, de passementeries, doublé de fourrures et accompagné d'un chaperon. Il apparut vers 1350 et changea beaucoup par la suite. Ce vêtement était porté par tous de 1375 à 1425. C'était une large robe à grandes manches évasées avec parfois un col en forme d'entonnoir dit Carcaille. La houppelande féminine était longue et fermée sur le devant ; elle pouvait comporter une traîne.

Housse : La housse est un manteau pourvu de larges manches courtes, sortes de courtes ailes taillées en éventail retombant à la hauteur du coude. Il possède une jupe évasée et dont la longueur varie du genou au talon. Il est boutonné devant et fendu sur les côtés. Il possède un capuchon. 

Housseaux : Bottes.    

Huque : Mantel avec un capuchon. XIV° et XV° siècles. 

Huve : La huve est une coiffure en forme de cornette évasée en auvent. Elle était maintenue de chaque côté de la tête par de longues épingles. Les pans retombaient sur le cou. Elle fut portée plus particulièrement de la fin du XIV° siècle au début du XV° siècle. La huve précéda les cornes, les escoffions, les hennies et persista même après ces étranges coiffures.

j-3.jpgJacque : Pourpoint à manche, matelassé, ajusté et boutonné sur le devant (XIV° siècle).   

Jarretière : Utilisée pour tenir les bas-de-chausses et hauts-de-chausses, souvent en soie et serrée au dessus du genou, croisée sous le jarret et attachée au-dessus du genou.

Journade ou jornade : Casaque sans ceinture du XV° siècle portée par les hommes de tout rang, souvent utilisé pour la chevauchée et par les héraults.

k.jpgKermès : Les graines de kermès sont les oeufs d'un insecte, le kermès vermilio (parasite du chêne vert du bassin méditerranéen). Elles permettaient de fabriquer une teinture rouge extrêmement coûteuse. Au Moyen âge, sa nature animale n'est pas encore reconnue, on pense qu'il s'agit d'un produit d'origine végétale.



l-4.jpgLacet ou lacs, lasnières, couttouère : Cordon de fil ou de soie destiné à retenir certaines parties de vêtements en passant dans des œillets ou en s'attachant à des boutons au moyen d'une boucle.

LaineLa confection des draps de laine a été une industrie fleurissante dans l'Europe médiévale, particulièrement en Flandre dont la prospérité repose en grande partie sur le commerce de sa production de draps de laine de grande qualité. Mais ce qu'on appelait lainage était parfois constitué en partie de laine d'autres animaux que de celle du mouton, par exemple laine de chèvre, de vache, cochon, ... De surcroît, les ateliers réalisaient aussi des lainages avec du lin ou du chanvre comme chaîne et de la laine en trame car ces matières végétales possédaient des fibres naturellement plus longues. Plusieurs législations interdirent ou restreignèrent ces pratiques pour garantir des productions de bonne qualité (voir à ce propos Dominique Cardon, La draperie au Moyen Âge. p. 107--119.). S'il est quasiment impossible de nos jours de disposer d'autre chose que de pure laine de mouton -- du moins si on fait abstraction des matières synthétiques --, il faut être conscient qu'un tel matériau était d'un prix important au XIII° siècle. De même, la laine accessible au commun des mortels n'était pas encore suffisamment bien foulée pour que les draps où la trame est invisible soient monnaie courante, ce qui pourrait expliquer la grande profusion des draps en sergé qui sont par construction plus serrés que les toiles. Il faut attendre le XV° siècle pour voir diminuer la proportion des sergés, parallèlement à un perfectionnement dans les techniques de foulage. 

Letice : Fourrure blanche moins chère que l'hermine. Elle était cependant très utilisée dans les milieux aristocratiques.

Lin : Le lin est une des matière les plus courante pour la confection des habits au XIII° siècle. Il provient tant de productions locales que du commerce à l'échelle européenne. Entre autres, le cainsil est une toile de lin dans laquelle sont coupées chemises, braies, cales, draps de lit, fonds de bain, tentures et doublures.   

m-3.jpgMaheutre : Épaulette.  

Manteau ou mantel, mantelet : Vêtement ayant tenue une des places les plus importantes dans l'habillement tout au long du moyen-âge. Il varia selon les siècles.

Mantel : Voir manteau        

Maphorion : Sorte de cape à capuchon de couleur pourpre que porte la Vierge sur sa tunique bleue. 

Mollequin : mousseline de coton

Mysatin : Tissu.         

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 Opus anglicanum : Broderie d'origine anglaise très dense qui cachait entièrement le tissu qu'elle recouvrait.

Orfrois : Passementeries, franges et broderies d'or employées pour broder les vêtements.

OrtieLes tissus réalisés en ortie étaient prisés pour leurs solidités et les propriétés fongicides, insecticides et antibactériennes. Cependant, les orties européennes ne produisent pas de fibres suffisamment grandes pour que la production ait dépassé les réalisations locales. Il est très rare de trouver du tissu dans cette matière, on peut éventuellement obtenir de la ramie, variété d'ortie asiatique ; cette matière, comme le chanvre est à réserver pour des sous-vêtements de personnes de petite condition. 

Ostertin ou osterni : Soie teintée en violet. Au moyen âge, la soie est importée à grands frais d'Egypte ou des magnaneries byzantines ou arabes de Sicile et d'Espagne.        

p-4.jpgPailes : Étoffes brodées.

Paliot : Étoffe de soie brochée.         

Pantalon : Voir Braies.

Parement : Bordure faite de fourrure ou d'une riche étoffe placée sur le devant des vêtements de luxe à partir du XII° siècle. Le vêtement était doublé d'un tissu ou d'une fourrure plus ordinaire.            

Parti : Vêtement qui associe par moitié deux couleurs différentes.

Patins : Les patins ou les galoches étaient des souliers munies d'une épaisse semelle en bois ou comportant des talons hauts et fabriquées en velours ou cuir gravé et décoré. Habituellement, elles étaient portées sur des chaussures légères. Parfois articulées, elles pouvaient être maintenues par des lanières de cuir sur le dessus du pied. Ce type de chaussure fut porté au Moyen âge et au XVI° siècle.   

Peau : Agneau, agneau mort-né, âne, bœuf, bouc, bouquetin, brebis, cerf, chamois, chat domestique, chat sauvage, cheval, chèvre, chevreuil, écureuil, gazelle, génisse, hermine, grosse hermine, lapin, lièvre, loir, panthère, putois, renard, renardeau, veau marin, zibeline.

Pèlerine : Manteau d'hiver.     

Peliçon ou pelichon, pelyson, pelisson, pelice : Robe de dessus originellement faite de peau conservant le poil et servant à protéger du froid. Parfois court, doublé d'hermine, il est porté sans ceinture. Il est très utilisé du XII° au XV° siècle par les hommes et les femmes et change considérablement. Il était porté entre la chemise et la cotte.

Pelleterie : peaux et fourrures.

Pers : Couleur bleu-vert.         

Pigache : Avant le XIII° siècle. Soulier avec une longue pointe recourbée jusqu'en 1200.

Pluvial : Sorte de chape avec capuchon, mais cousu au lieu d'être attaché, donc il s'enfile comme une chasuble. 

Poulaine : XIV° et XV° siècles. Chaussure à longue pointe.poulaine-musee-d-art-et-d-histoire-saint-denisfrance.jpg

Pourfil : Il s'agit d'une bande de fourrure qui bordait les ourlets et les ouvertures des vêtements de luxe.            

Pourpoint ou pourpoinct : Vêtement d'homme, ajusté, couvant le haut du corps, du cou à la ceinture, lassé par devant ou par derrière. Au XV° siècle, le pourpoint remplacera le corset et la cotte.

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Résille ou crépine : C'est un filet qui couvrait les coiffes des dames pendant le XIII° siècle.

Robe à l'allemande : XV° siècle. Une robe nécessite 2 aunes de drap.

Robe déguisée : Définissait au XV° siècle les vêtements à la dernière mode et de conception hardie. Cette dénomination s'oppose à celle de "robe de commune" et à "ancienne guise". 

s-4.jpgSamit : Drap de soie serge. 

Satanin : Soie ressemblante au satin, donc brillantte.    

Sayon : Vêtement de pluie de paysan, cape à capuchon.      

Scapulaire : Vêtement de forme circulaire possédant une ouverture en son centre pour le passage de la tête et ne descendant pas plus bas que le dessous de l'épaule.

Sergé : type d'armure qui dessine des diagonales régulières sur le tissu ; il suffit de passer soit alternativement par-dessus un fil, puis par-dessous deux (ce qui donne le sergé 2/1), ou passer deux fils de chaînes à chaque fois (ce qui donne le sergé 2/2).

Sexi : Tissu fait d'un mélange de fil et de laine écrue.           

Siglaton : Soie fabriquée aux Cyclades. Au moyen âge, la soie est importée à grands frais d'Egypte ou des magnaneries byzantines ou arabes de Sicile et d'Espagne.         

Soie : La soie est très en vogue tout au long du Moyen âge chez les personnes aisées si on se fie aux textes. On dispose grâce à la littérature d'une grande quantité de termes désignant des variétés de soie, la plupart étant importées d'orient : Chypre (rare et cher au Moyen âge), Damas (diapré ton sur ton), Osterlin (teint en violet), Siglaton (fabriquée aux Cyclades), Bofu (Byzance), Baudequin (Bagdad). La fabrication de soie au XVI° siècle : Lyon 5000 ouvriers, Séville 30.000 ouvriers.        

Soulier : Peuvent être de Cordoue. On les porte dans les bottes ou à l'intérieur.     

Stanfort : Lainage anglais.      

suiere.jpgSuières : Chaussures    

Surcot : Le surcot ouvert était un costume du Moyen âge dont l'usage durera pendant près de deux siècles. Il se substitua au bliaud au XIII° siècle. Le corsage était fendu et largement échancré des hanches aux emmanchures, il laissait apercevoir la cotte, tandis que le devant formait une espèce de gilet recouvert d'hermine le plus souvent tout comme l'était la bordure des emmanchures. Vêtement de sortie, longue tunique sans manche de belle étoffe. Parfois simple jaquette, doublée quelquefois de fourrure. Il y a aussi des surcots simples à laver qu'on porte à table et qui servent de serviettes de table. Tunique passée sur l'armure, portant les armoiries. Il était destiné aux hommes comme aux femmes mais pour ces dernières le surcot comportait une jupe très longue avec une grande ampleur. Le surcot dit ouvert avait des emmanchures très échancrées.

Surcot ouvert ou paré Réservé aux femmes, il était ouvert sous les bras, de l'aisselle aux hanches et bordé d'hermine. tabard.jpg

t-3.jpgTabard : Vêtement court porté sur l'armure.   

Talc (Toile de) : XII° et XIII° siècles. Toile très fine.           

Tassel : Pièce de tissu, rectangulaire.  

Teinture : Voir Alun, Brésil, Guède.

templettes.jpgTemplette ou templière : Décoration utilisée au XV° siècle, faite en métal sur laquelle s'enroulaient les tresses de la chevelure placées au-dessus des oreilles. 

Tiretaine : Mélange métis de lin et de laine de qualité moyenne, aussi appelée futaine.

Toile : l'armure la plus simple ; le fil de trame passe successivement au-dessus, puis au-dessous des fils de chaîne.            

Toile blanche de Champagne, ou toile fine de Reims : Rare et chère au Moyen âge.          

Toque : Coiffure constituée d'un fond circulaire ou ovale et d'un rebord.

touret.gifTouret : Le touret utilisé du XIII° au XV° siècle, est constitué d'un voile qui recouvre le front.

Trame : il s'agit des fils transversaux d'un tissu, c'est-à-dire ceux qui sont dans le sens de la largeur.  

Treilix : Tissu cher aux couleurs vives (bleues, rouges ou vertes).

Tressoir : Le tressoir est une coiffe constituée d'une tresse d'or ou de soie ornée d'orfèvrerie.

Troussoire ou ceinture à trousserA la fin du XIV° siècle, cette agrafe permettait de relever la traîne des robes.

Truffe ou truffeauBourrelets de cheveux postiches qui constituaient les hautes coiffures de la fin du XIV° siècle et du XV° siècle.    

Tunique :                    

v-3.jpgVair : Le vair désignait la fourrure de l'écureuil du nord. Celui-ci pouvait être dit "menu vair" lorsque le dos de l'animal gris et son ventre blanc étaient employés successivement pour former un damier à deux couleurs. Le "gros vair" quant à lui, était d'une qualité inférieure. C'était une fourrure couramment utilisée durant tout le Moyen âge.

Velours : Les velours ou satins façonnés cramoisis pouvaient atteindre des prix considérables lorsqu'ils étaient colorés grâce au kermès. Cette teinture, la plus couteuse de toutes, était extraite des œufs d'un insecte originaire de la Méditerranée. 

Violet : Le violet n'avait pas cette connotation de tristesse et de pénitence qui sera réservé au Carême et à l'Avent. Le noir n'était pas non plus destiné à représenter le deuil mais seulement l'influence des modes mondaines. D'ailleurs, les vêtements noirs étaient souvent doublés de tissus aux couleurs vives.

Voile : Pièce d'étoffe recouvrant la guimpe.  

Volet : Courte pièce de tissu arrondie disposée en couvre-nuque à l'arrière du heaume.     

y-1.jpgYraigne : XII° et XIII° siècles. Toile très fine.

Ynde

Commentaires (1)

1. LENA 31/05/2011

TROP FORT !!!

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Date de dernière mise à jour : 15/09/2012

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