Le déroulement du tournoi.

Les principaux règlements des tournois consistaient à ne porter des coups de lance qu'au visage et entre les quatre membres, c'est-à-dire au plastron ; à ne plus frapper un chevalier dès qu'il avait ôté la visière de son casque, ou qu'il s'était déheaumé ; à ne pas se réunir plusieurs contre un seul dans certains combats, tels que celui qui était proprement appelé joute ; à ne point blesser le cheval de son adversaire ; à ne point frapper de la pointe, mais du tranchant de l'épée ; à ne point combattre hors de son rang.

Le jour du tournoi, une fois les dames installées sur l’estrade, le chevalier d’honneur viendra avec les juges, prêt à tournoyer, portant la lance à laquelle sera attaché le couvre-chef qu’une dame ou damoiselle lui aura confié.

Une heure avant d’entrer en lice, le seigneur appelant enverra ses trompettes sonner par la ville afin de rassembler les gens de sa compagnie. Le seigneur défendant fera de même.

Les chevaliers, superbement équipés, suivis de leurs écuyers, tous à cheval, entraient avec une contenance grave, au son des fanfares. Le signal donné, les rideaux des hours s'ouvraient devant les spectateurs. On commençait par la course de la lance, appelée proprement joute, et qui se faisait seul à seul. C'était une image du combat individuel sur le champ de bataille. « Lors s'entreloignent eux deux, et viennent de si grande alleure comme les chevaux peuvent aller, et s'entrefierent les plus grands coups qu'ils peuvent, et Persides rompt sa lance et Hector le fiert, si qu'il le porte par terre emmy le champ. Sire, dict Hector, je ne sai comment vous le ferez à la meslèe ; mais en joute, sai-je bien que vous en avez le prix. »

« Pendant que nous sommes à cheval, dit un des hérauts de Flores de Grèce, et que lances ne vous peuvent manquer, esprouvons-nous encore quelques coups, estant comme il m'est avis le plaisir de la course trop plus beau que le combat à l'épée. »

Les lances étaient ou très petites ou très grandes, suivant les conventions ou les circonstances. Dans les joutes faites aux noces de M. d'Alençon (lettre de Louis XII), les lances étaient petites, à cause des jeunes princes qui tenaient le pas.

Dans les autres combats qui suivaient la joute, les deux lignes opposées des chevaliers se mêlaient pour en venir aux mains, comme deux corps d'armée, d'où vint le nom demêlées : on combattait alors avec l'épée, la hache et la dague. Le nom de tournoi vient peut-être, dit La Curne de Sainte-Palaye, de ce que les champions se tournaient dans tous les sens, tandis que la course des lances se faisait en ligne droite.

 Les principaux règlements des tournois consistaient à ne porter des coups de lance qu'au visage et entre les quatre membres, c'est-à-dire au plastron ; à ne plus frapper un chevalier dès qu'il avait ôté la visière de son casque, ou qu'il s'était déheaumé ; à ne pas se réunir plusieurs contre un seul dans certains combats, tels que celui qui était proprement appelé joute ; à ne point blesser le cheval de son adversaire ; à ne point frapper de la pointe, mais du tranchant de l'épée ; à ne point combattre hors de son rang, etc. Malgré ces prohibitions introduites pour empêcher, autant que possible, l'effusion de sang, l'arène était presque toujours ensanglantée, et ne différait souvent en rien d'un champ de bataille. C'est ainsi qu'à Nuys, près de Cologne, en 1240, un tournoi coûta le vie à soixante chevaliers ou écuyers.

Les instruments des ménestrels, les cris des hérauts, célébraient chaque brillant coup de lance ou d'épée. Le vainqueur était nommé à plusieurs reprises (d'où l'on prétend, à tort ou à raison, que s'est formé en France le mot renommée) ; mais souvent on ne saluait les hauts faits d'armes que par ces mots : « Honneur aux fils des preux. »

Un champion choisi par les dames, et armé d'une longue pique ou d'une lance surmontée d'une coiffe ou d'un voile, abaissait sur les heaumes des chevaliers en danger pour avoir violé par inadvertance les lois du combat, ce signe de clémence et de sauvegarde. La dernière joute se nommait la lance des dames ; c'était celle où l'on cherchait à faire preuve de plus de valeur et d'adresse. Le prix du tournoi était décerné d'après le jugement des chevaliers préposés aux joutes, ou à l'unanimité des voix, ou bien encore, mais plus rarement, par un tribunal composé de dames et de demoiselles. Le vainqueur, après avoir remporté le prix, était conduit dans le palais, et désarmé par les dames, qui le revêtaient d'habits précieux ; il occupait ensuite au festin la place la plus honorable.

Gains et dettes.

Les combattants viennent aux tournois attirés par les prix qu'ils peuvent en retirer.

Le tournoi est en effet un moyen d'étendre ses richesses par ses gains de combats. Les gains peuvent être pécuniaires ou en natures (montures, armures…).

La présence de mercenaires nous suggère d’ailleurs que la recherche de prouesse n’était pas désintéressée. Les jouteurs étaient en effet côtés selon leur valeur, entretenus et pensionnés comme de véritables professionnels de l’exploit.

En fin de journée, ceux qui avaient gagnés remportèrent leurs gains et ceux qui avaient perdus « cherchèrent des cautions ou donnèrent des gages ».

 

 

Commentaires (4)

1. bebert (site web) 02/02/2013

Merci pour le site il est cool ça nous aide énormément pour l'exposé de français sur les tournois

2. kssou 07/01/2013

merci sa ma aider pour mo dm

3. Exposé?? 16/01/2012

Merci sa ma aidé pour mon éxposé c'est gentil :)

4. Bertil 08/02/2011

Merci bien cela m'a beaucoup aider lors de mon exposé

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