Origines du tournoi médiéval.

Pratique sociale très importante apparue au XI° siècle, sans doute en Anjou, le tournoi est diffusé dans l’ensemble de l’Occident mais plus particulièrement entre Loire et Meuse, et qui a constitué jusqu’à la fin du Moyen âge un mode de représentation fondamental de l’aristocratie, dont il a accompagné et formalisé l’évolution.

Des chroniques attribuent l’invention des tournois à un certain Geoffroy de Preuilly qui serait mort en 1066. Mais selon Du Cange, comme on lit dans Lambert d’Ardres que Raoul, comte de Guînes, venu en France pour fréquenter les tournois, reçut au cours de l’un d’eux un coup mortel et que ce personnage vivait antérieurement à Geoffroy de Preuilly, ce dernier n’est point l’inventeur des tournois, mais le premier à en fixer les règles et à en rendre la pratique plus courante.

L’originalité de l’époque féodale est de transformer les joutes anciennes en une sorte de bataille fictive comportant des règles, dotée souvent de prix, et surtout destinée à des participants montés et munis d’armes chevaleresques ; par conséquent il s’agit d’un loisir de classe, essentiellement destiné aux nobles.

Il est à noter que les Français sont plus adroits dans les tournois que les habitants des autres pays.

Initialement organisé comme un affrontement en rase campagne de deux groupes de guerriers à cheval armés de lances, identifiés par des armoiries et qui s’efforcent de capturer hommes et chevaux adverses pour les rançonner. Il est une forme de combat codifié, mais violent et dangereux qui atteint son apogée vers 1200 dans la France du Nord. Le mot même de « tournoi » apparaît en 1157 sous la plume d’Otton de Freising (évêque, historien, oncle de Barberousse ayant écrit des chroniques).

Cette pratique s’exprime à travers un texte qui provient de l’Histoire de Guillaume le Maréchal. Ce texte est la biographie du « meilleur chevalier au monde » (Duby), Guillaume le Maréchal (1146-1219), rédigée à la demande et par les finances de son fils, également nommé Guillaume, juste avant la mort du grand chevalier. Cette biographie fut rédigée par un trouvère nommé Jean, entre 1220 et 1226, en vers anglo-normands. Les informations proviennent surtout du fidèle écuyer du Maréchal, Jean de Erlay.

Guillaume le Maréchal, Comte de Pembroke et de Striguil était fils de Jean le Maréchal, sénéchal d’Angleterre. Exemple parfait du chevalier, il est responsable de l’éducation d’Henri le Jeune (1155 – 1183), roi d’Angleterre. Sa réputation de chevalier exemplaire lui vaut d’exercer, en 1216, la régence du royaume d’Angleterre pendant la minorité d’Henri III (1207 – 1272).

Il participe ensuite à la résistance face aux entreprises de Louis VIII de France, ce qui le fit passer pour le modèle du patriote anglais. Ainsi ce texte constitue le portrait idéal du chevalier loyal et courageux avec plus de deux mille cinq cents vers consacrés à seize rencontres mémorables, échelonnées de 1173 à 1183.

Que nous apprend l’Histoire de Guillaume le Maréchal à propos des tournois, et donc de l’idéologie et de la pratique chevaleresque au début du XIIIe siècle ?

Nous allons donc dans un premier temps définir ce qu’est un tournoi avant de voir quels en sont les modalités et le déroulement. Enfin nous aborderons les différents rôles qu’ont les tournois vis-à-vis des chevaliers et de la chevalerie en général. Notons qu’aidé par la biographie d’un chevalier, nous retrouveront des exemples où celui-ci s’est illustré, tout au long de l’explication.

Commentaires (2)

1. lool 15/02/2011

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2. Awaa Criminelle 05/01/2011

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