Le cheval médiéval

L e cheval au moyen âge nous est connu par l'intermédiaire des écrits (histoire) et par les résidus d'objets ou de pièces d'anatomie (archéologie)

le moyen âge est une longue période qui s'étend de la chute de l'empire Romain, aux Temps Modernes. On schématise, en général de 395 à 1453 ou 1492 (découverte des Amériques)

Au Moyen-Âge, les paysans était dans l’incapacité d’avoir un cheval pour labourer leur champs, car trop cher à l’époque, ils utilisaient les bœufs.

Il était obligé chaque année à produire pour leur seigneur une quantité énorme d’avoine pour nourrir le aras du château. On peux compter que pour 20 cavaliers, il y avait une centaine de chevaux.

            Pour les nobles, le cheval était une passion, même une folie car il était capable de payer une fortune (même se ruiner) pour avoir une belle bête, c’était un objet de considération et de convoitise.

On peut compter par mis les hommes d’affaires de l’époque le plus riches, les vendeurs de chevaux.

            Le nombre élevé de chevaux par cavalier s’explique par le fait que c’est un animal fragile sur le champs de bataille et qu’il peut être facilement blessé ou tuer, même à bout de force ou encore capturer par l’ennemi.

         

Au Moyen Âge, les chevaux sont répertoriés selon les services qu'ils peuvent rendre et non la race de ces derniers. Six variétés sont à usage particulier.

Aux temps lointains de la haute chevalerie, le cheptel chevalin était bien davantage répertorié selon les services pouvant être rendus par l’animal que suivant la race à proprement dite de ce dernier. De la sorte, au sein des écuries de la plupart des grands seigneurs vivant à cette époque, il n’était pas rare de discerner six variétés de chevaux à usage tout à fait particulier.

 

Le Destrier : cheval de tournoi

Puissant et robuste, souvent de basse stature, le destrier est avant tout l’image de marque du seigneur, le garant de son état de fortune. D’un prix extrêmement élevé, cette monture est en réalité très peu utilisée au cours des charges guerrières de la période médiévale. Plus cérémonieuse, sa tâche consiste davantage à soutenir la bravoure de son cavalier dans les tournois au sein desquels celui-ci est engagé.

Le Coursier : cheval de guerre et de chasse

Moins admirable mais tout aussi valeureux que le destrier, le coursier est également un cheval des plus remarquables. Plus léger, plus rapide et surtout moins onéreux, il lui est fréquemment préféré pour affronter la brutalité qui commande sur les champs de bataille. Tant de qualités sont pareillement appréciées lorsqu’il s’agit de courir sus au gibier durant les parties de chasse.

Le Roussin ou Roncin : cheval d’entraînement ou de basse condition

Le roussin ou roncin est une monture des plus communes. Cheval de piètre valeur, il est généralement utilisé pour l’entraînement des chevaliers. Certains d’entre eux, par trop désargentés, n’ont d’autres choix que de s’en servir usuellement à défaut de mieux. Les hommes de basse condition, qu’ils soient en armes ou qu’ils forment la suite des seigneurs les plus cossus, sont souvent pourvus de semblables animaux.

Le Sommier : cheval de corvées

Le sommier, quant à lui, est un cheval de trait ou de bât. Corvéable à merci, il est chargé d’assurer toutes les besognes qui permettent d’améliorer et de faciliter le rude quotidien des hommes qui l’emploient ou auxquels il appartient. Pour nombre de ces bêtes de somme, il n’est même pas question de chevaux mais plutôt d’ânes, de mules ou autres quelconques équidés.

 

Le Palefroi : cheval d’apparat

Le palefroi est une monture d’équitation et de parade. De grande valeur, il peut s’acheter tout aussi cher qu’un destrier. C’est un cheval apte à se déplacer à l’amble. Allure plus confortable pour le cavalier, elle est sensiblement aussi rapide que le trot. Toutefois, comme l’animal l’accomplit de façon naturelle, elle est bien moins fatigante pour lui et lui permet ainsi de parcourir de plus longues distances.

La Haquenée : cheval de dame

Cheval ou jument allant l’amble tout comme le palefroi, la haquenée complète et termine la horde. Douce et de taille moyenne, elle est très prisée des dames. Montée en amazone, elle est donc généralement dévolue à la femme et/ou aux filles de seigneur. Etant donné l’importance de son coût, elle ne garnit, le plus souvent, que les écuries des personnages les plus aisés du royaume.

On importait différentes races également selon l’usage, des chevaux robuste d’Allemagne, d’Angleterre ( Des haquenées ; cheval ou jument de taille moyenne, d’allure douce, ayant l’allure d’une girafe, que montaient les Dames.), et les plus prisés bien sur, les arabes d’Andalousie.

           Les chevaux devaient être trapus pour pouvoir transporter un chevalier avec ses 30 kilos d’armure et d’épées, aussi bien au pas qu’au galop. Surtout qu’avec le temps l’armure du chevalier va se renforcer et donc s’alourdir.

En 1214, on va commencer à barder de fer également la poitrine et les flancs des chevaux de bataille. Quoi qu’on équipait déjà leur sabot de ferrure à clous de puis le IVè siècle.

L'âge d'or du Moyen Age occidental fut le XIII° S.

L'archéologie nous a démontré, que les chevaux médiévaux étaient plutot petits, et le mythe du "grand cheval de bataille de 1m70 comparable aux Traits actuels" ne fait pas long feu face aux découvertes d'ossements d'équidés.

En majorité, les plus grands chevaux font 1m40, voire pour les plus gigantesques, 1m50. Cela correspond toutes proportions gardées à la taille des hommes de cette époque. A notre époque, la taille moyenne des individus est de 1m70 et la taille des chevaux de selle est souvent comprise entre 1m60 et 1m70...

Le destrier de combat, est donc un "cob", ce qui dans nos races actuelles correspond à un cheval rustique : Mérens, Fjord, Haflinger, Highland, Camargue, Islandais.

Des modèles plus fins existent, qui sont utilisés, pour les plus jolis, comme chevaux de parade, (palefrois, haquenées) et des modèles plus rustiques servent au voyage, au bât, à l'attelage.

LE MORS MEDIEVAL

Au début du moyen-âge, les Mérovingiens utilisent le mors celte traditionnel = mors de filet brisé. Les échanges commerciaux avec les pays méditerranéens sont courants et on voit aussi des mors grecs dans les tombes des dignitaires.

Vers le XII ° S, le mors médiéval est un mors de bride, souvent à palette, à jouets, avec des anneaux tournant autour du canon, aux branches longues. Les canons développent des passages de langue énormes : je ne sais pas combien ils pouvaient peser, mais ca ne devait pas faire du bien aux bouches des chevaux !

L'EPERON MEDIEVAL

A l'époque mérovingienne, l'éperon est composé d'une tige courte, au bout de laquelle il y a une boule surmontée d'une pique triangulaire. Ainsi, la pique, épaisse, peut piquer la chair, mais grâce à la boule, elle ne peut pas s'enfoncer.
Ils utilisaient aussi beaucoup les éperons "soudés" au talon de leurs bottines : comme les éperons étaient petits, légers, ils les cousaient dans le cuir derrière et sous la chaussure.

Au XII° S, l'éperon se développe en taille, en lourdeur, et en férocité (pointes acérées, molettes tranchantes) parallèlement au développement de la lourdeur de l'armure, de la taille des caparaçons, qui deviennent de plus en plus couvrants. L'apogée de la barbarie est atteinte au XVI° S, avec des éperons de plus de 30 cm de long et des molettes tranchantes comme des étoiles de ninja !

Ces découvertes archéologiques font froid dans le dos, mais les recherches historiques ne sont pas mal non plus :

Les édits se multiplient, pour interdire le port des éperons à l'église, en effet on ne comptait plus le nombre des blessures auto-infligées ou infligées à d'autres fidèles par des chevaliers agenouillés, dont les éperons reposaient pointe vers le ciel...
Les blessures par éperons étaient particulièrement meurtrières (gangrène, tétanos) car ces parties étaient en contact avec la terre.
Des chevaliers assiégés utilisèrent leurs éperons enterrés, pointes en haut, pour tendre un guet-apens à leurs ennemis, dont les chevaux se blessèrent les pieds en marchant dessus...
En dernier recours, des chevaliers désarmés pouvaient lacérer ou éborgner leur adversaire avec une bonne paire d'éperons...

Que trouvait on comme race de chevaux au moyen age. (ma source est un artcile qui vient des Royal Armouries de Leeds et un article de Histoire Médiévale, revue hélas défuncte)

On sait que Richard Coeur de Lion à fait importer des chevaux arabes, on ne sait pas bien ce qu'ils étaient: comme des PSA actuels? Comme des Akhal? Comme des Barbes? A mon avis ils devaient ressembler aux PSA, peut être en moins "affiné".

On sait qu'il existait déjà un genêt Espagnol celui-ci devait être très différent des Espagnols actuels (on le sait indirectement car des naisseurs de la Renaissance expliquent qu'ils ont modifié le type antérieur et Dom Duarte de Portugal fait allusion aux modifications des chevaux qui elles mêmes impliquauent des modifications dans les techniques équestres ou réciproquement d'ailleurs)

En pratique, chaque région devait avoir un
cheval "régional" correspondant aux attentes et besoins des cavaliers locaux.

Si on se réfère aux races actuelles, il faut éviter les trop grands chevaux le chiffre est arbitraire mais 1,70 m au garrot c'est déjà grand pour l'époque (prouvé par archéologie et enluminures ainsi que sculptures), par ailleurs le cheval doit être porteur.

Voici quelques races actuelles qui à mon avis peuvent être utilisées dans l'équitation médiévale sans trop dénoter. Il faut tout de même se souvenir qu'un cheval reste un cheval et que si on en a un on ne va pas en changer pour être plus correct!!!.

appaloosa: non trop léger et aspect trop typé
akhal téké:
oui surement si on fait du musulman ou de l'européen croisé riche mais léger pour l'armure
SB SF: si pas trop grand pourquoi pas
Trotteur: il faut galopper et ces chevaux ne le font pas toujours très bien c'est selon le cheval
Mérens: oui certainement
Frison: oui mais attention à la taille car le modèle évolue beaucoup
quarter: historiquement non mais pourquoi pas si le cavalier n'est pas trop lourd
paint horse: aspect non historique niveau robe sinon comme quarter
fjord: oui mais en viking
islandais: pareil
halflinger: oui pourquoi pas
connémara: oui
postier breton: oui
postier en général oui
ardennais: oui oui oui
percheron: plus maintenant trop lourd dans la plupart des cas
PSA: trop grand
Shire: beaucoup trop grand
Non exshaustif

Savoir qu'au MA le cheval de trait n'existe pas comme nous l'entendons, la
traction animale, elle est bovine, les attelages de chevaux pour le transport de personnes sont rares mais existent (cf le chevalier à la Charette de Chrétien de Troyes)

Commentaires (3)

1. denis saint leger (site web) 26/02/2011

concernant cet étrier du haut moyen age à l' insigne templière il s'agit d'un ètrier de postillon vous pouvez le voir sur mon sit

2. Saint Leger Denis 21/08/2010

Ayant pu acheter dans une brocante, un étrier comportant, le symbole des templiers en fer assez fatigué , monter sur ce qui a du étre un tissus, la couleur n'est plus visible .
L'étrier lui même est une sorte de demi sabot en bois cerclé de fer , ayant un anneau au dessus . Les dimentions sont : long 0.27 haut 0.18 largeur 0.15 le bois est encore en bon état pour l'age
je cherche des renseignemets et date

3. Elisa 16/05/2010

bon résumé du cheval au moyen âge dommage de ne pas avoir mis son équipement! Mais quand même bon travail ! Sa m'a beaucoup aidé

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