1959 : La Belle au bois dormant

La Belle au bois dormant est le 20e long-métrage d'animation et le 16e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1959, il est adapté du conte-homonyme de Charles Perrault (1697), révisé par les Frères Grimm (Dornröschen, 1812).

Synopsis

Dans un lointain pays, vivent le Roi Stéphane et sa femme qui rêvent d'avoir un enfant. Un jour enfin, leur rêve se réalise, et il leur naît une fille qu'ils prénomment « Aurore ». Ils organisent alors une fête à laquelle sont conviés tous les habitants du royaume. Hubert, roi d'une contrée voisine, se joint à l'assistance, et leur présente son jeune fils Philippe.

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Soudain, apparaissent trois marraines-fées venues chacune offrir un don à la petite princesse : Flora, à la robe rouge, la dote d'une beauté incomparable. Pâquerette, à la robe verte, la dote d'une voix mélodieuse. Quand Pimprenelle, à la robe bleue, s'apprête à formuler son don, un grand souffle de vent se fait entendre. Un éclair zèbre le centre de la salle du trône, et Maléfique, la terrifiante fée du Mal, fait son apparition, vite rejoint par son fidèle corbeau, Diablo. Rancunière de ne pas avoir été invitée à la fête, elle se venge de cet affront en jetant un mauvais sort à la petite princesse : en grandissant, elle deviendra gracieuse et belle, et aura pour elle l'amour et la dévotion de chacun. Mais, avant le jour de ses 16 ans, elle se piquera le doigt au fuseau d'un rouet, et en mourra. Pimprenelle modifie le sort en un sommeil de cent ans auquel seul le baiser d'un prince pourra mettre un terme...

Fin des révélations.

Fiche technique 

  • Titre original : Sleeping Beauty
  • Titre français : La Belle au bois dormant
  • Réalisation : Clyde Geronimi, assisté de Les Clark, Eric Larson et Wolfgang Reitherman
  • Scénario : Erdman Penner, assisté de Joe Rinaldi, Winston Hibler, Bill Peet, Ted Sears, Ralph Wright et Milt Banta d'après Charles Perrault
  • Conception graphique :
    • Direction artistique : Don Da Gradi et Ken Anderson
    • Couleur et Stylisme : Eyvind Earle
    • Conception des personnages : Tom Oreb
    • Cadrage (Layout) : McLaren Stewart, Tom Codrick, Don Griffith, Erni Nordli, Basil Davidovitch, Victor Haboush, Joe Hale, Homer Jonas, Jack Huber et Ray Aragon
    • Décors : Frank Armitage, Thelma Witmer, Al Dempster, Walt Peregoy, Bill Layne, Ralph Hulett, Dick Anthony, Fil Mottola, Richard H. ThomasAnthony Rizzo et
  • Animation :
    • Supervision : Milt Kahl, Frank Thomas, Ollie Johnston, Marc Davis et John Lounsbery
    • Animation des personnages : Hal King, Hal Ambro, Don Lusk, Blaine Gibson, John Sibley, Bob Carlson, Ken Hultgren, Harvey Toombs, Fred Kopietz, George Nicholas, Bob Youngquist, Eric Cleworth, Henry Tanous, John Kennedy et Ken O'Brien
    • Effets spéciaux : Dan McManus, Joshua Meador, Jack Boyd et Jack Buckley
  • Procédé technique : Ub Iwerks et Eustace Lycett
  • Son : Robert O. Cook (supervision)
  • Montage : Donald Halliday et Roy M. Brewer Jr. (film), Evelyn Kennedy (musique)
  • Musique :
    • Compositeur : George Bruns d'après le ballet de Piotr Ilitch Tchaïkovski, La Belle au bois dormant
  • Chansons : Erdman Penner, Sammy Fain, Winston Hibler, Tom Adair, Ted Sears, Jack Lawrence et George Bruns
    • Arrangements vocaux : John Rarig
  • Producteur délégué : Ken Peterson
  • Production : Walt Disney Pictures
  • Distribution : Buena Vista Pictures Distribution
  • Budget : + de 6 millions US$
  • Format : Couleurs - 2,35:1 (Super Technirama 70[1]) - Stéréo
  • Durée   : 75 minutes
  • Dates de sortie : États-Unis États-Unis : 29 janvier 1959 ; France France : 16 décembre 1959

Distribution

 

 

Voix originales

  • Mary Costa : Princess Aurora/Briar Rose (Princesse Aurore/Rose)
  • Bill Shirley : Prince Phillip
  • Eleanor Audley : Maleficent (Maléfique)
  • Verna Felton : Flora
  • Barbara Jo Allen : Fauna (Pâquerette)
  • Barbara Luddy : Merryweather (Pimprenelle)
  • Taylor Holmes : King Stefan (Roi Stéphane)
  • Bill Thompson : King Hubert (Roi Hubert)
  • Bill Amsbery : Maleficent's goon (Sbire de Maléfique)
  • Candy Candido : Maleficent's goon (Sbire de Maléfique)
  • Pinto Colvig : Maleficent's goon (Sbire de Maléfique)
  • Dal McKennon : Owl (Hibou)
  • Marvin Miller : Narrator (Narrateur)
  • Thurl Ravenscroft : Singer (Chanteur)

Voix françaises

1er doublage (1959)

  • Irène Valois : Princesse Aurore/Églantine
  • Huguette Boulangeot : Princesse Aurore/Églantine (chant)
  • Jeanne Dorival : Maléfique
  • Henriette Marion : Flora
  • Jacqueline Ferrière : Pâquerette
  • Colette Adam : Pimprenelle
  • Raymond Rognoni : Le Roi Stéphane
  • Jacques Berlioz : Le Roi Hubert

2nd doublage (1981)

  • Jeanine Forney : Princesse Aurore/Rose
  • Guy Chapellier : Prince Philippe
  • Sylvie Moreau : Maléfique
  • Paule Emanuele : Flora
  • Marie-Christine Darah : Pâquerette
  • Janine Freson : Pimprenelle
  • René Bériard : Le Roi Stéphane
  • Roger Carel : Le Roi Hubert
  • Hubert Noël : Narrateur

Chansons du film

  • J'en ai rêvé ou C'était vous (Once Upon a Dream) (Générique de début) - Chœurs
  • Douce Aurore ou Vive la Princesse Aurore (Hail to the Princess Aurora) - Chœurs
  • Les Dons des fées ou À toi la beauté (The Gifts of Beauty and Song) - Chœurs
  • Je voudrais ou Le Monde (I Wonder) - Aurore
  • J'en ai rêvé ou C'était vous (Once Upon a Dream) (reprise) - Aurore, Philippe et Chœurs
  • Trinquons à ce soir ou Trinque (Skumps) - Stéphane et Hubert
  • (Sleeping Beauty) - Chœurs
  • J'en ai rêvé ou C'était vous (Once Upon a Dream) (reprise) - Chœurs

Récompenses et nominations

  • 1959 - Nomination au Grammy Award de la Meilleure bande originale Cinéma ou Télévision
  • 1960 - Nomination à l'Oscar de la Meilleure musique pour un film musical
  • 1980 - Nomination aux Young Artist Award pour le Best Musical Entertainment Featuring Youth - TV or Motion Picture

 

Analyse du film

Production et aspect graphique

C'est le premier (et l'un des rares) long-métrage Disney à être réalisé au format 2,35:1 (Super Technirama 70), comme Taram et le Chaudron magique (1985).

Ce film est le premier à tester le procédé de transfert des crayonnés sur cellulo inventé par Xerox[2]. Ce procédé a ensuite été utilisé pour la totalité du court métrage Goliath II (1960) et a été très utile pour Les 101 Dalmatiens (1961). La production du film a nécessité plus de 6 millions de $ en 1959, ce qui pour Dave Smith en fait « l'un des films de Disney les plus coûteux et extravagant »[1]. Le film n'a pas eu un énorme succès initial comme Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) mais au travers de ses nombreuses ressorties, il reste l'un des classiques de Disney[1].

L'utilisation de la caméra multiplane donne au film une impression de relief et une grande profondeur de champ.

Le style artistique du film est basé sur les enluminures des Très Riches Heures du duc de Berry mais a été surtout inspiré par les travaux préparatoires d'Eyvind Earle, aussi connu pour ses cartes postales de noël et ses peintures[1]. Le personnage d'Aurore quant à lui, s'inspire de la comédienne Audrey Hepburn.

Les arrière-plans complexes et détaillés du film, la plupart d'entre eux peints par Frank Armitage et Eyvind Earle, ont pris en moyenne sept à dix fois plus de temps qu'un décor traditionnel, qui prend environ une journée à réaliser. À l'opposé des autres films où les arrière-plans s'adaptent aux personnages, dans La Belle au bois dormant, ce fut le contraire.

Musique

La musique de la chanson J'en ai rêvé (C'était vous dans la première VF) ainsi que la plupart des thèmes instrumentaux du film sont tirés du ballet La Belle au bois dormant de Piotr Ilitch Tchaïkovski dont un tiers a été conservé et transformé pour la musique du film.

La partition musicale du film a été interprétée par le Berlin Symphony Orchestra, et enregistrée en stéréophonie, en 1957. De fait, c'est en Allemagne de l'Ouest que se trouvaient alors les meilleurs équipements d'enregistrement stéréophonique.

Correspondance entre le ballet et son adaptation

L'adaptation musicale réalisée par George Bruns pour ce film d'animation possède plusieurs éléments de correspondance avec le ballet de Piotr Ilitch Tchaïkovski La Belle au bois dormant. Voici les points de correspondances principaux organisés selon le livret du ballet et les scènes du film associées :

  • Prologue
    • Ouverture, andantino (thème de la fée des Lilas) : Début du film (ouverture du livre de contes) et scène de la vision, dans le cachot du prince.
    • N° 1, marche : Chœur du baptême.
    • Variation N°3, de la fée "Candide" : Retour de la princesse au palais, à ses seize ans.
    • Variation N°4, de la fée "Canari qui chante" : Arrivée des trois fées au baptême.
    • N°4, finale : Sortie du cachot, combat contre les sbires de Maléfique, et la fête chez Maléfique après la capture du prince.
  • Acte I
    • Scène 5, colère du roi (mesure 153) : Le prince dans la forêt d'épines.
    • Moderato con moto : Arrivée de la princesse dans sa chambre, au palais.
    • N° 6, valse, thème principal : Chanson "C'était vous" (1re VF) ou "J'en ai rêvé" (2de VF); la fin du thème a été remaniée ; il sert de leitmotiv pour évoquer l'amour d'Aurore et de Philippe. Thème secondaire mesure 144 : chanson "Le Monde" (1re VF) et "Je voudrais" (2de VF).
    • Danse des demoiselles d'honneur et des pages : Préparation manuelle du gâteau et de la robe.
    • Coda de la danse d'Aurore : Thème choral des dons des fées ; c'est l'un des seuls thèmes à avoir été profondément remanié, notamment par un grand ralentissement du tempo.
    • N° 9, finale : Les allées et venues des fées entre le château et la chaumière.
      • Mesure 60 : Thème glissé dans la fin du combat contre le dragon : ce thème sera glissé dans l'apparition de madame Mim sous forme de dragon dans "Merlin l'Enchanteur", dont George Bruns a également composé la musique.
      • Mesure 69 : Scène des rouets brûlés.
      • Allegro vivo : Le combat contre le dragon.
  • Acte II
    • Premier tableau : Une paraphrase en a été tirée pour illustrer la chevauchée de Philippe avant et après sa dispute avec le roi Hubert.
    • Entr'acte symphonique et scène, andante misterioso : Les trois fées arrivent chez Maléfique.
  • Acte III
    • Mesure 111 : La fuite du prince de son cachot, poursuite du corbeau par Pimprenelle.
    • Variation II, la "fée d'argent" : Thème des fées préparant la robe et le gâteau par magie. Le film utilise des variations successives du thème, après son exposition, et le thème sert aussi de leitmotiv pour évoquer les fées.
    • N° 24 : Pas de caractère, le Chat botté et la Chatte blanche : Thème de Maléfique, qui est utilisé comme leitmotiv tout au long du film. On notera que ce thème n'a rien à voir avec celui de la fée Carabosse, dans le ballet.
    • N° 25 : Pas de quatre : les vocalises d'Aurore dans la forêt. La voix originale de Mary Costa a été conservée dans les deux doublages français.
    • Apothéose : Descente de l'escalier royal par Aurore et Philippe.

Le saviez-vous ?

  • Aurore est, après Dumbo qui ne parle pas du tout, le personnage principal qui parle le moins dans un « Classique Disney »[3].
  • Barbara Luddy, qui incarne la voix de Pimprenelle dans la version originale du film, a également doublé Lady dans La Belle et le ClochardRobin des Bois (1973) et Grand-Gourou dans Les Aventures de Winnie l'ourson (1977). (1955), Mère Lapin dans
  • Eleanor Audley, qui incarne la voix de Maléfique dans la version originale du film, a également doublé la Marâtre dans Cendrillon et Madame Leota (la femme dans la boule de cristal) dans le Manoir Hanté des parcs Disneyland.
  • Les studios Disney n'ont plus trace de la comédienne ayant prêté sa voix à la Reine, la mère d'Aurore, dans la version originale du film. Ce personnage n'a d'ailleurs pas de nom précis. Cependant dans l'adaptation en livre-disque du film, narrée par Michèle Morgan, elle est appelée « Béatrice ».
  • Sylvie Moreau, qui prête sa voix à Maléfique dans la seconde version française du film, sera également la voix de Rita dans la version française d'Oliver et Compagnie (1988).
  • Un lanceur de flamme a été employé pour créer l'effet du souffle de feu du dragon pour la scène d'affrontement finale, extrait de films de formation fournis par l'armée des États-Unis.
  • Les biscuits que les trois fées mangent lors du thé au début du film sont en forme de tête de Mickey Mouse.
  • « Rose » est le pseudonyme donné à Aurore pour la cacher à Maléfique, mais c'est aussi son nom dans la version allemande de l'histoire. En revanche, dans la première version française du film, elle se nomme « Églantine », ce qui correspond à la traduction exacte de « Briar Rose » ; quant aux trois fées, dans les éditions contemporaines des livres Hachette et les livres-disques Disneyland, elles sont appelées « Jouvence », « Sapience » et « Bénévole ». Les noms de « Flora », « Pâquerette » et « Pimprenelle » ont en revanche été donnés dès la première version française du film.[4] Les noms Flore, Faunette, Jolitemps (traductions littérales de l'anglais Flora, Fauna et Merryweather) ont également été utilisés dans l'édition de L'Enclyclopédie par le timbre (1958).
  • Avant que le soleil ne soit couché, le Roi Stéphane dit dans la version française du film : « Comme sœur Anne, je ne vois rien, Hubert. ». Le film étant en partie inspiré de la version de Charles Perrault, ceci est un clin d'œil à La Barbe bleue, un autre conte du courtisan de Louis XIV.
  • Quand Philippe voit Aurore pour la première fois alors qu'ils sont enfants, ce dernier est blond alors qu'il est brun une fois devenu adulte (ce qui n'est pas forcément une erreur des dessinateurs).

Adaptations 

  • Aurore fait partie des « Disney Princesses », une classification controversée puis qu'elle ne regroupe que huit personnages des dessins animés Disney.

Littérature et cinéma

  • Maléfique, équipée de sa canne magique et assistée de son corbeau, a servi de modèle pour Jafar, muni de sa baguette-serpent et secondé par son perroquet, dans Aladdin (1992).
  • Dans Harry Potter et la Coupe de feu la robe d'Hermione, qui passe du bleu, dans le roman, au rose dans le film à suscité beaucoup de réactions des fans de La Belle au bois dormant, à cause du changement de couleurs de la robe d'Aurore du rose au bleu dans la scène finale.
  • Le roman de Dan Brown Da Vinci Code fait référence au film comme allégorie de la recherche du Saint Graal.

La Belle au bois dormant dans les parcs Disney

  • La Belle au bois dormant a été conçue tandis que Walt Disney construisait Disneyland à Anaheim (Californie). Pour aider à promouvoir le film, les concepteurs ont déclaré le château qui trônait au centre du parc celui d'Aurore (c'était à l'origine celui de Blanche-Neige). Plusieurs années après, une galerie intérieure fut ajoutée, où les invités pouvaient voir des diaporamas du film. Elle fût fermée peu après le 11 septembre 2001, au prétexte que les couloirs sombres et non contrôlés étaient un risque. Actuellement, l'ancienne attraction est employée comme espace supplémentaire pour stocker les nouveaux feux d'artifice que Disneyland offre pour son 50e anniversaire. En conséquence, il ne reste rien de la galerie originale.
  • Disneyland Paris possède depuis son ouverture en 1992 sa propre version du château de La Belle au bois dormant. Au premier étage de celui-ci, les visiteurs peuvent admirer une galerie qui retrace l'histoire du film grâce à des vitraux, des tapisseries et des sculptures. Sous le château, il est également possible de visiter la grotte du dragon, représenté par un animatronique.
  • Dans celui de Hong Kong Disneyland, qui a ouvert ses portes en 2005, le château ressemble plus à celui de Disneyland-Anaheim qu'à celui de Disneyland Paris.
  • La princesse Aurore, ainsi que le prince Philippe et Maléfique font de régulières apparitions dans tous les parcs et les parades.

En jeux vidéo

  • L'héroïne du film est une des sept Princesses of Heart dans le premier opus du jeu vidéo Kingdom Hearts et Maléfique est une méchante dans le même jeu et ses deux suites. Flora, Pâquerette et Pimprenelle, elles, apparaissent dans Kingdom Hearts II où elles donnent de nouveaux habits à Sora.
  • Le scénario du jeu vidéo Star Fox Adventures contient une référence très nette à l'histoire de La Belle au bois dormant : en effet, au début de l'histoire, après qu'elle eut libéré le premier Esprit Krazoa, Krystal se retrouve enfermée dans un diamant magique la contraignant à dormir pendant huit ans (sans doute parce que huit s'écrit avec quatre lettres comme cent et finit aussi par un t). Lorsque huit ans plus tard Fox découvre Krystal endormie à l'intérieur du diamant magique, il s'exclame « Wow... She's beautiful ! » et tombe amoureux d'elle, tout comme le Prince charmant s'éprend de la beauté de la princesse endormie.

En bandes dessinées

Outre les adaptations en bandes dessinées, dès 1959 par Al Hubbard, la Belle au Bois Dormant apparaît souvent depuis le milieu des années 2000Italie où la série s'appelle Principesse. dans les magazines pour petites filles de la série "Princess". Les histoires sont produites en

 

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