La variole au Moyen âge.

C'est quoi la variole ?

La variole est un pox-virus qui se transmet d'homme à homme par voie respiratoire. La durée d'incubation est de 10 jours à deux semaines. Premiers symptômes : une fièvre élevée, accompagnées de maux de tête et de nausées, suivis quelques jours plus tard d'une éruption cutanée caractéristique : les petites plaques rouges se transforment rapidement en vésicules, qui vont finir par sécher pour former une croûte. Elle entraîne la mort dans 20 % à 40 % des cas. Les malades qui s'en sortent sont ensuite immunisés à vie contre cette malade. En revanche, ils gardent souvent un visage fortement marqué par les cicatrices de ces pustules.

L'agent responsable de la variole est strictement inféodé à l'homme : il n'existe pas de réservoir animal.

Repères historiques.

Connue dans la Chine ancienne où elle aurait été introduite en l'an 49 de notre ère, il est le plus souvent admis que la variole fut introduite en Europe par les invasions arabes, suite à l'épidémie de la Mecque en 572. Cependant plusieurs savants ont aussi voulu voir la variole derrière l'épidémie qui frappa l'Empire romain durant le règne de Marc Aurèle en 165 de notre ère, elle dura pendant 15 ans consécutifs, enlevant un tiers de la population italienne. Elle est fréquemment nommée peste antonine.

Au Moyen Âge, la variole se répandit largement dans tous les pays du monde entier, dont presque 10% des peuples moururent de cette épidémie.

La variole, d'abord, appelée alors petite vérole, arrive en France au VIe siècle. Pendant la guerre de Cent Ans, elle frappe durement à Paris les enfants en l'année 1445. La dysenterie accompagne souvent la famine. Saint Louis en meurt à Carthage en 1270.

La variole se répand en méditerranée au XIIe siècle.

Dès le XIe siècle, les Turcs "vaccinaient" contre la variole. Comme chacun sait, un vaccin est une forme inoffenave de l’agent d’une maladie virale ou microbienne. En pratique, II peut s’agir du virus même d’une maladie, mals tué ou atténué que l’on injecte à une personne en bonne santé. Le système immunitaire de l’individu apprend ainsi à reconnaître d’avance l’ennemi et se
trouve mieux préparé à repousser une véritable attaque. En fait, la vaccination s’effectue souvent naturellement car l’organisme repousse victorieusement certains virus ou microbe et L’individu se trouve immunisé ou vacciné.

Ainsi, avant la vaccination il y eut la variolisation. L’opération consistait à inoculer à un individu sain un prélèvement de pustule d’un malade de la variole. Tout à fait empirique. Cette méthode ancestrale de vaccination était très dangereuse. Mais elle réussissait assez souvent pour être régulièrement employée en Europe, au Moyen âge.

En dehors du domaine diagnostique, les couleurs ont été utilisées dans les protocoles thérapeutiques, à titre curatif, quand la pharmacopée restait impuissante. C’est ainsi que les médecins du Moyen Age utilisaient la couleur rouge dans le traitement de la variole, de la scarlatine, de la rougeole ou de la varicelle. Les chambres étaient drapées de rouge. Ces procédés étaient utilisés dans des contrées aussi éloignées que le Caucase, la Roumanie, le Tonkin, la Chine.

Le Docteur Julius Petersen de Copenhague utilisait au Moyen Age des couvertures rouges pour le traitement de la variole. Le Docteur Gallavardin, de Lyon, traitait cette même affection par la suppression de la lumière solaire.

Sans aller jusqu’à, selon l’adage populaire, "soigner le mal par le mal" en traitant par le rouge les affections éruptives, ni avoir prouvé le pouvoir curateur de telles pratiques, seule la vaccination ayant réussi à éradiquer ces maladies, on peut quand même retenir la photophobie de ces patients et l’amélioration de leur vie ou de fin de vie par leur confinement en chambre sombre, ou en ambiance colorée rouge, dont la perception est proche de la vision nocturne.

Rhazes (865-925)

Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi, connu aussi comme Razi (persan: رازی ) ou Al-Razi, ou Ar-Razi, ou Ibn Zakaria (Zakariya) ou (en latin) comme Rhazes et Rasis, (865-925) fut un scientifique pluridisciplinaire perse qui a énormément contribué dans les domaines de la médecine, l'alchimie et la philosophie. Alchimiste devenu médecin, il aurait isolé l'acide sulfurique et l'éthanol dont il initia l'utilisation médicale. Dans son encyclopédie médicale le Kitab Al-Hawi ( Continens : nom latin), il cite des auteurs grecs et hindous. Dans le volume 17, il traite la variole, la rougeole et les plaies de la gorge.

Rhazès a aussi écrit Al-Jadri Va Al-Hawi, ce livre traite de la variole et de la rougeole. Sa description de la variole y est très minutieuse : il y détaille les différentes phases éruptives de la variole. Cette description est un modèle. En effet, depuis, rien n'a été ajouté sur les symptômes de la variole. Il fut considéré par certains comme étant le père de la médecine expérimentale. Il nous a laissé quelques 230 œuvres traitant différents domaines.

 



Commentaires (2)

1. Sad (site web) 12/05/2012

Bien,mais vous auriez du mettre les consequence et les manieres de soigner... ;-) J'adore ton texte..Merci beaucoup :)

2. sid 22/04/2010

c'est tres bon

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