Les soins dentaires au Moyen âge

1. les Arabes
Rhazés est le I° médecin arabe qui se soit occupé des dents. Il conseille le nettoyage de la denture après chaque repas à l'aide d'un bâtonnet et de poudre dentifrice. On lui doit la formule d'un mastic pour obturer les cavités, à base de résine.
Avicenne (980-1037), quant à lui, connaît la trépanation de la couronne pour donner issue aux humeurs provenant d'une inflammation pulpaire.
Le livre le plus important de cette époque est le " Serviteur " d'Abulcasis (mort en 1013) qui fut classique en Europe pendant plus de 400 ans. Il traite des détartrages, de la cautérisation des dents et des gencives ramollies. Abulcasis est partisan de l'extraction dans le cas où le traitement conservateur échoue et il est le premier à décrire l'intervention. Après l'extraction, il préconise un gargarisme avec du vitriol ou du vinaigre. Si il y a une hémorragie, il met, sur la plaie, du vitriol en poudre (sulfate de Cuivre)
Les dents remplaçantes sont en os de bœuf taillés reliés par des fils d'or ou d'argent.
Les arabes vont traduire de nombreux textes scientifiques d'origine grecque, ce qui va permettre au monde occidental d'en prendre connaissance.
Les médecins arabes sont des gens importants mais ils manquent de connaissances en anatomie puisque les Arabes ne pratiquent pas la dissection.

2. chrétiens occidentaux
Au XIII° siècle et au XIV° siècle apparaissent les arracheurs de dents qui seront poursuivis. Ils ont des chars décorés, des tambours, des tuniques étincelantes, des chapeaux à plumes, des trompettes, des animaux, des noms italiens...ils font de grands et beaux discours, de grandes mises en scène. Beaucoup étaient, toutefois, des opérateurs valables.
En fait, il n'y aura pas de grandes découvertes médicales au Moyen-âge. C'est surtout une période faisant appel aux croyances populaires ou religieuses ainsi qu'à la sorcellerie.
Par contre, c'est au Moyen-âge que l'enseignement médical universitaire va être reconnu légalement.
Le monde romano-chrétien fait de la médecine une science mais elle devint vite le monopole de l'église. Les moines cultivent des simples, recopient des vieux textes, créent des hospices. Ce sont les moines de l'ordre de St Benoît, qui commencent à pratiquer la chirurgie.
La médecine se développe avec les croisades mais les moines manquent de connaissances et de moyens. A la suite d'abus, au XII°, plusieurs conciles interdisent au clergé de pratiquer la médecine. Les premières universités européennes sont alors crées. Mais jusqu'en 1794, la chirurgie restera différenciée de la médecine.

Il va y avoir 3 corporations :

o les Docteurs de la faculté de médecine, formés à l'Université de médecine. Ils dépendent à vie de l'Université. Ils passent 2 ans ½ à la fac puis font 6 mois de pratique. Ils passent ensuite un examen de 4 h puis soutiennent 4 thèses de 2 jours en 2 jours, dont ils connaissent le sujet la veille. 8 jours après, l'élève planche sur 2 sujets tirés au sort. La licence est passée 8 jours après. Puis 3 jours d'examen sont nécessaires pour le obtenir le doctorat. Leur insigne est formé d'un bonnet de drap noir à houppe cramoisie, d'une bague en or, d'une ceinture dorée, et du livre d'Hippocrate.

o Les Chirurgiens de St Côme et St Damien. En 1260, le futur st Louis met les chirurgiens dans une corporation qu'il réglemente : celle des Barbiers-Chirurgiens, spécialisée dans la chirurgie, les saignées et.... la coiffure. En 1268, une division se crée : d'un côté nous aurons les Barbiers, de l'autre les Chirurgiens de St Côme et St Damien. Ces Chirurgiens se rapprochent des médecins et abandonnent aux Barbiers la petite chirurgie, les extractions dentaires, la saignée et la coiffure. Dés lors les querelles seront incessantes. En 1311, un 1° édit confirme le statut de Chirurgien de Paris, sous Philipe IV le Bel. A cette époque (XIV°) il existe des Chirurgiennes. C'est Charles VIII (1484) qui leur retire ce droit (car elles étaient exclues de l'anatomie par la décence de leur sexe)

o Les Barbiers : en 1423, les Chirurgiens obtiennent l'interdiction pour les Barbiers de pratiquer la chirurgie et les soins dentaires. En 1465, les Barbiers récupèrent cette autorisation (sous Louis XI). En 1494, ils obtiennent l'honneur de suivre les cours d'anatomie à la faculté de médecine (alors que les Chirurgiens n'ont pas cette autorisation car ils font trop de concurrence aux médecins).
Le Barbier est, en fait, l'ancêtre du dentiste. Il travaille en boutique mais aussi sur les foires et les marchés. Il y a des femmes. Il n'est pas rare qu'ils enlèvent 3 ou 4 dents saines pour 1 mauvaise. Etant ambulants ils ne sont plus là pour assumer les conséquences de leurs actes.

Commentaires (2)

1. Nariel (site web) 06/04/2011

Je crois qu'il manque les dates de Rhazés et un petit soucis de mise en page ^^
Sinon, la première partie est courte mais intéressante ^^

2. Grecow 14/01/2011



Intéréssant merci

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