La survivance de l'ordre

Après la conversion du grand-maître au luthérianisme et la sécularisation de l'ordre, une partie des chevaliers, restés catholiques, décident d’élire leur propre grand maître - Walter de Cronberg - et intentent un procès contre Albert de Brandebourg qui est mis au ban de l'Empire. Ils transfèrent leur siège à Mergentheim en Franconie et se réimplantent dans le Saint Empire.

En 1805, dans le traité de Presbourg, Napoléon accorde à l’empereur d’Autriche François Ier d'Autriche le droit de nommer comme grand maître un prince de sa famille, à qui reviennent tous les revenus de l’organisation. Le 24 avril 1809, à Ratisbonne (Bavière), l’empereur des Français prononce sa dissolution. Désormais, seules subsistent quelques commanderies isolées en Autriche et à Utrecht. Un semblant d’ordre est rétabli en 1834, mais il reste exclusivement sous tutelle autrichienne.

Avant la Seconde Guerre mondiale, Adolf Hitler tente de récupérer l'image historique des chevaliers teutoniques pour exacerber le sentiment d'identité nationale. Par la suite, il prendra des mesures restrictives contre ce qui reste de l'ordre teutonique, notamment par des saisies de biens, de terres, et en emprisonnant le grand maître.[1]

Les chevaliers teutoniques sont aujourd'hui uniquement des religieux et sont environ une centaine[1]. Par conséquence, les œuvres teutoniques qui se perpétuent de nos jours sont exclusivement de nature charitable et hospitalière ; elles opèrent essentiellement en Franconie.

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