Histoire des rues de Paris durant la période médiévale

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Détail d'une toile du peintre Marc Peltzer

Dans cette rubrique, je vous propose de faire l'inventaire et découvrir l'histoire, l'origine et les anectodes des rues de Paris existantes ou disparues de l'époque médiévale.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Sablon (Rue du)s-1.jpg

Ancienne voie de l'île du Palais aussi nommée cul-de-sac des Sablons et rue Champ-Flory.

En 1213, elle est citée dans un recueil de chartes de l'abbaye royale de Montmartre, où il est question d'une donation d'une maison rue du Sablon, etc., par l'abbé de Sainte-Geneviève. 

En 1300, Guillot la cite dans le Dit des rues de Paris, en la nommant rue du Sablon.

En 1367, elle apparaît sous le nom de rue Champ-Flory sur une ordonnance d'Hugues Aubriot, prévôt de Paris, obligeant les femmes publiques d'aller demeurer et tenir leurs bordels en places et lieux publics à ce ordonnés et accoutumés, selon l'ordonnance de Saint Louis, sous peine d'emprisonnement au Châtelet suivi du bannissement de la ville de Paris.

Le 12 décembre 1401, elle est citée dans un recueil de chartes de l'abbaye royale de Montmartre : "Sentence du prévot de Paris, donnant acte du désistement d'une opposition formée par les religieuses de Montmartre, au sujet d'une maison de la rue du Sablon". 

En 1448, elle est citée dans un recueil de chartes de l'abbaye royale de Montmartre : "Cession par l'abbesse Agnès à l'Hôtel Dieu de Paris d'une petite place vide dans la rue du Sablon, aboutissant à la rivière, sous un cens annuel de 24 sols parisis". 

D'après l'abbé Jean Lebeuf elle est peut-être présente en l'an 1450 dans le tiers quartier de Paris sous le nom de rue du Champ-flory. 

Sac (Rue du)

Cette voie est citée en décembre 1219 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Merry : "Vente faite par Élisabeth Barbe et son mari Pierre aux chanoines de Saint-Merry de 6 sous 2 deniers de rente sur deux chambres situées dans la rue du Sac". 

Saint-André-des-Arts (Place)

La nouvelle enceinte de Paris, dont Philippe Auguste avait ordonné la construction, morcelait les propriétés et les terres seigneuriales. Des contestations s'élevèrent entre l'évêque de Paris et l'abbé de Saint-Germain-des-Près. Ces différends, furent terminés par une sentence arbitrale, rendue au mois de janvier de l'an 1210, par laquelle il fut dit : que la juridiction spirituelle appartenait à l'évêque de Paris dans l'étendue du territoire qui venait d'être renfermé dans la nouvelle enceinte, mais que l'abbé de Saint-Germain, par compensation, y pourrait faire bâtir deux églises ; l'une fut celle de Saint-André-des-Arts, et l'autre de Saint-Côme et de Saint-Damien. On choisit, pour élever cette première église, un emplacement où, depuis le VI° siècle, existait un oratoire sous l'invocation de Saint-Andéol, dont on fit Saint-Andeu, Saint-Andri ; enfin Saint-André. Cette chapelle se trouvait sur le territoire de Laas ou de Lias, dont le nom par corruption devint Ars, Arcs et en dernier lieu Arts.

Saint-André-des-Arts (Rue)

Le territoire de Laas, couvert de vignes, fut alièné en 1179, par Hugues, abbé de Saint-Germain-des-Près, à la charge d'y construire des maisons. Plusieurs rues furent promptement ouvertes. L'une d'elles, qui touchait à l'oratoire de Saint-Andéol, prit le nom de Saint-Andéol-de-Laas, dont on fit bientôt Saint-André-de-Laas. En 1332, cette voie publique s'appelait rue Saint-Germain-des-Près. Depuis on la nomma rue Saint-André-des-Arts.

La partie de cette voie publique comprise entre les rues de la Vieille-Bouclerie et Mâcon fut appelée, au XV° siècle, rue de la Clef, en raison, dit Sauval, de Perrinet-le-Clerc, qui jeta les clefs de la ville par dessus la porte Buci, pour favoriser l'entrée des Bourguignons dans ParisLa porte Buci était située dans la rue Saint-André-des-Arts, près de celle de la Contrescarpe. 

Saint-Antoine (Rue) 

Ancienne voie du quartier Saint-Antoine. Jaillot croit qu'elle doit son nom à l'abbaye située dans le faubourg, à laquelle elle conduisait, plutôt qu'à la maison du Petit-Saint-Antoine, ce qui était l'opinion de l'abbé Lebeuf. Le premier nom que cette rue ait porté est celui de rue de la porte Baudéer, vicus Portœ Baldeerii ; on l'appelait ainsi au commencement du treizième siècle ; mais il faut observer que c'était seulement dans la partie voisine de cette porte ; plus loin on la nommait rue de l'Aigle, vicus de Aquild. Elle devait ce nom à une maison qui portait vraisemblablement un aigle dans son enseigne.

Les cartulaires de Saint-Eloi et de Saint-Maur en font souvent mention, ainsi que du four banal que le prieuré de Saint-Eloi avoit dans cette rue, presque au coin de la rue de Joui : domus Aquilœ in vico Baldaeri 1227 ; en 1230 elle est ainsi désignée, domus Aquilœ sita apud portam Bauderii ; on y trouve aussi la rue indiquée sous le même nom de vicus de Aquild per quem itur apu Sanctum Antonium, juin 1244. Ainsi la rue de l'Aigle faisait la continuation de la rue de la porte Baudeer. Or, comme le censive de Saint-Eloi ne s'étendait pas en-de-ça de la rue des Barres, il est aisé d'en conclure que la rue de l'Aigle n'était ainsi nommée que depuis celle-ci jusqu'à la porte Saint-Antoine de l'enceinte de Philippe-Auguste. Le cartulaire de Saint-Germain-l'Auxerrois fait mention de cet endroit à l'an 1289, et le nomme terra quœ dicitur de Aquild versus portam Sancti Antonü

Saint-Barthélemy (Cul de sac)

Quartier de la Cité. Elle continuait la rue de la Barillerie, et finissait à la place du Pont-au-Change. Ce fut à la porte de cette Eglise, que Robert, fils de Hugues Capet, qui avait épouse Berthe, sa cousine issue de germain, du consentement des Evêques assemblés, et que Grégoire V, devenu Pape, avoit excommunié à cause de ce mariage, fut abordé un matin par Abbon, Abbé de Fleuri, suivi de deux femmes du Palais, qui portaient un grand plat de vermeil, couvert d'un linge, et qui lui annonçant l'accouchement de la Reine Berthe, lui dit, en découvrant le plat : voyez les effets de votre désobéissance aux Décrets de l'Eglise, et le sceau de Vanathème sur ce fruit de vos amours. Robert regarda et vit un monstre, disent Pierre Damien et Romuald, qui avait le col et la tête d'un canard. Croira-t-on, dit M. Saint-Foix, que par le plus abominable complot, dans l'idée d'obliger ce Prince à se soumettre, et pour fortifier, en même temps, parmi le Peuple, la terreur qu'inspiraient les excommunications, on substitua ce monstre à la place du véritable enfant ? II est plus naturel de penser qu'une masse de chair, d'une figure bizarre, a pu se former au sein d'une femme dévorée de chagrins pendant sa grossesse, et dont l'imaginâtion et la conscience étaient troublées par les menaces du Pape. Berthe fut répudiée.

Saint-Benoît (Grande rue)

Ancienne voie de la paroisse Saint-Etienne-du-Mont. Ancien nom de la rue Saint-Jacques au XIII° siècle.

Saint-Bon (Rue)

Rue se trouvant sous le nom de Saint-Bon dans le quatrième arrondissement. Cette ancienne voie du quartier de la Grève allait de la rue Jean-Pain-Mollet à celle de la Verrerie. Dans les titres du treizième siècle , elle portait déjà ce nom , vicus sancti BonitiElle le devait à la chapelle qui y était située, et l'a conservé jusqu'à nos jours.

Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie (Rue)

Cette ancienne voie du quartier Sainte-Avoie faisait la continuation de la rue Neuve-Saint-Merri, depuis la rue Barre-du-Bec jusqu'à la vieille rue du Temple. Cette rue fut ouverte sur un terrain qu'on appelait le Champ aux Bretons et la Bretonnerie. Il a porté aussi celui de la terre aux Flamands ; en 1232 on nommait le chemin qui le traversait, rue de Lagny dite la Grande-Bretonnerie, parce qu’il était en partie sur le fief de l'abbé de Saint-Pierre de Lagny. Ce terrain devait sans doute son nom à une famille des Breton ou Lebreton, connue par différents actes du treizième siècle, ce qui le fit donner ensuite à la rue et même aux chanoines réguliers qui s'y établirent. On y a depuis ajouté celui de Sainte-Croix qu'elle a reçu de ces mêmes chanoines. Il parait par tous les titres du Temple que le commencement de cette rue s'appelait quatorzième siècle, rue Agnès-la-Buschère. Elle aboutissait au carrefour du Temple, formé par celle-ci et par les rues Neuves-Saint-Merri, Barre-du-Bec et Sainte-Avoie. 

Saint-Denis (Rue)

Rue se trouvant dans les premier  et deuxième arrondissements. Cette rue doit son origine au village, d'abord nommé Catalocum, et qui prit la dénomination de Saint-Denis, lorsque le martyr y fut inhumé.  Son tombeau vénéré attira bientôt un immense concours de fidèles, qui donna lieu à la création d'une immense foire, la foire du Landit. Le chemin qui conduisait à ce mausolée se couvrit bientôt d'habitations. Dès 1134 une rue remplaçait le chemin, elle aboutissait à la rue d'Avignon; en cet endroit on voyait une porte de ville qui faisait partie de la deuxième enceinte de Paris. Vers 1197, la rue Saint-Denis atteignait la rue Mauconseil où se trouvait une porte de la troisième enceinte de Paris, commencée en 1188, par ordre de Philippe-Auguste. En 1418, cette voie publique était presque entièrement bordée de constructions jusqu'à la rue des Deux-Portes, là, s'élevait une porte qui faisait partie de la quatrième enceinte construite sous les rois Charles V et Charles VI; enfin, sous Louis XIV, la rue Saint-Denis était bâtie dans toute l'étendue qu'elle occupe encore aujourd'hui. Quant aux dénominations qu'elle a successivement portées, des actes nous apprennent que la partie située entre la place du Châtelet et la rue de la Ferronnerie, s'appelait en 1284 la Sellerie de Paris; en 1393, la Sellerie de la Grand-rue; en 1311, la Grand-rue des Saints-Innocents; elle prit ensuite dans toute son étendue le nom de la Grant-chaussée de Monsieur Saint-Denis, puis celui de Grant-rue Saint-Denis, et enfin simplement la dénomination de rue Saint-Denis

La rue Saint-Denis était, au Moyen âge, la plus belle, la plus longue, la plus riche de tout Paris : aussi jouissait-elle de grands privilèges et d'honneurs féodaux. C'était par la rue Saint-Denis que les rois et les reines entraient solennellement dans Paris. Toutes les rues, sur leur passage, jusqu'à la cathédrale, étaient tapissées d'étoffes de soie et de draps camelotés. Des jets d'eau de senteur embaumaient l'atmosphère; le vin, l'hypocras et le lait coulaient de toutes les fontaines. Les députés des six corps de marchands portaient le dais royal; les corps des métiers suivaient, représentant en habits de caractère, les sept Péchés mortels, les sept Vertus et la Mort, le Purgatoire, l'Enfer et le Paradis. Des théâtres étaient dressés de distance en distance; on y jouait des scènes tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament. Des chœurs de musique se faisaient entendre dans les intermèdes. 

Elle a été aussi la première rue de Paris à être pavée. 

  • Au n° 111, maison médiévale, sans doute du XVe siècle mais impossible à dater plus précisément car souvent remaniée. Le pignon a été transformé au XVIIe siècle.
  • Au 102, maison médiévale transformée avec pignon et pilier d’angle en pierre en partie visible.
  • A l'angle de la rue Sainte-Foy, autre maison à pignon, elle aussi sans doute médiévale avec nombreuses transformations postérieures.

Saint-Denis (Impasse)

Impasse se trouvant dans le deuxième arrondissement. La voie existe depuis au moins 1350, mais sous la forme d'une rue : elle est transformée en impasse en 1657.

Saint-Etienne-des-Grès (Rue)

Cette ancienne voie de la paroisse de Saint-Etienne-du-Mont se trovait à l'emplacement de l'actuel rue Cujas (dans le cinquième arrondissement), elle était ainsi nommée dès le XIII° siècle.

Elle avait une chapelle célèbre à l'église collégiale Saint-Etienne-des-Grès, à l'angle de la rue Saint-Jacques, en face du grand couvent des Dominicains, les Jacobins, et la rue Saint-Etienne-des-Grès, que l’on disait avoir été fondée par saint Denis, premier évêque de Paris.  

C'est l'une des plus anciennes églises de Paris. Une ancienne tradition attribue sa fondation à saint Denis, et à ce titre, elle constituait la seconde station du pèlerinage de saint Denis. Le plus ancien témoignage de son existence provient des Annales de Saint-Bertin qui mentionnent en 857 une église saint-Étienne située hors les murs. Le qualificatif de Grès apparaît pour la première fois dans une charte de 1219, probablement pour la distinguer de Saint-Étienne-du-Mont, fondée vers cette époque. Ce terme se rapporterait aux degrés qu'il fallait monter pour entrer dans l'église par la porte de la rue Saint-Jacques. 

L'église est donnée au XI° siècle par le roi Henri Ier à l'évêque de Paris, qui y établit un chapitre. Placée désormais sous la protection de la cathédrale, elle est l'une des « quatre filles de Notre-Dame » : ce titre donnait droit au curé d'assister l'évêque avec les prêtres cardinaux dans les grandes solennités de Noël, de Pâques et de l'Assomption. Le chapitre comportait douze prébendes et une chèvecerie, qui étaient à la collation des chanoines de Notre-Dame, personnellement à tour de rôle (in turno). 

L'église est fermée le 12 juillet 1790 et détruite en 1792. Quelques restes de ses murs extérieurs et de leurs contreforts ont subsisté jusqu'à l'extension de la Faculté de Droit en 1876.

Saint-Germain-l'Auxerrois (Rue) 

Rue se trouvant dans le premier arrondissement, dans le quartier Saint-Germain l'Auxerrois. C'est une des plus anciennes rues de Paris. Un diplôme de Louis le Débonnaire, de l'an 820, fait mention d'un chemin qui conduisait du Grand-Pont (aujourd'hui le pont au Change) à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois; c'est sur ce chemin que cette rue fut construite. Le poète Guillot l'appelle en 1300 rue Saint-Germain à Courroiers, en raison des corroyeurs que le voisinage de la rivière avait attirés en cet endroit. On la trouve également indiquée, sous les noms de rue Saint-Germain, de Grand'rue Saint-Germain, auxquels on ajouta vers 1450 le surnom de l'Auxerrois. La partie qui débouche dans la rue Saint-Denis s'appelait en 1262, selon Jaillot, rue Jean-de-Fontenay. Ce n'était alors qu'une ruelle fangeuse bordée de quelques masures et de jardins presque continuellement envahis par la Seine.

Saint-honoré (Rue)

Rue se trouvant dans le premier arrondissement. La rue Saint-honoré est une voie très ancienne de Paris, prolongement vers l'Ouest du decumanus maximus gallo-romain de Lutèce. À l'origine, la rue était un chemin qui allait à Saint-Ouen, Argenteuil et Neuilly. Elle s'est développée à la fin du XIIe siècle, sous le régne de Philippe Auguste, elle faisait partie de la croisée avec la rue Saint-Denis et la rue Saint-Jacques. Elle prolongeait la rue de la Ferronnerie. Elle doit son nom à l'ancienne église collégiale Saint-Honoré (portant le nom de Saint Honoré d'Amiens) située autrefois dans le cloître Saint-Honoré. 

La partie de la rue Saint-Honoré comprise entre la porte Saint-Honoré (enceinte de Philippe-Auguste) et la rue du Four s’appelait dans l’origine « la Grant Rue », comme toutes les grandes voies de communication ainsi désignées par les habitants les plus proches de ces rues au XIIème siècle. Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’elle prit le nom de Saint-Honoré, de l’église qu’on bâtit en cet endroit. Nous trouvons le nom de cette rue pour la première fois dans un acte de 1270 : … via Sancti Honorati, juxta culturam ipsius Episcopi, prout itur de ecclesia Sancti Honorati apud Rotulum (le Roule).

Elle porta les noms suivants : 

  • Entre la rue de la Lingerie et la rue de la Tonnellerie : rue de la Chausseterie, de 1300 au XVIIe siècle
  • Entre la rue Tirechappe (disparue) et la rue de l'Arbre-Sec : rue du Chastiau Festu (1300) ou du Château Fêtu
  • Entre la rue de l'Arbre Sec et la rue du Rempart (disparue) : rue de la Croix du Trahoir, rue de la Croix du Tiroir, rue du Traihoir ou du Traihouer, du Trayoir ou du Trahoir, du Triouer ou du Trioir entre le XIIIe siècle et le XIVe ; puis rue de la Chaussée Saint-Honoré à partir de 1450 ;
  • Entre la rue du Rempart (disparue) et la rue Royale : chemin de Clichy (1204), grand chemin Saint-Honoré (1283), chaussée Saint-Honoré (1370), grand chemin de la porte Saint-Honoré (1392), chemin Royal (1393), nouvelle rue Saint-Louis (1407), grand'rue Saint-Louis (1421), rue Neuve Saint-Louis (1430),grande rue du Faubourg Saint-Honoré (1609), chaussée Saint-Honoré (1634), rue Neuve Saint-Honoré (1638).

Au N° 163, une plaque porte l'inscription : "Ici s'élevait la Porte Saint-Honoré près de laquelle Jeanne d'Arc fut blessée le 8 septembre 1429."

Saint-Jacques (Rue)

tour-ancienne-rue-soufflot-et-saint-jacques.jpgRue se trouvant dans le cinquième arrondissement. Ancienne voie romaine, elle devient le principal axe nord-sud gallo-romaine sous le nom de via superior. Au Moyen âge, c'était la principale artère qui reliait Paris à Étampes et Orléans. Elle était empruntée par les nombreux pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle, depuis l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, dont l'actuelle tour Saint-Jacques est le dernier vestige.

La rue a changé de très nombreuses fois de dénomination. Au XII° siècle, elle s'appelait : Grand-Rue-Oultre-Petit-Pont, Grand'rue du Petit-Pont ; au XIII° siècle, elle prit selon les tronçons les noms suivants : Grand'rue Saint-jacques-des-Prêcheurs, Grand'rue Saint-Etienne-des-Grès, Grand'rue Saint-Benoît-le-Beslournet, Grand'rue près du chevet de l'église Saint-Severin, Grand'rue outre Petit-Pont, Grand'rue vers Saint-Mathelin, Grand'rue Saint-Benoît, enfin Grand'rue Saint-Jacques, en raison de la chapelle Saint-Jacques, où s'établirent en 1218 les religieux dominicains, frères paris-rue-saint-jacques-n-218-l-emplacement-de-la-maison-ou-resida-johan-de-meung.jpgPrêcheurs, dits depuis Jacobins. Le nom de Saint-Jacques lui est attribué depuis 1806 jusqu'à la rue de la Bourde.

Une des portes de Paris de l'enceinte de Philippe Auguste, la porte Saint-Jacques, se trouvait légèrement après l'intersection avec la rue Soufflot. Appelée aussi porte Notre-Dame-des-Champs car on l'empruntait pour se rendre à ce monastère, elle vit passer le 13 avril 1436 les troupes de Charles VII entrant dans Paris libéré des Anglais.

  • Le trouvère Jean de Meung, dit Jean Clopinel, habitait une maison au N° 218 de cette rue où, il termina le "Roman de la Rose" laissé interrompu vers 1237, par Guillaume de Lorris. Il décédera dans cette demeure en 1305, après sa mort, la maison fût donnée aux frères prêcheurs par maître Adam d'Andeli.     
  • L'imprimeur Ulric Gering a demmeuré dans cette rue à la fin du XV° siècle.

Saint-Martin (Rue)

Rue se trouvant entre les troisième et quatrième arrondissements. Ancienne voie du quartier Saint-Martin, la rue Saint-Martin est issue d’une voie romaine, prolongeant du Cardo maximus (Rue Saint-Jacques). Elle commençait au coin des rues de la Verrerie et des Lombards, et venait finir à la porte Saint-Martin, doit son nom au prieuré de Saint-Martin-des-Champs qui y était situé.

Dans les anciens titres, on trouve désignée, sous les noms de rue Saint-Merri et de l'Archet-Saint-Merri, la partie de la rue Saint-Martin comprise entre la rue Neuve-Saint-Merri et celle de la Verrerie. Nous avons déjà fait connaître l'origine de cette dénomination ; cependant, dans un petit terrier latin de Saint-Martin-des-Champs, dont l'écriture est au moins du treizième siècle, cette partie de la rue est déjà désignée par son nom actuel vicus sancti Martini juxta portam sancti Mederici. Et, dans le même terrier, toute la rue Saint-Martin est énoncée extra et infra muros. On la trouve également indiquée dans toute son étendue actuelle sous le même nom de vicus sancti Martini de Campis, dans le cartulaire de Saint-Maur, en 1231 et en 1247. 

Comme la rue Saint-Denis, la rue était bordée de nombreux centres religieux. Certains ont été totalement détruits comme Saint-Julien-des-Ménétriers ou partiellement détruits comme le prieuré Saint-Martin des Champs, mais la plupart existent toujours, comme Saint-Merri, Saint-Nicolas-des-Champs. Elle était aussi longue qu’aujourd’hui, limitée au sud par la seine, et au nord par l’enceinte de Charles V. Elle a d’ailleurs donné son nom à la porte Saint-Martin de l’enceinte de Philippe-Auguste, rebaptisée depuis faulce porte, pour ne pas la confondre avec la nouvelle porte Saint-Martin de l’enceinte de Charles V.

Elle est citée en décembre 1258 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Jeanne, veuve de Bernard L'Orfèvre, Philippe, curé de Saint-Nicolas-des-Champs, et les autres exécuteurs du testament de Bernard, vendent une maison rue Saint-Martin hors les murs, à Pierre Batteur d'or".

Elle est citée en mars 1261 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Affranchissement de trois femmes de corps de St-Martin à Paris, en échange de la cession d'une maison rue St-Martin et en reconnaissance des services rendus par leur père et aïeul, Hubert du Pétrin, au monastère".

Elle est citée en août 1265 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Henri Le Cervoisier, pour fonder son anniversaire, donne en partie une grande maison rue Saint-Martin au monastère, et vend le reste pour 400 livres tournois, y compris quatre petites maisons, faisant huit étages, le tout situé auprès de la rue des Jongleurs".

Elle est citée en novembre 1268 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Frère Jean de Vitry, secrétain de Saint-Martin, achète 4 livres et demie de cens sur une maison rue Saint-Martin".

Elle est citée sur un acte de mars 1279 d'un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Frère Hugues, chambrier de Saint-Martin, ayant condamné Michel de Montmartre à s'acquitter de ce qu'il devait à Simon le Bourrelier, vu le refus de Michel d'obtempérer à ce jugement confirmé par l'Assise sur appel, ordonne, en vertu de son office, qu'une maison de Michel située dans la rue St-Martin, soit mise aux enchères jusqu'à concurrence de la somme due : on adjuge 20 sols parisis de cens, sur cette maison, à Huguenin de Beauvoir le Bourguignon clerc, moyennant dix livres parisis qui suffisent à régler l'affaire".

  • Au 78, à gauche de la façade de l'église Saint-Merri, une petite tourelle surmontée d'un campanile abrite la plus vieille cloche de Paris : la Merry, de 1331.
  • Au 203bis, inscription : "Le savant Guillaume Budé, l'un des fondateurs du Collège de France, prévôt des marchands, né à Paris en 1467, est mort le 23 août 1540 dans l'hôtel qui s'élevait sur cet emplacement."

Saint-Merri (Rue)

Rue se trouvant dans le quatrième arrondissement. Précédemment rue Neuve Saint-Merri. On l'a appelée aussi rue Neuve Saint-Médéric. Elle existait au commencement du XIIIe siècle. Origine du nom : Voisinage de l'église Saint-Merri.

Saint-Michel (Pont)

Pont se trouvant dans le premier arrondissement. La construction du pont en pierre fut décidée en 1378 par le Parlement de Paris après accord avec le chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le prévôt de Paris, ainsi que les bourgeois de la ville. Son emplacement fut fixé en aval du Petit-Pont, dans l'axe de la rue Saint-Denis, du Grand-Pont sur la rive droite et de la rue de la Harpe sur la rive gauche, ceci permettant une traversée directe de l'île de la Cité.

Le prévôt de Paris d'alors, Hugues Aubriot, fut chargé de la maîtrise d'ouvrage financée par le roi. La construction s'étala de 1379 à 1387. Une fois terminé, l'ouvrage fut nommé par les Parisiens Pont-Neuf (à ne pas confondre avec l'actuel Pont-Neuf), Petit-Pont-Neuf ou Pont Saint-Michel dit le Pont-Neuf.

Chose habituelle au Moyen Âge, le pont fut rapidement loti de maisons qui furent emportées, ainsi que le pont, par la Seine en 1408. En raison des difficultés connues par le royaume de France pendant la guerre de Cent Ans, le pont fut reconstruit immédiatement en bois. Ce matériau étant bien moins résistant que la pierre du pont précédent, le Parlement de Paris décida d'allouer en 1444 les recettes d'amendes à la réfection du pont.

L'aspect de ce second pont est connu au travers d'une miniature présente dans les Heures d'Étienne Chevalier de Jean Fouquet. Elle révèle un pont reposant sur de hautes piles de bois ainsi que des maisons de bois, torchis ou plâtre, ayant la particularité de toutes posséder un seul et unique toit courant sur toute la longueur du pont.

Sainte-Opportune (Rue)

La rue Sainte-Opportune est une ancienne voie parisienne, à proximité de l'église Sainte-Opportune, dans le 1er arrondissement, elle désignerait la rue de la Tablèterie ou Tabletterie (rue Sainte-Opportune) et la rue des Fourreurs (Petite rue Sainte-Opportune). Elle est citée en 1300 dans le Dit des rues de Paris de Guillot, et présente en l'an 1450.

Saint-Paul (Rue)

Cette ancienne voie du quartier Saint-Paul commençait à la rue Saint-Antoine, et aboutissait au quai et port Saint-Paul. Cette rue doit son nom à l'église Saint-Paul qui devint édifice paroissial en 1125.

Saint-Paul (Impasse)

Impasse qui donnait dans la rue Saint-Paul. Le titre le plus ancien qui constate son existence est un censier de Saint-Eloy, de 1367, mais elle devait être construite bien avant cette époque.

Saint-Sauveur (Rue)

Rue se trouvant dans le deuxième arrondissement. Cette ancienne voie du quartier Saint-Denis allait de la rue Saint-Denis à l'endroit où se joignent les rues Montorgueil et des Petits-Carreaux. Elle doit son nom à l'église Saint-Sauveur. On voit par plusieurs actes que cette rue existoit dès l'an 1285. On appelait rue des Égouts en 1489, rue du Bout du Monde dans les siècles suivants et encore rue du Cadran pour la portion qui se trouvait entre, les rues Montorgueil et Montmartre.

Saint-Thomas (Rue)

saint-thomas-du-louvre.jpgAussi nommée rue Saint-Thomas du Louvre, cette ancienne voie commençait à la place du Palais-Royal et se prolongeait autrefois jusqu'au port Saint-Nicolas

Elle datait du XIIIe siècle et tirait son nom d'une église dédiée à saint Thomas de Canterbury, qui fut fondée par Robert de Dreux, fils de Louis VI. Elle a disparu au milieu du XIXe siècle dans les démolitions faites lors de la réunion du Louvre aux Tuileries.

Saint-Victor (Rue)

Cette ancienne voie de la paroisse de Saint-Etienne-du-Mont porta ce nom dès la fondation de l'abbaye de Saint-Victor, en 1113.

Saunerie (Ruelle de la)

Cette voie du quartier du Louvre était en 1339 une ruelle qui n'avait alors aucune dénomination. En 1450, elle prit le nom de ruelle de la Saunerie

Saunerie (Quai de la) 

Ce quai a été construit en 1369 sous le nom de la Saunerie, dû à la proximité du port au sel et du grenier à sel, situé d’abord rue de la Saunerie. Sa section comprise entre la place du Châtelet et la rue de l’Arche Popin (Edouard Colonne) se nommait, au XVIIème siècle, la Vallée de la Misère, ou la Paillarderie, et le reliquat, quai de la Mégisserie, en raison des Mégissiers (ainsi que le quai de Gesvre) du début du XIIIème siècle jusqu’en 1673, année où on les envoya s’installer au bord de la Bièvre.

Saulnerie (Rue de la)

Aussi appellée par le peuple, rue de la Sonnerie , ou de la Petite-sonnerie. Cette ancienne voie dans le quartier Sainte-Opportune, se nommait en 1300, dans Le Dit des rues de Paris de Guillot, la rue de la Saunerie, en 1450, la rue de la Saulnerie , à cause de la maison appellée dans le siècle passé l'Hôtel de la Gabelle, qu'il y avait sur le quai de la Mégisserie , près de là un port au sel, et une place au sel, qui s'y tenaient , qu'on appellait en 1415. le port et la place de la Saulnerie, d'où vient saulnier, et faux-saulnier , tellement que ce n'est ni la rue de la Sonnerie ni de la Petite-sonnerie , mais la rue de la Saulnerie, ou de la Saunerie , que le peuple a corrompu, à son ordinaire, si-tôt qu'il a cessé de l'entendre, et en a fait Sonnerie comme lui étant plus connu.

Sauval (Rue)

Rue se trouvant dans le premier arrondissement. Le nom du magistrat Sauval, auteur des Recherches sur les Antiquités de Paris, n'était pas encore donné à la rue des Vieilles-Etuves-Saint-Honoré, qui n'avait pas encore englobé la pétite rue Devarenne entre la rue des Deux-Ecus et la Halle-au-Blé. Précédemment rue des Vieilles Etuves Saint-Honoré, rue des Vieilles-Etuves-Saint-Martin, antérieurement rue des Etuves ou rue des Estuves et, plus anciennement, rue du Pressoir du Bret. Ce tronçon existait en 1300. Egalement pour une partie, rue Devarenne ou rue de Varennes ; le côté pair de cette partie, situé dans le secteur des Halles, fut déclassé par l'arr. du 17 août 1973, puis supprimé, ramenant la largeur de la voie de 29 m à 6 m. Origine du nom : Henri Sauval (1620-1670), avocat au Parlement, historien de Paris.

Savateria ou Savaterie (Rue de la)

Ancienne voie du quartier de la cité qui commençait à la rue de la Vieille-Draperie pour finir à la rue de la Calandre.

Cet rue a été ouverte sur une partie de l'église et du monastère bâtis par saint Éloi, orfèvre et trésorier du roi Dagobert. Suivant un concordat passé entre Philippe-le-Hardi et l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés en 1280, cette rue s'appelait alors Savateria. Un plan de 1738 l'indique encore sous le nom de la Savaterie.

Dans cette rue était située l'église Saint-Martial. Elle fut bâtie sous le règne de Dagobert, devint paroisse en 1107 et fut démolie en 1722.

Sébastopole (Boulevard de)

Boulevard se trouvant dans le deuxième arrondissementIl a englobé ou supprimé : la rue de la Vieille Monnaie, la rue Trognon, le passage Saucéde, la cour Batave, la rue des Trois Maures, le passage et l'impasse de Venise, le passage Beaufort, l'impasse Beaufort, l'impasse des Etuves, le passage du Cheval Rouge, la rue Salle au Comte ou de la Salle au Comte, l'ancienne rue du Bourg l'Abbé, la poterne du Bourg l'Abbé, la rue des Arts, la rue du Grand Hurleur, la rue du Petit Hurleur, le passage ou cour Saint-Chaumont, le passage Saint-Denis, l'impasse Saint-François, la rue Saint-Magloire, l'enclos de la Trinité (comprenant le passage Greneta, la Grande Rue, les rues des Métiers, des Mécaniques et de la Laiterie et la rue ou cour du Commerce) et le passage de la Longue Allée.

Sept-Voies (Rue des)

Cette ancienne voie de la paroisse de Saint-Etienne-du-Mont était ainsi nommée dès le XII° siècle, en latin Septem vie, peut-être parce que sept rues y aboutissaient. Guillot, dans le Dit des rues de Paris de 1300, l'appelle rue de Savoie ; Jaillot pense que c'est pour la rime seulement que cet auteur lui a donné. Au milieu du XVI° siècle, elle fut nommée rue de l'Arbalète, dénomination qu'elle tirait d'une enseigne.

Sépulcre (Rue du)

Cette ancienne voie est connue au commencement du XV° siècle, en raison d'une propriété habitée par des chanoines du Saint-Sépulcre.

Serpente (Rue)

Rue se trouvant dans le sixième arrondissement. L'ancienne rue Serpente a été ouverte vers 1179. Elle est indiquée sous le nom de Vicus Serpentis dans un acte de 1180 et sous le nom Vicus Tortuosus dans un acte de 1263. A la fin du XIIIe siècle, c'est la rue de la Serpent ou rue de la Serpente ; elle est dénommée rue Serpente sur plusieurs plans du XVIe siècle. La rue du Battoir Saint-André était appelée en 1292 rue Jehan de Fontenoy ou Jean de Fontenay ; Guillot, en 1300, la nomme rue de la Plâtrière ; un document de 1430, Haulte Rue ou rue du Bastouer ; un autre de 1367, Haulte Rue, dicte du Bastouer, puis rue de la Vieille Plâtrière. En 1521, rue Serpente. Origine du nom : Ancienne enseigne de « la Serpent ».

Simon-Delille (Impasse)

Cette impasse du quartier du Louvre fut percée vers 1371. Les constructions qui furent élevées successivement sur le quai de la Mégisserie forçait les teinturiers et corroyeurs, qui habitaient au XIV° siècle la rue Saint-Germain-l'Auxerrois, à prendre un long détour pour aller laver leurs étoffes et leurs cuirs à la rivière. Pour remédier à cet inconvénient, deux ruelles furent percées vers 1371. On donna à la première le nom de Simon-Delille, en raison d'un riche teinturier qui avait contribué à sa formation ; la seconde ruelle fut appelée Jean-du-Mesnil, du nom d'un autre fabricant par les soins duquel elle fut ouverte, quelques années après sa formation, elle prit aussi d'une enseigne le nom de rue des Fuseaux.

Simon-le-Franc (Rue)

Cette ancienne voie du quartier Saint-Martin Elle aboutissait à la rue Sainte-Avoye et à la rue Maubué qui en fait la continuation. Cette rue est très ancienne. Sauval parle d'un Simon Franque, mort avant 1211. Ce qu'il y a de certain, c'est que, suivant les cartulaires de Saint-Maur et de Saint-Eloi, il y avait une rue portant ce nom dès 1237.

Elle est citée le 8 août 1285 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Merry : "Accord qui fixe à 19 sous parisis la part de la confrérie des Ardents et à 7 sous celle des chanoines de Saint-Merry dans les 26 sous de cens annuel qui sont perçus sur une maison sise rue Simon-le-Franc".

Singes (Rue des)

Cette ancienne voie du quartier Sainte-Avoye qui traversait de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie dans celle des Blancs-Manteaux, était connue en 1250. Selon Sauval, elle s'appelait, en 1269, la rue Pierre-d'Estampes. Le peuple avait altéré et changé ce nom en celui de Perriau, Perrot, Perreau d'Estampe. On voit, dans le Dit des rues de Paris de Guillot, que dès 1300 on l'appelait rue à Singes, à cause d'une maison ainsi nommée.

Sorbonne (Rue de)

Cette ancienne voie de la paroisse de la paroisse de Saint-Etienne-du-Mont qui été nommée ainsi dès 1281, elle porta le nom de rue des Deux-Portes qu'on lui a donné dans un titre de 1283. Guillot, dans le Dit des rues de Paris, l'appelle rue aux Hoirs¹ de Sorbonne. On l'a confondue quelque fois avec la rue Coupegueule.

¹. Hoirs : terme ancien désignant les héritiers. 

Suissel (Rue du)

La rue du Suissel ou de du Fuissel est une ancienne voie parisienne, devenue la rue des Fuseaux, puis englobée par la rue Bertin Poirée, dans le premier arrondissement de Paris. Elle était présente en l'an 1450 dans le premier quartier de Paris, sous le nom de rue du Suissel. 

Bibliographie et sources concernant l’historique médiéval des rues de Paris 

  • Dictionnaire Historique de la ville de Paris et de ses environs. Par M. Hurtaut et Magny
  • Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris. Par J. De la Tynna
  • Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. Par Jean Lebeuf
  • Paris sous Philippe-le-Bel d’après des documents originaux. Publié par H. Géraud
  • Paris ancen et moderne, d’après ses monuments. Par Jean Lacroix de Marlès
  • Histoire de Paris : Le quartier des halles. Par Camille Piton
  • Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. Par Henri Sauval
  • Tableau historique et pittoresque de Paris, depuis les Gaulois jusqu’à nos jours. Par J.-B. de Saint-Victor
  • Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875
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Date de dernière mise à jour : 25/07/2012

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