Histoire des rues de Paris durant la période médiévale

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Dans cette rubrique, je vous propose de faire l'inventaire et découvrir l'histoire, l'origine et les anectodes des rues de Paris existantes ou disparues de l'époque médiévale.

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Tablèterie (Rue)t.jpg

Ancienne voie parisienne, à proximité et au Sud de l'église Sainte-Opportune, dans le 1er arrondissement. Elle commençait rue Saint-Denis et finissait rue des Lavandières. En 1218, on la nommait rue de la Hanterie, en 1300, dans le Dit des rues de Paris, Guillot l'appelle rue de la Tabletterie. En 1312, elle se nomme rue Sainte-Opportune et de la Cordouannerie. Cette voie est encore présente en l'an 1450. Au XV° siècle, on y on faisait pignes, tables et autres ouvrages d'ivoire. Elle est absorbée par l'actuelle rue des Halles.

Tâcherie (Rue de la)

Cette ancienne voie du quartier de la Grève aboutissait d'un côté à la rue de la Coutellerie, et de l'autre à la rue Jean-Pain-Mollet. C'était anciennement le lieu de la demeure et des écoles ou synagogue des Juifs, aussi n'est-elle désignée, dans les anciens titres, que sous le nom de Juverie. Dans les lettres de l'official de Paris de 1261, elle est nommée Judœaria sancti Bonitidans l'accord de Philippe-le-Bel avec le chapitre de Saint-Merri, Judœariaet vetus Judœariaen 1284, dans le cartulaire de Saint-Maur. Dès 1300 elle avait pris le nom de la Tâcherie, comme on peut le voir dans Guillot.

Tannerie (Rue de la)

Cette ancienne voie du quartier de la Grève allait de la rue Planche-Mibrai à la place de Grève. Cette rue portait ce nom en 1300, puisque Guillot en fait mention. Sauval dit, sans en donner de preuves bien solides, qu'en 1348 elle s'appelait ruelle de la Planche-aux-Teinturiers, et ensuite rue de l'Écorcherie

Tarennes (Rue de)

Son premier nom était rue Forestier. Elle prit ensuite le nom de rue de la Courtille, parce qu'elle conduisait à la courtille de l'abbaye Saint-Germain-des-Près. Au XV° siécle, elle prit son nom de rue de Tarennes, en raison de sa direction vers une grande maison dite l'hôtel de Tarennes. 

Temple (Rue du)

Rue se trouvant dans les troisième et quatrième arrondissements. Cette ancienne voie du quartier du Temple faisait la continuation de la rue Sainte-Avoie, et aboutissait au boulevard, elle doit son nom à la maison des Templiers, à laquelle elle conduisait. Dès 1235 on l'appelait vicus militice Templi, et en 1252 rue de la Chevalerie du Temple.

Elle est citée en septembre 1254 dans un cartulaire de Saint-Martin-des-Champs : "Alexandre de Noisy et sa femme Sabine vendent, pour 70 sols parisis, 8 sols de croît de cens rue du Temple, à Bertaud, sergent du chambrier de Saint-Martin."

Elle est citée en septembre 1256 dans un cartulaire de Saint-Martin-des-Champs : "Guillaume de Souvigny et Marguerite de Mauregard sa femme, reçoivent de Saint-Martin, à charge de 15 sols de croît de cens, une maison rue du Temple, hors les murs du roi, à l'opposite des murs de la Couture de la Milice du Temple".

Elle est citée le 24 septembre 1256 dans un cartulaire de Saint-Martin-des-Champs : "Gilbert de Fosses, et Milsend, sa femme, recevant de Saint-Martin 46 sols de croît de cens, pour deux maisons, à Paris, rue du Temple, qui furent à Roger Bellebouche, s'engagent à y employer cent sols en amélioration dans les quatre ans.

La rue du Temple comprend plusieurs parties qui ont changé de nom au cours des siècles avant d'être réunies en une seule voie. La partie de la rue du Temple située entre la rue de Rivoli et la rue de la Verrerie porta tout d'abord le nom de rue des Coquilles, puis elle devint au XIVe siècle la ruelle Jean-Gentien (trésorier du roi), puis rue Jacques-Gentien. 

La partie comprise entre la rue de la Verrerie et la rue Saint-Merri sera nommée rue Barre du Bec, puis rue de l'Abbaye du Bec-Hellouin vers le début du XIVe siècle.

  • Au N° 70, à l'angle de la rue de Braque, se trouve l’hôtel de Testars, situé à l’emplacement des anciennes Boucheries des Templiers.

Temploirie (Rue)

Cette rue présente en l'an 1450 dans le quartier des halles, a sans doute une dénomination donnée mal-à-propos à la rue Chanverrerie.

Thévenot (Rue)

Cette ancienne voie du quartier Saint-Denis traversait la rue des Petits-Carreaux et la rue Saint-Denis. Ce n'était, dans son origine, qu'un cul-de-sac dans la rue des Petits-Carreaux, qu'on appelait, en 1372, des Cordiersensuite de la Cordière et de la Corderie. Elle portait encore cette dernière dénomination, lorsqu'à la fin du dix-septième siècle on la prolongea jusqu'à la rue Saint-Denis. Le sieur André Thévenot, ancien contrôleur des rentes de l'hôtel de ville, y ayant fait bâtir plusieurs maisons , elle prit aussitôt son nom.

Thibaud aux dés (Rue) 

Cette ancienne voie est devenue partie de la partie sud de la rue des Bourdonnais, voie du premier arrondissement dans le quartier Saint-Germain l'Auxerrois, Halles. Le "Dict des rues de Paris" écrit aux alentours de l'an 1300 : Guillot qui point d"eur bon n'as. Parmis la rue a bourdonnas Vng en la rue Thibaut a dez. Un hons trouvais enribaudez. Guillot de Paris * Les écrivains du moyen âge n'hésitaient pas, même deux siècles avant avant François Villon à utiliser le "verlan", eur bon pour bonheur. Un manuscrit datant de l'an 1450 environ, trouvé dans l'abbaye Sainte Geneviève par l'abbé Lebeuf, au XVIII° siècle, indique l'orthographe suivante : rue Thibaud aux dés.

Tiquetonne (Rue)

Rue se trouvant dans le deuxième arrondissement. Ancienne voie du quartier Saint-Eustache. Précédemment rue du Petit Lion Saint-Sauveur et rue Tiquetonne. La partie de la rue du Petit Lion Saint-Sauveur, située entre les rues Saint-Denis et Dussoubs, a porté les noms de rue du Lion d'Or (1360), rue du Lion (1421), rue du Grand Lion (1474), rue Pavée Saint-Sauveur, rue du Petit Lion, rue de l'Arbalète ou rue des Arbalètriers (d'après Sauval), rue Paule (plan de Ducerceau). La partie comprise entre les rues Dussoubs et Montorgueil s'appelait en 1313, rue Pavée ; elle garda ce nom jusqu'à ce qu'elle fut réunie à la rue du Petit Lion, en 1851. L'ancienne rue Tiquetonne, avant l'ouverture de la rue Etienne Marcel, s'étendait entre les rues Montorgueil et Montmartre ; elle a porté les noms de rue Denis le Coffrier, un des habitants (1372) et rue Quiquetonne, de Rogier de Quiquetonne, boulanger (1399).

Tireboudin (Rue)

Cette ancienne voie du quartier Saint-Denis aboutissait d'un côté dans la rue des Deux-Portes, et de l'autre dans celle de Montorgueil, elle portait anciennement un nom très indécent, et qui se ressentait de la simplicité, ou, pour mieux dire, de la grossièreté des moeurs de nos ancêtres. Sur le changement de nom qu'elle a éprouvé, Saint-Foix raconte, sans examen, l'anecdote suivante : « Marie Sluart, femme de François II, passant dans cette rue, en demanda « le nom ; il n'était pas honnête à prononcer, on en changea la dernière syllabe, et ce « changement a subsisté. » Celui qui a fourni ce petit conte à cet écrivain a manqué d'exactitude, car Marie Stuart, reine d'Ecosse, fut mariée à François II en 1558, et dès 1419 Ie censier de l'évèché indique cette rue sous le nom de rue Tireboudin: elle porte le même nom dans le compte des confiscations pour les Anglais, en 1420 et 1421. 

Tirechape (Rue)

La rue Tirechape est une ancienne voie du premier arrondissement supprimée lors de l'ouverture de la rue du Pont Neuf, située entre la rue de Rivoli et la rue Saint-Honoré.

Elle est citée en mars 1259 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Guillaume Maréchal et Jeanne, sa femme, prennent à vie, pour 6 livres de croît de cens, une maison à Paris, au coin de la Tonnellerie, à l'opposite de la rue de Tirechape".

Elle est citée en 1300 dans le Dit des rues de Paris de Guillot, elle est également présente en l'an 1450 dans le premier quartier de Paris sous le nom de rue de Tirechappe. Elle doit son nom aux fripiers qui arrêtaient les passants en les tirant par le manteau afin de leur vendre quelques articles et, le soir venu, quelques dames faisaient de même avec les hommes de passage...

Deux frères, Jean et Thibaud Paclet, bourgeois de Paris, avaient au XIIIème siècle le fief Tirechape, seigneurie de la rue, bien que celle-ci dépendît partiellement du For-aux-Dames. 

Tire Vit (Rue)

Ancien nom de la rue Tire Boudin, devenue la rue Marie Stuart dans le 2e arrondissement qui doit son origine à la présence de filles publiques comme sa voisine le rue Gratecon. Cette rue est présente en l'an 1450 dans le premier quartier de Paris.

Tiron (Rue)

Cette ancienne voie du quartier Saint-Antoine traversait de la rue Saint-Antoine dans celle du Roi de Sicile. Corrozet l'appelle rue Jean-de-Tizon. Un grand nombre d'autres la nomment simplement rue Tison. Cependant dès le treizième siècle elle se nommait de Tiron. Elle devait ce nom à une grande maison qu'on y avait bâtie et qui avait appartenu à l'abbaye de Tiron.

En 1367, cette voie apparaît sous le nom de rue Tyron sur une ordonnance d’Hugues Aubriot, prévôt de Paris, obligeant les femmes publiques d'aller demeurer et tenir leurs bordels en places et lieux publics à ce ordonnés et accoutumés, selon l'ordonnance de Saint Louis, sous peine d'emprisonnement au Châtelet suivi du bannissement de la ville de Paris. 

Tirouane (Rue)

Quartier des Halles. Elle allait d'un côté aux rues de Mondetour et de la Petite Truanderie, et de l'autre aux piliers des halles. On la connaît également sous le nom de rue PirouetteIl y a apparence que ce terrain formait anciennement deux rues, dont l'une s'appelait Tlierouenne qui est le nom du fief. Quant au nom de la seconde, il a été souvent altéré. On trouve dans la liste des rues du quinzième siècle, rue Pétonnetet rue Tironneou Térouenne dans Corrozet et Bonfons, rue du Petonnetdu PeronnetTironnet et TeronneEnfin elles semblent ne former plus qu'une seule rue sous le nom de Pirouet en Tiroye, en Tiroire, en Theroenne, Tirouer, Thérouanne et Tirouanne en 1413. Pierret de TérouennePirouet en Therouenne dans le quinzième et seizième siècle; enfin Pirouette en Therouennequi est son véritable nom.

Tisseranderie (Rue de la)

Cette ancienne voie du quartier de la Grève aboutissait d'un côté au carrefour Guillori, de l'autre à la place Baudoyer. Le commencement de cette rue, du côté du carrefour jusqu'à la rue du Mouton, se nommait rue de Vieille-Oreille, nom qui fut donné à plusieurs des rues qui aboutissaient au carrefour Guillori ; le reste s'appelait de la Tisseranderiecomme on le voit dans un contrat du mois de décembre 1263, inséré dans le trésor des chartes. Il ne paraît pas qu'elle ait porté d'autre nom que celui-ci, nom qu'elle devait probablement aux tisserands qui l'habitaient. En 1300 on l'appelait la Viez-Tisseranderie ; on la trouve même ainsi indiquée dès 1293 , dans un amortissement fait à Saint-Nicolas-du-Louvre.

Tonnellerie (Rue de la)

Cette ancienne voie qui allait de la rue Saint-Honoré à la rue Rambuteau a disparu lors de la construction des Halles centrales. Au XII° siècle, elle était un chemin habité par des Juifs et où s'établirent, quand les anciennes Halles furent construites, des marchands de futailles.

Elle est citée en mars 1259 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Guillaume Maréchal et Jeanne, sa femme, prennent à vie, pour 6 livres de croît de cens, une maison à Paris, au coin de la Tonnellerie, à l'opposite de la rue de Tirechape".

Traînée (Rue)

Ancienne voie du quartier Saint-Eustache qui règnait le long de l'église Saint-Eustache, depuis la rue du Four jusqu'à la rue Montmartre. Sauval dit qu'en 133 elle s'appelait ruelle au Curé. Dans le rôle de 1313 on lit la ruelle au curé de Saint-Huystace. Cette rue s'appelait anciennement rue de la Barillerie ; elle est ainsi énoncée dans les titres de l'archevêché, et dans les criées d'une maison qui y était située en 1476. Les censiers de 1489 et de 1530 lui donnent le même nom, et l'indiquent comme située devant le petit huis Saint-Eustache.  

Transnonain (Rue)

Cette ancienne voie du quartier Saint-Martin aboutissait à la rue au Maire, et au coin des rues Grenier-Saint-Lazare et Michel-le-Comte. Le premier nom que cette rue ait porté est celui de Châlons. Elle le devait à l'hôtel des évèques de Châlons, qui y était situé : on le lui donnait encore en 1323 et en 1379 ; mais depuis la rue Chapon jusqu'à la rue au Maire, on la nommait Trace-Nonain. La mauvaise réputation des femmes qui demeuraient dans la rue Chapon fit donner à celle-ci, parle bas peuple, des noms peu décents.

Traversanne (Rue) 

La rue des Deux-Écus portait au XIIIème siècle le nom de rue Traversanne ; elle est ainsi désignée dans la taille de 1292 : « En la rue Traversanne qui boute devant Neelle d’une part et d’autre en la rue aux Prouvoires. » 

Nous avons ainsi la preuve que cette rue commençait juste en face de la porte de l’hôtel de Nesle pour finir rue des Prouvaires ; ce fait nous est confirmé par d’autres documents. 

Elle était coupée en trois parties : La première de la rue de Nesle à la rue des Vieilles-Étuves, la seconde de la rue des Vieilles-Étuves à la rue du Four et la troisième de la rue du Four à la rue des Prouvaires. 

Cette rue que Guillot appelle (dans « le Dit des rues de Paris » en 1300) « rue des Escus », portait au XVème siècle deux noms correspondants à deux parties de cette rue, a savoir : la première, rue des Deux-Écus (mentionné en 1325) et la seconde, rue de la Hache ou des Deux-Haches. Ils lui furent donnés, croyons-t-on, à cause de deux enseignes placées dans ces rues. Il y avait en outre, dans les environs, près du cimetière Saint-Jean, le fief des Haches (1350). 

Le nom de Traversanne fut toujours appliqué à la rue entière, puisque nous lisons dans les censiers du XVIème siècle : « rue Traversanne, des Écus ou des Deux-Haches. » Bien qu’il soit assez difficile de savoir quelle est la portion qui portait tel ou tel nom, nous croyons cependant, d’après les titres de propriété de 1497, que la rue Traversanne (Traversinne ou Traversainne) portait le nom de rue des Deux-Haches ou des Haches, de la rue d’Orléans à la rue des Vieilles-Étuves et de la rue des Deux-Écus ou des Écus jusqu’à la rue du Four et même jusqu’à la rue des Prouvaires. (1419. Nicole du Molynet, veuve de Pierre de Sens et de Gilles de la Mothe, donne par testament à Saint-Eustache une maison faisant le coin de la rue des Deux-Écus et des Prouvaires, 3 juillet 1419). (LL. 723, A. N.)

Trinité (Passage de la)

Passage se trouvant dans le deuxième arrondissementAinsi nommé parce qu'il traverse l'emplacement de l'hôpital de la Trinité. 

Hôpital de la Trinité. Au coin de la rue Saint-Denis et la rue Greneta, du côté du nord. 

Cet hôpital fut terminé en 1202, et se nommait alors l'Hôpital de la Croix de la Reine; il était hors de Paris. En 1207 il prit le nom de la Trinité. Il fut fondé pour assister les pauvres et donner l'hospitalité aux pèlerins dans leur passage à Paris, qui, le soir, trouvaient fermée la porte de Paris, dite porte aux Peintres.  Son enclos était très vaste et renfermait, outre l'église et les bâtiments de l'hôpital, des terrains cultivés. L'église occupait l'emplacement du nº 266 de la rue Saint-Denis.

Cette voie est citée en janvier 1237-1238 dans un cartulaire de l'abbaye de Porrois au diocèse de Paris, plus connue sous son nom mystique Port-Royal : "Jean et Nicolas Paalé échangent à Porrois 14 arpens de terre près les Granges pour une vente de 7 livres moins 2 sous sur une maison rue de la Trinité, à Paris".

Vers la fin du XIVe siècle, des bourgeois de la rue Saint-Denis s'étaient avisés, plutôt par esprit de piété que par plaisir, de se réunir pour représenter les traits les plus intéressants de la vie de Jésus. Ils obtinrent en 1402 de Charles VI des lettres-patentes qui les érigeaient en confrérie, sous le titre de « maîtres, gouverneurs et confrères de la confrérie de la Passion et résurrection de Notre-Seigneur », et les autorisaient à faire leurs jeux en public, les jours de dimanche et de fête. Alors ils louèrent la grande salle de l'hôpital de la Trinité, laquelle avait vingt et une toises de long, sur six de large; et c'est là que furent jouées ces pièces naïves appelées mystères, qui traduisaient par personnages toutes les histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament, les vies des saints, les actes des apôtres, la destruction de Troie, et, plus tard, les sotties, farces et moralités des Enfants-Sans-soucis, dont la confrérie se réunit à celle de la Passion. La foule accourut à ces spectacles si nouveaux, qui semblaient le complément des spectacles augustes des églises: et, pendant un siècle et demi, sauf les interruptions causées par les guerres civiles, l'hôpital de la Trinité fut le lieu le plus populaire et le plus fréquenté de Paris. 

L'église fut rebâtie et agrandie en 1598, et le portail reconstruit en 1671; il fut démoli les premières années de la révolution, et l'on y bâtit des maisonnettes en bois qui forment les petites rues que l'on y voit aujourd'hui.

Triperie (Rue de la)

Elle était presque entièrement bâtie à la fin du XII° siècle. On l'appelait, en 1210, rue des Bouticles, en raison des petites boutiques de tripiers qui y existaient. Au XV° siècle, c'était la rue de l'Araigne ; c'est ainsi qu'on désignait une espèce de croc de fer à plusieurs branches, dont se servaient les bouchers pour attacher leurs viandes. On la trouvait aussi sous la dénomination de rue du Pied-de-Bœuf, et en dernier lieu, sous celle de la Triperie.  

Trois-Visages (Impasse des)

Rue se trouvant dans le premier arrondissement. Ancienne rue qui existait en 1245 ; elle a été appelée rue Jean l'Eveiller (Guillot 1300), rue Jean l'Esgullier (taxe de 1313), Jean le Goulier, Jean Golier, au Goulier ou au Goulier dite du Renard (1492), du Renard, des Trois Visages (1782), cul-de-sac des Trois Visages (Verniquet 1789).

Origine du nom : On voyait autrefois trois têtes sculptées à son extrémité.

Trousse-Vache (Rue)

 Cette rue porta au cours des siècles de nombreux noms. Un texte du XIIIe siècle (Le Dit de Paris) de Guillaud de Paris sous Philippe le Bel nous en donne plusieurs : La rue Auberi-le-Boucher, puis la Conreerie, La rue Amauri-de-Roussi, Trousse-Vache. La rue plus tard, devint la rue Guillaume-Josse, puis la rue des Trois-Maures, probablement aussi dùe à une enseigne.  

Tyrone ou Teroüenne (Rue)

Cette rue est présente en l'an 1450 dans le premier quartier de Paris, fait sans doute référence à l'ancienne rue Pirouette. 

Bibliographie et sources concernant l’historique médiéval des rues de Paris 

  • Dictionnaire Historique de la ville de Paris et de ses environs. Par M. Hurtaut et Magny
  • Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris. Par J. De la Tynna
  • Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. Par Jean Lebeuf
  • Paris sous Philippe-le-Bel d’après des documents originaux. Publié par H. Géraud
  • Paris ancen et moderne, d’après ses monuments. Par Jean Lacroix de Marlès
  • Histoire de Paris : Le quartier des halles. Par Camille Piton
  • Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. Par Henri Sauval
  • Tableau historique et pittoresque de Paris, depuis les Gaulois jusqu’à nos jours. Par J.-B. de Saint-Victor
  • Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875
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Date de dernière mise à jour : 25/07/2012

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