Histoire des rues de Paris durant la période médiévale

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Dans cette rubrique, je vous propose de faire l'inventaire et découvrir l'histoire, l'origine et les anectodes des rues de Paris existantes ou disparues de l'époque médiévale.

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Vallée de Fécan (Rue de la)v.jpg

Ancienne voie du quartier Saint-Antoine. Son nom est dû au terrain sur lequel elle était situé. On l'appelait le bas Fécant au quinzième siècle, c'est ainsi qu'il est nommé dans un titre nouvel, du 16 février 1498.

Vannerie (Rue de la)

Cette ancienne voie du quartier de la Grève allait de la rue Planche-Mibrai à la place de Grève. Sauval dit que cette rue s'appelait, en 1269, vicus in Avenariaet rue de l'Avoinerie en 1396. Jaillot croit que c'est une faute du copiste, parce que, dit-il, dans une transaction entre le sieur Saint-Germain et le prieur de Saint-Éloi, passée au mois de novembre 1252 , elle est appelée Vaneria elle porte le même nom dans l'accord de Philippe-le-Hardi avec le chapitre de Saint-Merri ; Guillot en 1300, le rôle de la taxe de 1313, la nomment la Vannerie. On l'a quelquefois distinguée en Haute et Basse-Vannerie.

Vauvilliers (Rue)

Rue se trouvant dans le premier arrondissement. C'est depuis peu que la rue du Four Saint Honoré a pris le nom de l'helléniste Vauvilliers, président de la Commune en 1789, qui sauva Paris d'e la famine.

Précédemment connue comme la rue du Four Saint-Honoré ou rue du Four ; au 13ème siècle, c'était la rue du Four de la Couture de l'Evêque. Elle devait ce nom au four banal de l'évêque qui y était situé. 

La rue du Four Saint Honoré rappelle un four épiscopal, qui s'y adossait à l'hôtel du grand-panetier de France. En effet, il y eut jadis dans tous les fiefs des fours banaux, prélevant un droit seigneurial pour la cuisson obligatoire du pain ; Philippe-Auguste porta le premier coup à cette boulangerie féodale, en supprimant pour les habitants de Paris l'obligation d'apporter leur farine toute pétrie dans lesdits fours, qui constituaient un revenu au seigneur, soit ecclésiastique, soit laïque, et depuis lors les boulangers obtenaient, à des conditions plus lucratives pour le roi, la permission de cuire dans leurs propres maisons.

Venise (Rue de)

Quartier Saint-Jacques-de-la-Boucherie. Quartier Saint-Jacques-de-la-Boucherie. Dans des actes du XIIe siècle, elle est désignée sous les noms de rue Erembourgrue Hérambourg la Tréfelière ; Guillot, en 1300 dans le Dit des rues de Paris, l'appelle Sendebours la Tréfilière ; en 1388, c'est la rue Bertaut Qui Dort et, en 1512, la rue de Venise.

Verderet ou Verdelet (Rue)

Ancienne voie du quartier Saint-Eustache qui aboutissait d'un côté à la rue Plâtrière, et de l'autre au coin des rues de la Jussienne et Coq-Héron. Ce nom est altéré. Nos aïeux, plus naïfs, voulant désigner une rue très malpropre, l'avaient appelée rue Merderet. Tel était son véritable nom en 1295. Au siècle suivant, on la trouve sous celui de l'Orderue, autrement la rue sale, et de rue Breneuse ; ce dernier nom lui était commun.

Verrerie (Rue de la)

Ancienne voie du quartier Saint-Martin. La partie de cette rue qui dépend de ce quartier commence à la rue Saint-Martin, et finit au coin de la rue Barre-du-Bec. Nous avons observé précédemment qu'en cet endroit on l'appelait rue Saint-Merri. On ignore quand elle a quitté ce nom pour prendre dans sa totalité celui de la Verrerie, que portait l'autre partie ; mais il est certain qu'elle était ainsi désignée dès 1380.

La seconde partie de cette voie dépendait du quartier Sainte-Avoie, elle commençait à la rue Barre-du-Bec, et aboutissait à la rue Bourg-Thiboud et au marché Saint-Jean. Dès le treizième siècle on la trouve ainsi nommée. Sauval dit que son nom vient d'une ou  plusieurs verreries qui ont existé en cet endroit. Jaillot dit avoir lu des lettres du chapitre de Notre-Dame, de 1185, dans lesquelles il est fait mention du terrain qui va depuis la maison de Robert de Paris, rue du Renard, jusqu'à celle de Gui-le-Verrier ou le Vitrier, usque ad domum Guidonis Vitrearii. Il en infère qu'il est vraisemblable que c'est du nom de ce particulier qu'est venu celui de la rue où il demeurait.

Vieille-Boucherie (Rue de la)

Quartier Saint-André-des-Arcs. Nom que portait en 1272, la rue de la Vieille-Bouclerie.

Vieille-Bouclerie (Rue de la)

Quartier Saint-André-des-Arcs. Elle se nommait rue de la Vieille-Boucherie en 1272.

Vieille-du-Temple (Rue)

Rue se trouvant entre les troisième et quatrième arrondissements. Ancienne voie des quartiers du Temple et Saint-Antoine. La partie inférieure est très ancienne, car elle était déjà dite vieille au XIIIe siècle; la partie supérieure n'a été bâtie que dans le XVIe : ce n'était, avant cette époque, qu'un chemin à travers champs et appelé de la Coulture-du-Temple ou de la Coulture-Barbette; les noms des rues voisines de l'Oseille et du Pont-aux-Choux indiquent quelle était la nature de ces champs.

La partie qui dépendait du quartier Saint-Antoine commençait à la rue Saint-Antoine et finissait aux coins des rues de la Perle et des Quatre-Fils. L'auteur des Tablettes Parisiennes dit qu'en 1300 elle s'appelait simplement rue du Temple. Il est vrai que Guillot ne la nomme pas autrement, et que l'abbé Lebeuf dit qu'elle n'a pas changé de nom ; mais Jaillot croit qu'ils se sont trompés, et que la rue du Temple a toujours été distinguée de celle-ci.

Comme la Rue Vieille-du-Temple ne menait à aucun monument religieux, comme elle n'avait pas de porte sur le rempart de Charles VI, comme elle ne se prolongeait par aucun faubourg, elle n'a joué qu'un rôle très médiocre dans l'histoire de Paris, excepté dans sa partie inférieure, où il y avait une porte de l'enceinte de Philippe-Auguste, dite porte Barbette, située près de la rue des Francs-Bourgeois.

Elle est citée en juillet 1276 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Maître Guillaume du Plessis, chanoine de Senlis, lègue au monastère de Livry deux maisons à Paris, rue Vieille-du-Temple, tenant à celle de l'Abbesse de Chelles, dans la censive de Notre-Dame de Livry".  

louisdorleans.jpgLe 23 novembre 1407, le duc Louis d'Orléans est assassiné par une quinzaine de malfrats masqués satellites de Jean-Sans-Peur. Ses valets et ses gardes, qui l'escortent, sont impuissants à le protéger. 

Le crime a lieu à Paris, rue Vieille du Temple, dans le quartier du Marais où sont situés les hôtels et les palais des Grands du royaume et du roi lui-même. 

Louis d'Orléans est le frère cadet du roi Charles VI le Fou. Il trouve la mort en sortant de l'hôtel Barbette où réside la reine Isabeau de Bavière, sa belle-soeur. Celle-ci, que l'on dit encore alerte et séduisante à 39 ans malgré une douzaine de grossesses, préside le Conseil de Régence qui gouverne le pays depuis que le roi a été frappé de folie, quinze ans plus tôt. 

La victime participe à ce Conseil de même que son cousin, le duc de Bourgogne Jean sans Peur, et ses oncles, les ducs d'Anjou, de Berry et de Bourbon.

Vieille Juiverie des Boulangers (Rue de la)

Cette ancienne voie est citée en janvier 1256 dans un cartulaire du prieuré Saint-Martin-des-Champs : "Frère Robert, abbé de Saint-Victor, transige avec Saint-Martin au sujet du cens d'une maison dans la cité de Paris, rue de la Vieille Juiverie des Boulangers, habitée par Guillaume Alépée, tenant à celle de Renaud Hochebran et suivant les coutumes de la cité de Paris".

Vieilles-Étuves (Rue des)

Ancienne voie du quartier Saint-Eustache. Elle allait de la rue Saint-Honoré à celle des Deux-Ecus, et doit son nom aux étuves ou bains, particulièrement destinés aus dames, qui s'y trouvaient situées. En 1300, dans le Dit des rues de Paris, Guillot la nommait simplement des Étuves, et en 1350, des Vieilles-Étuves

Paris a subi de si nombreuses transformations, qu'il devient diffcile aujourd'hui d'esquisser son ancienne physionomie: chaque jour une nouvelle couche efface le Paris du Moyen âge heureux encore lorsqu'il reste un nom à l'aide duquel on évoque des souvenirs !

En sortant de la rue du Chasliau-Félu (nom que portait la partie de la rue Saint-Honoré située entre la rue Tirechape et celle de l'Arbre-Sec), en quittant ses hautes maisons à pignons historiés, aux façades couvertes de gracieuses figurines, on entrait, en tournant à droite, dans la rue des Vieilles-Esluves. Le matin, une heure après l'ouverture des boutiques, on entendait le barbier étuviste qui vous criait : 

Seignor, quar vous allez baingner ; 

Et eztuver sanz délayer, 

Li bains sont chaut, c'est sans mentir !!!! 

En ce moment, de joyeux étudiants, couverts de capes ou de mantes déchirées, entraient dans ces étuves en fredonnant l'acrostiche suivant, composé sous le règne de Louis XII, pour le blason de la ville de Paris 

Paisible domaine, 

Amoureux vergier, 

Repos sans dangier, 

Iustice certaine, 

Science hautaine, 

                          C'est Paris entier. 

D'autres clercs s'arrêtaient devant un homme portant un broc d'une main et tenant de l'autre un panier rempli de cornes semblables à celles des moissonneurs. Le marchand hurlait à tue-tête : 

Bon vin à bouche bien espicé !!!!!! 

Puis des femmes de la halle, aux larges épaules, aux manches retroussées, criaient de toute la force de leurs poumons : 

J'ai chastaignes de Lumbardie. 

J'ai roisin d'oustremer roisin !

J'ai portes et j'ai naviaux, 

J'ai pois en cosse tous noviaux. 

Plus loin on voyait une grosse et joyeuse commère qui portait sur le ventre tout l'attirail d'un restaurateur. Elle arrêtait les passants, en leur débitant cette petite chanson : 

Chaudes oublées renforcies, 

Galètes chaudes, eschaudez, 

Roinssolles, ça denrée aux dez. 

Parfois de jeunes et jolies filles de la campagne venaient offrir les plus belles fleurs et les meilleurs fruits de la saison, en murmurant d'une voix douce :

Aiglantier..... 

Verjux de grain à fère aillie. 

Alies i a d'alisier. 

Souvent on voyait quelques fripiers échappés de la rue Tirechape qui arrêtaient les clercs aux mantes pées, en leur disant : 

Cote et surcot rafeteroie (je raccommode). 

Et comme ces écoliers avaient plus de trous aux genoux et aux coudes que de blancs d'Angelots ou de sols Parisis dans leurs surcots, ils s'esquivaient tout honteux pour se soustraire à l'importunité de ces chevaliers de l'aiguille. 

Telle était, aux XIV° et XV° siècles, la physionomie de la rue des Vieilles Étuves. 

Le droit de tenir des bains appartenait à la communauté des maîtres barbiers et perruquiers. On lisait sur leur enseigne : 

Céans, on fait le poil proprement et l'on lient Gains et esluves. 

Dans la haute société, les personnes que l'on priait à dîner ou à souper étaient en même temps invitées à se baigner. 

« Le roi et la reine (dit la Chronique de Louis XI) firent de grandes chères dans plusieurs tels de leurs serviteurs et officiers de Paris, entr'autres a le dixième de septembre 1467, la reine, accompagnée de Madame de Bourbon, de Mademoiselle Bonne de Savoie, sa soeur, et de plusieurs autres Dames, soupa en l'hôtel de maître Jean Dauvet, premier président au parlement,  elles furent reçues et festoyées très noblement, et on y fit quatre beaux bains richement ornés, croyant que la reine s'y baignerait, ce qu'elle ne fit pas, se sentant un peu mal à l'aise et aussi parce que le temps était dangereux, et en l'un des dits bains se baignèrent Madame de Bourbon et Mademoiselle de Savoie et dans l'autre bain, à côté, se baignèrent Madame de Monglat et Perrette de Châlois, bourgeoises de Paris ....

 Le mois suivant, le roi soupa à l'hôtel de sire Denis Hesselin son panetier,  il fit grande chère et trouva trois beaux bains richement tendus pour y prendre son plaisir de se baigner, ce qu'il ne fit pas parce qu'il était enrhumé et qu'aussi le temps était dangereux." 

La cérémonie du bain était une de celles qu'on observait le plus exactement à la réception d'un chevalier. Charles VI voulant faire chevaliers Louis et Charles d'Anjou, 

« Ces deux princes (dit la Chronique) parurent d'abord comme de simples écuyers n'étant vêtus que d'une longue tunique de drap gris-brun sans aucun ornement. On les mena dans leur chambre  leurs bains étaient préparés ; ils s'y plongèrent. On leur donna ensuite l'habit de chevalier, de soie vermeille (cramoisie), fourré de menu-vair (petit-gris) ; la robe traînante avec le manteau fait en manière de chappe. Après le souper on les conduisit à l'église pour y passer la nuit en prières, selon la coutume. Le lendemain matin, le roi revêtu du manteau royal entra dans l'église, précédé de deux écuyers qui portaient deux épées nues, la garde en haut et d'où pendaient deux paires d'éperons d'or ; il leur donna l'accolade et leur ceignit le baudrier de chevalerie. Le sire de Chauvigni leur chaussa les éperons et l'évéque leur donna la bénédiction."

 "Pendant le repas (dit une ancienne ordonnance), le nouveau chevalier ne mangera, ni ne boira, ni ne se remuera, ni ne regardera ça et  non plus qu'une nouvelle mariée."

 Les étuves ou bains publics servaient de rendez-vous, et les femmes galantes venaient y cacher leurs déréglements. On aurait pu donner à ces lieux de plaisir et de prostitution un nom moins honnête. Maillard, dans un sermon remarquable par une énergique crudité d'expressions, s'éleva contre ces désordres :  

"Mesdames (dit-il) n'allez-vous pas aux estuves et n'y faites-vous pas ce que vous savez.

Les bains se maintinrent longtemps. On cessa cependant d'y aller vers la fin du XVII° siècle et auparavant les estuves élaient si communes (dit Sauval) qu'on ne pouvait faire un pas sans en trouver. 

Vieilles-Garnisons (Rue des)

Cette ancienne voie du quartier de la Grève se terminait d'un bout à la rue de la Tisseranderie, et de l'autre aboutissait à la place ou cloître Saint-Jean. Cette rue était connue au treizième siècle sous le nom du Marteret, Martrai et Martrai-Saint-Jean. Elle commençait au-delà de l'arcade de la Grève, et passant entre l'église Saint-Jean et l'Hôtel-de-Ville, elle aboutissait à la rue de la Tisseranderie. Un compte de la prévôté, de 1448 énonce la rue des Garnisonset le compte de l'ordinaire de Paris, de 1463l'indique comme une petite ruelle à laquelle il ne donne aucun nom. Sauval en parle sous le nom de ruelle Jehan-Savari. Jaillot croit y reconnaître la rue Simon-Bade dont il est fait mention dans un acte de 1482, lequel indique, rue de la Tisseranderie, une maison faisant le coin de la rue Simon-Bade tenant au maître qui fut des garnisons. Elle a été aussi appelée du Saint-Esprità cause des bâtiments de cet hôpital qui en étaient voisins.

Vieilles-Haudriettes (Rue des)

Cette ancienne voie du quartier du Temple allait de la rue du Temple dans celle du Grand-Chantier, vis-à-vis la rue des Quatre-Fils. Son premier nom était rue Jehan l'Huilier, qu'elle portait en 1290, et qu'elle devait à un particulier. Elle a été ensuite appelée des Haudriettes, et des Vieilles-Haudriettes, à cause de quelques maisons qui y étaient située, et qui appartenaient aux Hospitalières fondées par Etienne Haudri. On lui donna ensuite le nom de l'Echelle du Temple, parce que le grand-prieur du Temple en avait fait élever une à son extrémité¹. 

¹ Ces échelles, qui étaient des espèces de piloris, ou carcans, servaient de marque de haute-justice.

Vieux-Colombier (Rue du)

Rue se trouvant dans le quartier Saint-Sulpice du sixième arrondissement. Elle doit son nom à un colombier que les religieux de Saint-Germain-des-Prés avaient fait bâtir au XV° siècle. On la nommait quelquefois rue de Cassel, parce qu'elle conduisait à l'hôtel de ce nom. En 1453, on lit : rue de Cassel, dite du Colombier.

Violette (Rue de la)

 

Située dans la rue de la Tixéranderie. En 1295 elle se nommait rue de l'Esguillerie qui lui venait de marchands d'Aiguilles. En 1313 on la nommait rue de la violette, puis Cul-de-Sac et rue des Juifsruelle Barentin ; elle se nomma par la suite impasse Saint-Faron, en raison de l'hôtel des abbés de Saint-Faron qui y était situé.

Bibliographie et sources concernant l’historique médiéval des rues de Paris 

  • Dictionnaire Historique de la ville de Paris et de ses environs. Par M. Hurtaut et Magny
  • Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris. Par J. De la Tynna
  • Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. Par Jean Lebeuf
  • Paris sous Philippe-le-Bel d’après des documents originaux. Publié par H. Géraud
  • Paris ancien et moderne, d’après ses monuments. Par Jean Lacroix de Marlès
  • Histoire de Paris : Le quartier des halles. Par Camille Piton
  • Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. Par Henri Sauval
  • Tableau historique et pittoresque de Paris, depuis les Gaulois jusqu’à nos jours. Par J.-B. de Saint-Victor
  • Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875
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Date de dernière mise à jour : 27/07/2012

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