Histoire des rues de Paris durant la période médiévale (Accueil)

 
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Détail d'une toile du peintre Marc Peltzer

Dans cette rubrique, je vous propose de faire l'inventaire et découvrir l'histoire, l'origine et les anectodes des rues de Paris existantes ou disparues de l'époque médiévale.

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Abreuvoir Mâcon (Rue de l')a-2.jpg

Quartier Saint-André-des-Arts. Cette ancienne voie, qui est aujourd'hui remplaçée par la rue de la Harpe, se nommait rue de l'Abreuvoir Mascon en 1391, rue Neuve Mâcon ou rue de l'Abreuvoir Mâcon en 1401 et rue de l'Abreuvoir Mâcon ou rue Neuve saint-Michel en 1409.

En 1367, cette voie apparaît sur une ordonnance d’Hugues Aubriot, prévôt de Paris, obligeant les femmes publiques d'aller demeurer et tenir leurs bordels en places et lieux publics à ce ordonnés et accoutumés, selon l'ordonnance de Saint Louis, sous peine d'emprisonnement au Châtelet suivi du bannissement de la ville de Paris.

C'était la continuation de la rue de la Vieille-Bouclerie qui conduit en descendant à la rivière , qui commençait au coin de la rue de la Huchette et du Pont Saint-Michel ; elle portait ce nom car, on y menait boire les chevaux du Comte de Mâcon. On lui donnait aussi le nom de Cagnart qu'on lui a donné mal-à-propos, signifie un lieu plein d'immondices. Ces sortes d'endroits servaient de retraite pendant la nuit à des Vagabonds , des Fainéans, qui s'appellaient par cette raison Cagnards. Pasquier dit qu'on les nommoit Cagnardiers, parce que tout ainsi que des canards, ils vouaient leur demeure à l'eau. Selon Borel, ce mot vient de canisqui dénote, dit-il ,des gens qui vivent en chiens. Les Editeurs de Sauval l'ont appellée par erreur la rue du Renard; il en est de même du nom de petit-quai-Bignonqui se trouve dans le Recueil des rues, imprimé chez Valeyre. II est vrai qu'on a donné deux fois ordre d'en construire un sous ce nom. 

Abreuvoir Marion (Rue de l')

Cette ancienne voie se nommait en 1300, l'Abreuvoir Thibaut-aux-Dés car elle était à l'extrémité de cette rue dont elle faisait la continuation de même que celle appellée de l'Arche Marion. De 1398 à 1442, on lui donna le nom de rue des Jardins et à la fin du 15° siècle, celui de ruelle Jean de la Poterne, du nom du propriétaire d'étuves qu'il tenait en 1496 sous l'enseigne "Etuves aux trois pas de degrés". Puis, plus simplement, ruelle aux Étuves et Étuves aux Femmes par Corrozet.

Agnès (Rue Dame-)

Il est fait mention de cette rue dans des comptes de l'Ordinaire et de la Prévôté de Paris de 1417 et 1421, elle se situait près de la Chapelle d'Etienne Haudry, près de la rue de la Mortellerie, quartier de la Grève.

Agnès-la-Buschère (Rue)

Nom que portait au XIVème siècle, le commencement de la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, quartier Sainte-Avoye.

Aigle (Rue de l')

Nom que portait anciennement la rue Saint-Antoine, à commencer après la porte Baudéer (Baudoyer), quartier Saint-Antoine.

Aigoux (Ruelle des)

Cette ruelle qui était presque entièrement bâtie en 1450, prit son nom en 1489 du fait qu'un égout à ciel ouvert la descendait. En 1564, on l'appelait rue où soulaient être les égouts de la ville.  Elle se nomma ensuite rue du Bout du Monde (qu’elle tirait d’une enseigne représentant un os, un bouc, un hibou grand duc et un globe, figure du monde, avec cette inscription : Os, bouc, duc, monde.), rue du Cadran, rue Saint Sauveur et finalement rue Léopold Bellan en 1937.

Alain de Dampierre (Rue)

Cette ancienne voie du quartier de Halles est citée en 1220 ; en 1449, elle porta le nom cloître Sainte-Opportune.

Amandiers (Rue des)

cartulaire-du-college-de-hubant-xive-siecle-paris-archives-nationales.jpgAncienne voie de la paroisse se Saint-Etienne-du-Mont. On l'appelait en 1300, rue des ailemandier ; en 1334, des amandiers ; en 1386, rue des allemandiers ; et en 1392, la rue des Amandiers. 

L'ancien cloître de Sainte-Geneviève arrivait jusqu'à cette rue. Dans cette rue se trouvait une annexe du collège de Hubant fondé le 9 août 1336 par Jean de Hubant, dans la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève à Paris. 

Les statuts de ce petit collège, sont abondamment illustrés. Ils figurent tous les devoirs des enfants. De tels collèges, fondés souvent par testament par des laïcs ou des clercs, ont vocation à accueillir les étudiants trop pauvres pour pouvoir se loger dans le quartier latin, bondé et dont le prix des loyers s'élevait au fur et à mesure de l'afflux continuel d'étudiants venus de toute l'Europe. Celui de Hubant, dit aussi de l'Ave Maria parce que les enfants y vénéraient tout particulièrement la Vierge, hébergeait environ huit écoliers venus du diocèse de Nevers. En échange d'un lit, de repas, et souvent d'une bibliothèque, les jeunes devaient participer au service funéraire des défunts, faire au nom du collège des distributions de bois de chauffage, de vivres, d'habits et de chaussures aux pauvres citadins et assurer l'entretien ménager du collège. Le plus célèbre de ces collèges, fondé en 1257 par Robert de Sorbon, a donné naissance à ce qui est aujourd'hui encore la plus prestigieuse université de Paris, celle de la Sorbonne.

 

André-Machel (Rue)

 

Ancienne voie du quartier de la Sorbonne. Elle est nommée dans un acte de donation du mois de novembre 1243, en raison d'un riche propriétaire qui y demeurait. Elle se nomma par la suite rue du Cloître-Saint-Benoit.

André Mallet (Rue)

Cette ancienne voie se trouvait à l'emplacement de l'actuelle enseigne "Bazar de l'Hôtel de Ville" dans le quatrième arrondissement. On la nomma ; Andriu Mallet, Andri Maleitla rue du Coq ou Coq Saint-Jean. 

On la cite en 1225, 1252, en 1300, Guillot en parle dans le Dit des rues de Paris

Au XIII° siècle, la Confrérie des Croisés ou de la Croisade, y célébrait chaque année, la fête du Temple.

Anglais (Rue des)

La rue des Anglais (Anglois) est une voie située dans le quartier de la Sorbonne du cinquième arrondissement. Elle aboutissait d'un côté dans la rue Galande et de l'autre à la rue des Noyers aujousd'hui disparue. Elle tient son nom au nombre important d'étudiants anglais qui venaient étudier à l'université au XIIIème siècle. Elle fut encore au XVème siècle, selon Guillebert de Mets, le quartier général des couteliers.

Antain (Rue d')

Ancienne voie présente en 1450, suivant les époques on la trouve sous le nom de rue Arnoul de Charonne, rue du Chartier, rue d'Antain au 15e siècle, rue d'Anjou (se qui pourrait être une erreur).

Arbre-Sec (Rue de l')

Rue se trouvant dans le premier arrondissement. Elle est citée en 1300 dans le Dit des rues de paris de Guillot ainsi qu'en 1450 dans le premier quartier de Paris. Au 13ème siècle, on la dénommée aussi rue de l’Arbre-Sel. Elle se trouvait à l'intérieur de la première enceinte médiévale de Paris construite au Xème siècle, dont les restes comblés du fossé ont été retrouvés au croisement de la rue avec celle de Rivoli lors de fouilles en 2009.

Elle doit son nom soit à une enseigne d'un commerce de la rue, soit au surnom d'Arbre sec donné à la potence qui servait à pendre les condamnés et qui se trouvait à l'extrémité nord de la rue ou encore, au mythique Arbre Sec des récits de Marco Polo, parfois assimilé au Chêne de Mambré. 

Au Moyen Age déjà, les filles de la cour Bacon, ancien nom de cette rue, étaient réputées pour pratiquer les plus bas tarifs de la capitale. Pour deux liards et un double, on était heureux en compagnie d'Ysabiau l'Espinète, de Gila la Boiteuse, d'Agnès aux Blanches Mains, d'Edeline l'Enragée, noms qui ont été transmis par la taille de 1290. 

Arche Marion (Rue de) 

La rue de l'Arche-Marion faisait partie de la rue Thibautodé et porta. Cette rue, en 1300, était appelée rue de l'Abreuvoir Thibaut-aux-dés. On lui donna dans la suite plusieurs autres noms, entre autres celui de Ruelle des Étuves, à cause d'un établissement de bains pour femmes qui s'y était formé. La dénomination d'Arche-Manon lui est venue d'une femme qui tenait cet établissement. On l'a aussi appelée rue de l'Abreuvoir-Marion, substitution du mot arche à celui d'abreuvoir dans deux rues voisines l'une de l'autre, celle de l'Abreuvoir Jehan-Popin et celle de l'Abreuvoir Marion.

Arche Pépin (Rue de l')

La rue de l'Arche Pépin ou de l'Abreuvoir ou de l'Arche Popin est une ancienne voie parisienne, située entre le quai de la Mégisserie et la rue Saint-Germain l'Auxerois. Son origine viendrait de l'abreuvoir Jehan-Popin (le nom de Popin était celui d'un fief appartenant à une famille bien connue au XIII° siècle, Jehan Popin fut prévot des marchands sous Philippe-le-Bel.), mais le nom s'est corrompu peu à peu, pour devenir rue de l'Arche Pepin. Il y avait anciennement deux abreuvoirs sur l'emplacement du quai de la Mégisserie, l'un situé à l'endroit où débouche la rue de l'Arche-Pepin, l'autre au bout de la rue de l'Arche-Marion qui fait le prolongement de la rue Thibautodé.

Archives (Rue des)

Rue se trouvant dans le troisième arrondissement. La rue des Archives regroupe depuis 1889 cinq rues médiévales : les plus anciennes, la rue des Billettes et la rue de l’Homme Armé permettaient de relier la rue de la Verrerie à l’enceinte de Philippe Auguste. Les trois autres voies, la « rue du Chaume », la « rue du Grand Chantier » et la « rue des Enfants Rouges » sont ouvertes en 1290 au moment du lotissement de la « ville neuve », sur les terres des Templiers, et permettaient de relier le centre de Paris à l’Enclos du Temple. Aujourd'hui son nom rappelle l’importance de l’institution des Archives Nationales installées ici depuis 1808. 

Anecdote :
Les noms des rues constituant aujourd’hui la rue des Archives faisaient écho à l’histoire du Marais : la rue des Billettes rappelait l’importance du pèlerinage à l’église Notre Dame des Billettes ; la rue de l’Homme Armé évoquait une enseigne célèbre de ce quartier ; la rue du Chaume reprenait le nom de la poterne ouverte à cet endroit pour les Templiers dans l’enceinte de Philippe Auguste ; la rue du Grand Chantier faisait référence aux travaux importants entrepris par les Templiers en 1290 pour lotir cette partie du Marais et à la plâtrière installée ici ; la rue des Enfants Rouges gardait le souvenir de l’hôpital des Enfants Dieux créé par François 1 er pour accueillir des orphelins (qui portaient des vêtements rouges), fermé en 1772. 

Cloître et Eglise des Billettes : Les chroniques médiévales nous relatent qu’ici se trouvait la maison du Juif Jonathas devenue la maison du Miracle : le 2 avril 1290, le jour de Pâques, Jonathas aurait profané une hostie consacrée en la jetant dans une marmite ; la « poignardant », l’hostie aurait saigné. 

Condamné à mort par le roi, ses biens confisqués, la maison du Juif Jonathas devient très vite un lieu de pèlerinage important ; ainsi, en 1294, un bourgeois de la ville de Paris reçut l’autorisation d’édifier une chapelle expiatoire à l’emplacement de la maison « où Dieu fut bouilli ». En 1299, le roi Philippe le Bel y installe les frères hospitaliers de la Charité Notre Dame (appelés aussi billettes) pour assurer le service religieux de la chapelle. Haut lieu de pèlerinage, les dons affluent dans cette communauté qui fait reconstruire l’église, consacrée à la trinité, à la vierge et à tous les saints en 1405 et y ajoute un cimetière et un cloître (que nous pouvons toujours voir aujourd’hui) en 1427.

Arcis, Arsis, Ars ou Assis (Rue des)

Ancienne voie du quartier de la Grêve. D'un bout, aux coins des rues des Lombards et de la Verrerie, vis-à-vis la rue Saint-Martin et de l'autre, aux coins des rues Jean-Pain-Molley et des écrivains, vis-à-vis la rue Planche-Mibray.

En 1130 on l'appellait en latin vicus de Arsionibus, en 1195, vicus de Assiz. Pour certains, l'étymologie du nom de cette rue aurait pour origine l'incendie des maisons en 886 par les Normands qui assiègeaient Paris ; pour d'autres, ce serait la présence d'une enseigne représentant des personnes assises.

M. de Launoy la fait venir des Assyriens ou Syriens qui trafiquaient à Paris, mais il faut avouer que cette origine est tirée de bien loin.

M. Chatelain, Chanoine de l'Eglise de Paris, dit que le nom de la rue des Arsis, vient d'Arcisterium, qu'on a dit dans la basse latinité pour Ascecerium, c'est-à-dire, Exercitatoire, mot que les Grecs qui appellaient les Moines Ascetes, ont employé pour Monastère. Ainsi il croit qu'on a nommé cette rue, via Ascetorum, la rue des Ascises, parce qu'elle conduisait à Saint-Pierre-des-Bois, où Saint Merri et Saint Fron menaient la vie Ascétique. On la trouve dans un pastoral de 1254 appelée magnus vicus qui dicitur des Ars.

M. Johanneau, censeur royal, dit que le mot Arcis, signifie arc, arcade, d'où viennent arcueil, les grottes d'arcis, l'archet Saint-Merri, etc... Cette étymologie parait vraisemblable. On sait que l'archet Saint-Merri, où se trouvait une porte de Paris, sous les rois de la première race, formait une des arcades qui ont pu donner leur nom à cette voie publique.

Arras (Rue d')

Un des côtés de cette voie publique, bordait les murs de l'enceinte de Philippe-Auguste ; elle porta, en raison de cette situation, le nom de rue des murs. Le collège d'Arras s'y étant établi en 1332, cette voie en prit le nom. En 1515, on l'appelait indifféremment rue d'Arras, du Puits et du Champs-Gaillard ; ce dernier nom lui avait été donné parce qu'elle servait de réunion aux femmes débauchées. 

Aubry-le-Boucher (Rue)

Rue se trouvant dans le quatrième arrondissement. La partie qui s'étendait entre le boulevard de Sébastopol et la rue Saint-denis a été absorbée par la rue Berger. L'origine de son nom serait dû à la présence d'un boucher appelé Aubry dans cette rue.

Elle est citée le 27 juillet 1251 sur un acte d'un cartulaire du prieuré Saint-Merry : "Vente par Jean de Meulan à Agathe de La Porte d'une maison, sise rue de la Monnaie, moyennant le payement d'une somme de 120 livres et la cession d'une maison que ladite Agathe possédait rue Aubry-le-Boucher".

Dans un acte passé en 1273 entre Philippe-Le-Hardi et le Chapitre de Saint-Merri, elle est appelée Vicus Alberici Carnificis

Le cardinal de Saint-Eusèbe, un jour de l'année 1309, rencontra en passant par cette rue un homme qu'on menait au supplice et délivra ce malheureux. Les cardinaux, en pareille occurrence, jouissaient alors du droit de grâce qu'avaient eu les vestales à Rome.

Audriettes ou Haudriettes (Rue des Vieilles-)

Ancienne passe de la rue de Temple dans celle du Grand-Chantier, elle porte aujourd'hui le nom de rue des Haudriettes et se situe dans le troisième arrondissement, entre la rue du Temple et la rue des Archives.

Elle tire son nom des "Vieilles Haudriettes", ainsi qu'on nommait les pensionnaires d'un couvent de religieuses hospitalières dont le fondateur, en 1320, s'appelait Etienne Audry (ou Haudry) et qui été utilisé comme en maison de retraite pour les vieilles femmes. Elle portait en 1290 le nom de Jehan l'Huillier, ensuite celui de rue de l'Echelle du Temple parce que le grand-prieur du Temple avait fait élever, à l'angle de la rue du Temple, une échelle patibulaire (c'est-à-dire un gibet) de cinquante pieds de haut, pour les criminels de sa juridiction : ses débris ont subsisté jusqu'en 1789. En 1636 elle se nomma rue de la Fontaine-Neuve, à cause de la fontaine qui se trouvait dans un coin de cette voie.

Augustins (Rue des vieux-)

Cette ancienne voie commençait à la rue Coquillière et finissait à la rue Monmartre.

Quelques moines Augustins vinrent d'Italie en France, attirés dans ce pays par la protection que le roi : Saint-Louis accordait à tous les religieux. Ils s'établirent d'abord à Paris au-delà de la porte Saint-Eustache, dans un lieu environné de bois où se trouvait une chapelle dédiée à Sainte-Marie-Égyptienne. Joinville parle ainsi de cet établissement : " Le roi pourvut les frères Augustins et leur acheta la granche à un bourjois de Paris et toutes les appartenances et leur fit faire un moustier dehors la porte Montmartre.".

Vers l'année 1285 ces religieux quittèrent cet endroit pour aller s'établir dans le clos du Chardonnet : Peu de temps après le départ de ces religieux, une rue fut ouverte à côté de leur ancienne demeure. On donna à cette voie publique deux dénominations : celle des Augustins à la partie comprise entre les rues Montmartre et Pagevin, et au surplus, jusqu'à la rue Coquillière, le nom de Pagevin. Ce n'est qu'au XVIII° siècle que la communication dont il s'agit s'appela dans toute son étendue rue des Vieux-Augustins.

Aultraiche (Rue d') 

Actuellement rue de l’Oratoire dans le premier arrondissement. Quartier des halles. Voie construite sur l’emplacement du chemin de ronde intérieur de l’enceinte Philippe Auguste. En 1300, dans le Dit des rues de Paris, Guillot de Paris la nomme rue d’Osteriche, dans le rôle de 1313, nous la retrouvons sous le nom de rue d’Otheriche, rue d’Aultraiche sur la liste de l’abbé Lebœuf en 1450. Au 16° siècle, elle prend les noms de rue de l’Otruche sur le plan de la tapisserie de François Quesnel et de l’Autruche par Corrozet. Et rue du Louvre au 17° siècle selon Sauval.

Averon ou Avron (Rue d')

Cette ancienne voie du quartier du Louvre, citée en 1271, 1300 et 1313, devient la rue Bailleul en 1423, du nom de Robert Bailleul, clerc des comptes, qui y habitait cette même année.

Avignon (Rue d')

Ancienne voie du quartier Saint-Jacques-de-la-Boucherie qui aboutissait d'un côté, dans la rue Saint-Denis et de l'autre, dans la rue de la Savonnerie. On ignore l'origine de son nom, en 1300 elle n'en avait pas encore. En 1386, 1425 et 1532, on la nommait rue Jean-le-Comte.

La rue Trognon était une continuation de cette rue par un retour d'équerre dans la rue de la Heaumerie.

Avoinerie (Rue de l')

Ancienne voie du quartier de la Grêve. Nom que portait la rue de la Vannerie en 1396, selon Sauval. 

Bibliographie et sources concernant l’historique médiéval des rues de Paris 

  • Dictionnaire Historique de la ville de Paris et de ses environs. Par M. Hurtaut et Magny
  • Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris. Par J. De la Tynna
  • Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris. Par Jean Lebeuf
  • Paris sous Philippe-le-Bel d’après des documents originaux. Publié par H. Géraud
  • Paris ancen et moderne, d’après ses monuments. Par Jean Lacroix de Marlès
  • Histoire de Paris : Le quartier des halles. Par Camille Piton
  • Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. Par Henri Sauval
  • Tableau historique et pittoresque de Paris, depuis les Gaulois jusqu’à nos jours. Par J.-B. de Saint-Victor
  • Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875
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Date de dernière mise à jour : 08/07/2012

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