Chateau de Sedan

La fouille de la salle à l’archère au château de Sedan.

XV ème, XVI ème siècle après JC.


Travaux réalisés par la Société Archéologique du Sillon Mosan


Le réaménagement de la salle à l'archère au château de Sedan en décembre 1991, a permit de mettre au jour un niveau de terre noire contenant du mobilier archéologique. La Société Archéologique du Sillon Mosan "S.O.S. Fouilles" est intervenue pour une estimation de ces trouvailles. Devant l'échantillonnage des fragments de céramiques découverts et la position dans le château de la salle à l'archère, il a été décidé d'entreprendre une fouille de sauvetage, en accord avec le Service Régional de l'Archéologie, la municipalité de Sedan et l’architecte en chef des Monuments Historiques.
Cette fouille de sauvetage, a consisté préalablement en un aplanissement de la surface déjà décapée, suivi d'un sondage de 4 x 2 mètres. La coupe stratigraphique ainsi obtenue, expliquait, par ces remblais successifs, les différentes phases de construction du château.

Vue de la façade sud du château, la salle à l'archère se trouve en bas
de la troisième tour en partant de la gauche, photo L. Decargouët


Les grandes phases de construction du château
Avant la construction du château, il existait une église dédiée à St-Martin. Son emplacement sur une hauteur peut nous faire supposer à une fondation de la fin de l'époque mérovingienne de cet édifice.

1ère période 1425 - 1430 :
C'est Evrard III de La Marck qui lance la première phase de construction du château de Sedan. La forteresse se compose alors d'un ensemble triangulaire dont les extrémités sont formées par les tours jumelles, la tour de l'Est et la petite tour. Le site retenu est stratégiquement très favorable puisqu'il permet de contrôler le trafic commercial sur la Meuse.
2ème période 1450 - 1480 :
Jean de La Marck poursuit l’œuvre de son prédécesseur en adaptant le "vieux" château au progrès de l'artillerie à poudre et en l'agrandissant. Les courtines sont doublées par des murailles collées en avant ou en arrière de celles déjà existantes (en avant pour le front Nord). Le procédé de "chemisage" fut adopté pour la petite tour Ouest, noyée dans la grosse tour. C'est durant cette phase que la tour d’artillerie est construite avec ses 32 portes de tir, rendant ainsi inutile l’entrée défendue par les tours jumelles.
3ème période 1490-1550 :
Cette période de construction est caractérisée par un renforcement général qui est dû au développement de l’artillerie. Cette nouvelle campagne de travaux est lancée par Robert I ou Robert II. Les remparts Nord-Ouest passent de 4,60 m à 26 m d'épaisseur et atteignent même 50 mètres dans l'axe de la tour Nord. Ce sont des milliers de tonnes de pierres et de terre qui sont ainsi déplacés.
4ème période 1550 - 1573 :
Entreprise par Robert IV de La Marck, cette dernière étape de construction se caractérise par le bastionnement général du château qui lui confère son aspect actuel. Quatre bastions sont ainsi élevés au pied des tours : tour de l'Est, bastion du Gouverneur, tour du Nord, bastion Fourchu, tours jumelles au Sud, bastion des Dames et tour de l'Ouest, bastion du Roi, près du grand châtelet d'entrée.

Schéma d'interprétation de la construction du château autour de l'église St-Martin :
      1) Site de l'église St-Martin
      2) Carrière spécifique destinée à la construction du château
      3) Construction du 1er château
      4) Renforcement dû à l'artillerie (rechemisage)

Dessin J.P. Lémant, B. Duchêne,
infographie C. Huguenin


La fouille de la salle à l'archère
La coupe stratigraphique est localisée sur toute la largeur de la salle, à proximité d'une porte intérieure. L'espace entre cette coupe et l'archère a été également fouillé afin de permettre un raccordement des différentes couches archéologiques et de suivre leurs évolutions à travers ces différents remblais.

Description de la coupe A - B :
100
Mur latéral intérieur de la salle, avec encadrement de l'ouverture (porte d'entrée) en pierre de taille jaune.


Dessin J.P. Lémant, B. Duchêne,
infographie C. Huguenin
101
Sable jaune mêlé à du mortier et des pierres, l'aspect global paraît homogène. Ce niveau arrive à la hauteur du pied de la porte, et avait été déblayé par l'entreprise chargée des travaux d'aménagement.
102
Base de la couche 101 restante.
103
Terre et sable jaunes, mortier blanc, couche très compacte et homogène.
104
Mélange de terre brune et terre grise, qui contient des pierres et du charbon de bois épars. On note la présence de pierres rougies en contact avec la couche 103.
105
Creusement indéterminé (trou de poteau ?), s'interrompant sur la couche 109. Le remplissage de ce creusement est constitué d'un mélange des couches 103 et 104. Ce creusement indéterminé est accolé au mur extérieur 115. Son remplissage se compose exclusivement de cendre avec du charbon de bois.
107
Terre et sable jaunes avec des pierres de différentes tailles, l'aspect général semble assez homogène.
108
Terre brune et sable jaune mélangés avec des pierres, du charbon de bois et des ossements animaux. L'aspect global de cette couche est homogène.
109
Même aspect que la couche 107.
110
Même aspect que la couche 108.
111
Terre compacte de couleur gris-noir, argileuse, avec du charbon de bois, des pierres, dont certaines sont rougies par le feu, des fragments d'ardoises et des tuiles de trois types différents (plate, à ergot, et demi-ronde) furent retrouvés. Cette couche est riche en céramiques, en ossements animaux et en objets métalliques. Sa richesse en matières organiques nous fait penser à la présence de latrines. Il est à noter que cette salle à l'archère est située à proximité d'une ancienne cuisine du château. Un niveau de torchis brûlé de couleur rouge apparaît dans la partie supérieure de cette couche. Un dépôt cendreux de couleur gris clair se trouve en contact avec la couche 112.
112
Terre jaune et terre brune hétérogènes, renfermant des pierres, du charbon de bois, des ossements d'animaux et quelques tessons de céramique.
113
Mélange de terre jaune et de terre brune semblables à la couche 112, mais de couleur plus sombre.
114
Sable jaune stérile et homogène, géologiquement en place. Un interstice de creusement perfore ce niveau et se prolonge le long du mur 115.
115
Mur extérieur de la salle à l'archère, constitué de moellons calcaire jaune du mur d'enceinte du château.
116
Mur de la salle à l'archère (côté cour du château), en moellons de calcaire jaune. Ce mur présente une facture nettement moins soignée que le mur extérieur 115. Une phase de remontage est visible à la hauteur de la couche 104.

Interprétation de la coupe stratigraphique :
Les couches 101 et 102 correspondent à des remblais de comblement destinés à rattraper le niveau créé par l'implantation de la porte d'entrée de la salle. On remarque, que ce niveau de sol vient couvrir un aménagement plus ancien qui peut s'apparenter à un plancher en bois, certainement brûlé vu le volume important de cendre et de charbon de bois. Par sa texture et sa compacité, la couche 104 s'apparente à un sol, qui a eu, semble-t-il, une relation avec le creusement indéterminé 105 (trou de poteau ?). Les couches 107, 108, 109 et 110, situées par dessus le sol primitif, s'apparentent à des remblais de comblement sur lesquels devait s'appuyer le plancher (104).
Photo J.P. Lémant
La couche la plus riche en mobilier archéologique est la couche 111, qui correspond au sol primitif de cette salle à l'archère. Les couches 112 et 113 correspondent à des remblais qui supportent le sol d'occupation en terre battue 111.
Pour construire le mur d'enceinte du château, il a fallu entamer la colline : premièrement, pour concevoir l'assise du mur; deuxièmement, pour utiliser la pierre et le sable extraits de la carrière ainsi obtenue. La fouille a montré que le rempart s'appuyait avec plus ou moins de régularité contre l'entame de cette carrière spécifique. La salle à l'archère a été construite sur le sommet de cette carrière, contre le mur d'enceinte. Cela explique donc la présence de calcite dans l'intervalle formé par le mur d'enceinte et la paroi verticale de la carrière.

Architecture de l'archère
Le relevé de l'archère montre que celle-ci descendait initialement jusqu'au sol d'occupation 111 et qu'elle fit l'objet d'un réaménagement. L'appareillage des moellons fait apparaître un rétrécissement de son ouverture à la base. Une rupture dans la régularité de la construction est remarquée à cet endroit. L'encadrement en pierres de taille de l'ouverture s'interrompt au niveau du rebouchage de l'archère. Cette modification peut être mise en relation avec le renforcement extérieur de la muraille Nord à la fin du XV ème siècle, ce renforcement de l'enceinte du château étant rendu nécessaire par les progrès de l'artillerie. Après cette phase de travaux, l'épaisseur de la tour rend caduque l'utilisation de l'archère car elle réduit considérablement l'angle de visée. Il semble que l'ouverture alors réduite, n'ait été conservée que pour éclairer et aérer cette salle. L'angle de construction de l'archère, plus développé à gauche, semble correspondre plus facilement aux mouvements d'un tireur droitier.
Relevé pierre à pierre de l'archère
Dessin J.P. Lémant, B. Duchêne, infographie C. Huguenin
Toiture de la salle à l'archère :
Le résultat de ces fouilles ne permet pas de préciser la nature du toit. En effet, des ardoises et des tuiles ont été retrouvées mélangées dans la couche 111, de sorte qu'il est impossible aujourd'hui de dire s’il y a eu un toit d'ardoise, puis un toit de tuile (ou vice-versa) ou si il faut comprendre que la toiture se composait de ces deux matériaux.

Conclusion de la fouille
Contrairement à ce que l'on supposait, le mur d'enceinte du château ne repose pas sur le sommet arasé de la colline, mais il a été élevé sur des terrasses aménagées au flanc de celle ci. La cour intérieure prouve encore, par sa convexité, cette réalité. En outre, il faut insister sur la judicieuse exploitation géologique du terrain. En effet, les constructeurs ne sont pas allés chercher bien loin la pierre nécessaire puisque en entamant la colline pour aménager les terrasses, ils ont du même coup ouvert la carrière d'où allait être extraite la pierre du château de Sedan. Cette technique de fondation est une adaptation au relief. Elle présente surtout l'avantage d'être un renforcement naturel à la muraille empêchant ainsi d'investir le château par une sape à la base du mur d'enceinte.
Ces fouilles de la salle à l'archère ont donc au moins permis d'en savoir plus sur la construction même du premier mur d'enceinte (matériaux, fondations, utilisation intelligente du relief). L'archéologie confirme, si besoin est, la vocation de poste de guet de cette salle (carreaux d'arbalète). Le rétrécissement de l'ouverture de l'archère incite à voir là une évolution décisive de l'armement, à savoir le passage de l'arc à l'arbalète, puis aux armes à feu.
Le matériel archéologique mis au jour est homogène. Sa pauvreté relative est peut-être à mettre en relation avec l’occupation militaire de la salle.
Le niveau de sol 111 date des première (1425-1430) et deuxième périodes (1450-1480) de la construction du château.

Plan de situation de la salle à l'archère.
Dessin J.P. Lémant, B. Duchêne, infographie C. Huguenin


Schéma d'implantation de la salle à l'archère.
Dessin J.P. Lémant, B. Duchêne, infographie C. Huguenin


Le mobilier archéologique
Le niveau d'occupation 111 de l'archère est riche en objets archéologiques. Il contenait un grand nombre d'ossements d'animaux provenant de la cuisine. Beaucoup de ces os portaient des traces de découpes comme par exemple ce calcanéum de porc

La céramique :
Les céramiques sont faiblement représentées
Gobelet en grès de Siegburg de teinte gris clair, avec taches de glaçure variant du brun-clair au brun-rouge. Le col est hémisphérique, lèvre pointue incurvée vers l'intérieur. Le pied est légèrement convexe avec anneau festonné. Un décor en sillon de tournassage profond est présent sur la panse, et la lèvre est soulignée par une rainure. Hauteur 8,5 cm, ouverture 8 cm.
Marmite tripode à deux anses, lèvre arrondie en bandeau légèrement concave à l'intérieur. La panse arrondie est marquée par trois sillons horizontaux assez profonds. Les anses de section ronde se rattachent au haut de la lèvre. La glaçure est de couleur brun-foncé à reflet métallique (plombifère), interne et externe.

Dessins J.P. Lémant, B. Duchêne, infographie C. Huguenin


Les objets métalliques :
Tête de marteau en fer d'un poids de 393 gr. La panne est de section carrée, un clou d'emmanchement est encore existant.
Carreaux d'arbalète à douille conique et à pointe tétraédrique
Epingle en bronze étamé, section circulaire et tête enroulée.
Plaque en bronze percée d'un trou allongé, applique de ceinture ?
Bouclette d'éperon en bronze.

Cet ensemble d'objets ne permet pas de déduire des activités particulières qui se seraient déroulées dans cette salle. Néanmoins, tous ces objets ont été dégagés de la couche 111, contemporaine de l'utilisation de l'archère au XV ème siècle, les autres couches sont plus ou moins stériles, cela implique que cette salle a perdu, dès le siècle suivant, son utilisation défensive. Les carreaux d'arbalète sont tout à fait typiques du XV ème siècle. S'il est difficile de dater avec certitude ces carreaux, on sait toutefois qu'à l'origine ces pointes étaient de petite taille, et qu'avec l'évolution des armures, les traits d'arbalète ont considérablement augmenté en format. Les carreaux d'arbalète retrouvés au château de Sedan appartiennent à cette deuxième période.

Analyse faunique : (d’après Marjan Mashkour-Pelle et Cécile Callou, URA 1415 du C.N.R.S)
Les vestiges osseux de la salle à l'archère mettent en présence essentiellement des espèces de type domestique. La trilogie bœuf, caprinés, porc compte pour 85,4 % du nombre de restes déterminés.

Le bœuf est nettement dominant et représente 49,2 % des restes osseux soit 8 individus. Six mesures prises sur des métapodes permettent d'en établir la taille au garrot qui est d'environ 120 cm, soit une hauteur supérieure à la moyenne calculée en Europe pour la même période.
L'âge de six individus est estimé grâce aux degrés d'usure dentaire :
1 entre 18 et 28 mois
1 entre 2 et 4 ans
2 entre 4 et 6,5 ans
2 entre 9 et 11,5 ans.


Ossements de bœufs. Photo B. Faye
Aucune préférence pour une classe d'âge précise n’a été remarquée mise à part l’absence de très jeunes veaux. Outre l'exploitation bouchère de ces animaux, reflétée par les classes entre 18 mois et 6,5 ans, une utilisation pour le travail ou la reproduction est attestée par la présence de vieilles bêtes.

Les porcs sont le deuxième groupe le mieux représenté avec 20,7 % du nombre de restes déterminés. Néanmoins, ce pourcentage est à considérer avec prudence car en l'absence de grande série, et d'ossements complets, il est hasardeux de distinguer la forme domestique de la forme sauvage. Cependant les observations morphologiques faites lors de la détermination laissent supposer la présence de deux groupes.
Les restes dentaires permettent de mettre en évidence 4 individus répartis en trois classes d'âge :
2 de 17 à 19 mois
1 de 19-21 mois
1 de 21-23 mois
Ce panel représente un abattage plus sélectif correspondant sans doute à la maturité pondérale de ces bêtes. Les restes osseux donnent 7 individus au moins. Le choix dans l'abattage est visible dans la répartition des parties du squelette, où les parties les mieux représentées sont la tête et les parties charnues des deux membres.

Les Caprinés sont représentés par 15,4 % du nombre de restes déterminés et 6 individus au moins. Les restes dentaires font apparaître quatre individus :
2 ont entre 1 et 2 ans
1 entre 2 et 3 ans
1 entre 4 et 6 ans
Il s’agit du même cas que celui des bovins où des bêtes jeunes aussi bien qu'âgés sont consommés. Cependant les caprinés regroupent aussi bien les moutons que les chèvres et il n'a pas été possible de les distinguer.

A côté des domestiques, 12,8 % des restes se rapportent à des espèces sauvages, Cerf, Chevreuil et Sanglier.
Le Cerf a livré de nombreux restes qui attestent une activité cynégétique intense. Ce constat est aussi confirmé par la présence d'un Chevreuil de 3 ans. Les données ostéométriques du Cerf indiquent une hauteur au garrot moyenne de 119 cm.
Le Chien et les Equidés apparaissent de manière anecdotique et constituent moins de 1 % du nombre de restes déterminés. Pourtant la présence du Chien doit être plus importante sur le site comme le prouvent les nombreuses traces de morsures relevées sur les os. La taille de celui-ci est estimée à 44 cm environ, et la grande variabilité morphologique de l'espèce interdit de proposer une race correspondant à cette hauteur. Les Equidés ne sont représentés que par un sabot de très petite taille pouvant appartenir soit à un âne, soit à un poulain.
Ossements de cerfs. Photo B. Faye

Conclusion
La salle à l'archère était située anciennement à proximité de la cuisine. L'analyse archéozoologique permet d’attribuer les restes à des déchets culinaires, ce qui est confirmé par les nombreuses traces de découpe observées sur les ossements. Le bœuf et le porc sont les animaux domestiques les plus consommés, mais il convient de noter l'importance de la chasse attestée par un pourcentage relativement fort du Cerf, du Chevreuil et du Sanglier. Cette composition faunique reproduit le schéma classique des sites seigneuriaux, où contrairement au milieu paysan, les animaux sauvages tiennent une place importante dans la consommation.
Pour les quatre espèces dominantes des traitements différents ont été constatés dans la découpe de gros. Le cas du porc est à ce titre intéressant car la répartition des restes suggère une sélection des parties charnues, étayée par l'absence des bas de pattes. Il est possible que la consommation de cet animal sous forme de jambon, par exemple, ait influencé la répartition observée. Le bœuf et les caprinés sont représentés globalement par toutes les parties, sauf les deux dernières rangées de vertèbres et les dernières phalanges, ce qui suppose une préparation extérieure. Le Cerf, en revanche, se distingue par l'absence quasi-totale des vertèbres et des côtes signifiant un apport de quartier de viande plutôt que de carcasse entière.
Des restes humains appartenant à deux individus, dont un jeune, se trouvent parmi les vestiges osseux. L'attribution de cette couche à des remblais de cuisine est donc, en partie, à revoir. N'y aurait-il pas plutôt une double source de remplissage de la structure : déchets de cuisine et déblais d'une zone annexe ? Il existait une chapelle et un cimetière en face de cette salle. On peut légitimement se demander si la terre provenant de ce cimetière n'a pas été utilisée pour combler cette structure, permettant l'aménagement d'un plancher.

Détail de l'archère, on distingue les pierres du rechemisage
à travers l'ouverture. Photo J.P. Lémant



Texte tiré de : "Activités 1992 de la Société Archéologique du Sillon Mosan S.O.S. Fouilles"
A voir également sur le Net : http://www.medieval-sedan.com/
http://www.sedan-bouillon.com/indexpc.php
http://sedan.ardenweb.com/sedan-hist.htm
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