La contraception au Moyen âge

Les connaissances relatives à la contraception sont-elles répandues ? Un passage célèbre des registres de Jacques Fournier montre comment procède la châtelaine de Montaillou Béatrice de Planissoles au début de ses relations avec Pierre Clergues. Son amant lui déclare qu’il possède une herbe spéciale dotée de propriétés contraceptives. Lorsqu’il désire avoir avec elle, il passe à son cou un long fil au bout duquel se trouve cette herbe enveloppée dans un morceau d’étoffe. C’est le prêtre qui connaît un procédé contraceptif – dont on voit mal d’ailleurs l’efficacité – et non Béatrice, pourtant femme d’expérience avec deux maris, plusieurs amants et une condition sociale qui lui permet de posséder une certaine culture.

Parallèlement aux interdictions de l'église se développe tout un tas de croyances farfelues ; voici quelques recettes contraceptives utilisées entre le XIe et le XVe siècle :

  • Enflammer un trognon de chou et l’éteindre dans le sang des règles.
  • Pour ne pas être enceinte pendant une année, il suffit aux femmes de cracher trois fois dans la bouche d’une grenouille.
  • Attacher un œil de cerf qui louche avec une racine de marjolaine et l’arroser le soir de l’urine d’un taureau roux ;
  • Faire une ceinture avec les poils des oreilles de mulet, animal stérile, ou boire son urine, des talismans avec ses oreilles ou ses testicules.
  • Fiente d’éléphant mélangée au lait de jument portée en talisman, se place sur la vulve.
  • Se laver dans la fontaine de Saint Martial ou boire l’eau de la fontaine de Saint Estelle.


 

Commentaires (1)

1. Caroro 22/05/2011

Très court et dommage que tu n'as pas parler de la magie

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