Inventions et découvertes du XII° siècle

mant. Première mention dans le Roman d'Enéas rédigé de 1155 à 1160


Barrages sur rivières.


Trébuchet à contrepoids. Mus par la seule force de gravité, les trébuchets lançaient d'énormes pierres à des

distances plus grandes que les catapultes. Ils révolutionnèrent les techniques médiévales de siège et de fortification. Originaires de Méditerranée orientale, ils se répandirent dans les États latins d'Orient vers 1120, à Byzance vers 1130 et en Europe dans la seconde moitié du XIIe siècle.

Son invention coïncide avec la généralisation des murailles en pierres, qui remplaçaient les murs de bois. Parfaite illustration du principe d'escalade de l'arme et du bouclier !
Il a été utilisé massivement pendant les croisades et ne fut remplacé par les armes à poudre que vers le XVIe siècle. En Angleterre, Edouard Ier les utilisa pour la conquête de l'Ecosse.
Son nom vient de l'occitan trebucca, qui signifie "qui apporte des ennuis". Et lorsqu'on sait que cette formidable machine est capable d'envoyer des boulets de pierre ou de plomb de 150 kilos à près de 200 mètres, on veut bien admettre la justesse de cette étymologie.

 

 


Usines hydrauliques (cisterciennes).


Mécanisme de moulin avec roue en dessus.


Vers 1100 - Pressoir. Première machine permettant d'appliquer une pression sur une surface plane. Son principe fut repris plus tard pour la presse d'imprimerie.


Vers 1100 - Premier usage attesté de la boussole sur les navires chinois.


Vers 1100 - Début de l'assèchement des marais en Flandre. Formation des premiers polders.


Vers 1100 - Martinet. Utilisé en métallurgie pour marteler les massiots des bas fourneaux et des forges catalanes, à la place du marteau. Il fut finalement remplacé par le marteau-pilon vers 1880.LE MARTINET : est un gros marteau actionné par une roue à cames, tournant avec une roue de moulin. Il en existe différentes sortes, dont le plus connu est le martinet des taillanderies.

ETYMOLOGIE : vient du patronyme Martin, Martin le forgeron, l'homme qui manie le martinet, gros marteau de forge.

Le martinet est actionné par une roue hydraulique, ce qui permet d'en augmenter le poids. Tous les lieux-dits Le Martinet, situés au bord d'une rivière, conservent le souvenir d'une forge ou d'un atelier où se trouvait un martinet.

Depuis le Moyen Age, le forgeron utilise le martinet, pièce essentielle de la forge, pour étirer la bille d'acier et l'amincir .

1. Le martinet est installé dans un atelier ouvert au bord de la rivière.

2. L'eau fait tourner une roue à aubes, qui est munie d'un axe qui traverse le mur de la forge et se termine par un arbre à cames.

3. Cet arbre porte des mentonnets. Par la rotation que lui imprime la roue extérieure, l'arbre tourne et les mentonnets permettent au marteau de s'abaisser et se relever, pour frapper la barre d'acier.

4. L'ouvrier, le martinaire, chauffe la barre d'acier et la dispose ensuite sous le marteau afin de l'étirer.Les martinets sont attestés par des textes anciens depuis le XIIIème siècle en Dauphiné et en Savoie :1315 : martinet à Allevard ;

1359 : martinet des Chartreux à St-Hugon, Comté de Savoie.

Ils ont tout de suite permis l'affinage, puis le travail du fer, grâce à la force de l'eau, jusqu'au début du XXe siècle.

Ces engins ont peu évolué au cours de leur longue période d'utilisation, du Haut Moyen Age jusqu'au début du XXe siècle.

Très tôt, le sens du mot "martinet" a été élargi au bâtiment qui l'abrite, jusqu'à nommer un lieu, un ensemble de constructions,

une usine travaillant le fer.

 

 


Vers 1100 - En Europe, la charrue à roue, munie d'un socle de fer, permet de défricher le sol et d'étendre les cultures.

• Entre 1000 et 1200, de nombreuses améliorations furent apportées à la charrue. On lui ajouta des roues, pour lui donner plus d'aplomb et faciliter la maîtrise de l'engin. On la munit aussi d'une lame métallique. Il s'agit du coutre, qui découpe la terre avant du soc principal. Ensuite apparut le versoir arrondi qui soulève et retourne la terre, et procure une surface nouvelle pour les plantations. En même temps, une meilleure façon d'atteler le cheval au moyen d'un collier appuyant sur l'épaule et non plus sur la gorge, rend plus facile les transports. On construit de nombreux moulins à eau pour broyer le grain. La vie s'améliore lentement. La population augmente. En de nombreux endroits le servage disparaît.



1100 - Eau-de-vie 60°. Alcool obtenu par distillation dans un alambic, technique mise au point par les alchimistes du Moyen-Orient. L'eau-de-vie, inventée dans le but de créer un élixir de longue vie, eut longtemps un usage médicinal. Elle fut un remède populaire contre la peste noire au XIVe siècle.


1110 - Exploitation des mines de houille (charbon) en Europe centrale.


1120- 1130 - Construction d'un moulin à marée prés de l'embouchure de l'Adour (France).


1120 - Apparition des crayons en graphite (Allemagne).


1120 - Premières mentions de moulins à vent en Flandre.


1126 - Puits artésien. Une longue tige, portant à son extrémité une lame de fer tranchante, est plantée dans le trou à forer. Le haut de la tige est frappé à plusieurs reprises avec un marteau, jusqu'à ce que l'eau soit atteinte. L'eau souterraine sous pression jaillit d'elle-même du trou. Il n'est pas nécessaire de pomper. Le nom puits artésien vient de la province de l'Artois, où le premier puits artésien fut foré par des moines chartreux en 1126.


Vers 1130, des tubes de bambou remplis de poudre noire sont les ancêtres de nos « lance-flammes ». Par la suite, on a l'idée d'y introduire des flèches afin de les propulser à l'aide de l'explosion produite par la poudre. Un pas de plus est franchi vers la fabrication de véritables « armes à feu ».


1138 - Moulin à tan


1144 - Fabrication du papier (à l'aide de déchets de tissus) introduite d'Arabie en Europe.
Voici en détail comment se déroulait la fabrication du papier au Moyen-âge :
Les chiffes sont collectées dans les villes par des ramasseurs (les chiffonniers) qui trient sommairement les chiffons et en constituent des balles qui sont acheminées jusqu'aux moulins à papier. Là, les chiffons sont triés et découpés en lanières.
Les chiffons sont à tremper et à fermenter dans l'eau du pourrissoir entre deux à six semaines, avant de les découper au dérompoir pendant six à douze heures : un bac où battent des maillets tranchants qui déchiquettent les chiffons. La pâte obtenue est raffinée pendant 12 à 24 heures pour obtenir une pâte plus fine.
L'ouvreur plonge une forme dans la cuve, la ressort chargée de pâte et y répartit celle-ci sur toute la surface. L'eau s'écoule à travers le tamis et les fibrilles de cellulose contenue dans les fibres textiles commencent à s'enchevêtrer. L'ouvreur tend la forme à son coéquipier, le coucheur. Le coucheur renverse la forme pour déposer la feuille sur un mis feutre destiné à la séparer de la feuille précédente, et ainsi de suite.
La pile de feuilles et de feutres est placée sous une presse à vis pour éliminer l'excédent d'eau. Les feuilles sont ensuite séparées des feutres et pressées à nouveau. Les feuilles encore humides sont mises à sécher sur des cordes. Suit le collage qui permet à la feuille de recevoir de l'encre sans boire l'eau contenue dans celle-ci : les feuilles sont plongées dans un bain chaud de colle mélangée à de l'eau et de l'alun. Les feuilles sont mises sous presse pour enlever l'excédent de colle et à nouveau étendues pour sécher.
La feuille est lissée : il faut soit passer un grattoir pour faire disparaître les aspérités, soit polir avec un morceau de bois ou avec une pierre dure qui égalise le grain du papier.



1147 - Bois gravés pour lettres initiales ornées de manuscrits.


1150-1350 - Haut-fourneau. La fonte apparaît d'abord en Europe centrale vers 1150, par exemple à Lapphyttan en Suède, à Dürstel en Suisse et dans la région de Sauerlanden Allemagne. De récentes recherches ont même trouvé des traces datant d'avant 1100. La technique des hauts fourneaux est considérée comme une invention européenne indépendante.


1170-1250 - Brouette. Utilisation dans la construction, les mines et l'agriculture. Premières mentions de l'utilisation de brouettes entre 1170 et 1250 dans le Nord-Ouest de l'Europe. La première représentation est un dessin de Mathieu Paris qui date du milieu du XIIIe siècle.


1176 - Piège à souris. Première mention dans le roman de chevalerie Yvain ou le Chevalier au lion par Chrétien de Troyes.


1180 - Miroir. Première mention d'un miroir fait en verre en 1180 par Alexandre Neckam : « Enlevez le plomb qui est derrière le verre et il n'y aura plus l'image de celui qui regarde dedans ».


1180 - Premier canal à écluses à Bruges.


Vers 1180 - Moulin chandelier. Moulin à vent dont tout le corps pivote pour s'orienter au vent. Invention européenne, mentionnée pour la première fois en 1185 au Yorkshire (Royaume Uni). Surtout utilisé pour moudre des céréales ou assécher des polders, et plus tard comme moulin à papier.


Vers 1180 - Attelage en file avec collier d'épaule.


Vers 1180 - Gouvernail d'étambot. Le gouvernail fixé au centre de la poupe par des charnières est représenté pour la première fois vers 1180 sur des sculptures d'église. Les premiers navires à en être dotés furent les cogues qui naviguaient sur la Baltique et la mer du Nord, puis la technique se répandit rapidement jusqu'à la Méditerranée.


1185 - Première mention d'une innovation fondamentale en Angleterre: la cheminée. Jusque-là, chaque maison avait son foyer central, mais le refroidissement du climat entraîne l'ajout de cheminées, d'abord dans la pièce des maîtres puis dans les chambres des grandes maisons. Une des conséquences: le travail d'écriture peut se poursuivre à l'année longue... puisque l'hiver, l'encre ne gèle plus dans les pots!



1190 - Compas. Première mention dans On the Natures of Things d'Alexandre Neckam à Paris vers 1190. La boussole est soit une invention européenne indépendante, soit une technique venue de Chine par l'intermédiaire des Arabes. Le compas de navigation fut inventé en Italie vers 1300.



1190 - Magnétisation des aiguilles d'acier pour boussoles en Angleterre.



1195 - Moulin à aiguiser.



1195 - La boussole. La boussole aurait été importée d'Orient (les Chinois l'utilisaient aux environs de 2600 av J C.) par les Arabes au milieu du XII° siècle selon l'opinion courante. Avant la connaissance de la boussole, les navigateurs disposaient d'une

Boussole chinoise

rose des vents dessinée sur une tablette circulaire placée au centre du bateau. Celle-ci était tournée à la main et était orientée vers le lever du soleil : c'était l'orient qui servait de repère. La première boussole était un récipient rempli d'eau sur laquelle flottait une aiguille aimantée suspendue à un fil ou enfilée dans un roseau. Deux améliorations importantes furent apportées :

D'abord, elle fut munie d'une chape (sorte de petit chapeau) en son centre ce qui permit à l'aiguille de tourner avec moins de frottements sur un pivot ; la rose des vents était dessinée sur le fond ou bien sur un couvercle transparent. Ensuite, la rose des vents fut rendue solidaire de l'aiguille (ainsi, elle était orientée par l'aiguille) : toutes deux étaient indépendantes des mouvements du navire.

 

            Boussole chinoise

Cet instrument ne fut modifié que pour des détails jusqu'au XIX° siècle (comme par exemple des subdivisions plus nombreuses sur la rose des vents). En 1187, un poète français évoque la demoiselle marinette, compagne des marins. Mais l'aiguille aimantée pourrait en fait avoir déjà existé en Chine au IIe siècle avant notre ère, sous la forme de cuillères à soupe, bien que l'utilisation consciente du magnétisme n'aurait été effective que huit siècles plus tard.

L'apparition en Occident en revanche est mieux cernée, et l'évolution plutôt rapide : aiguille sur un roseau flottant dans un bol d'eau ou attaché à une épingle, puis fixation de la boussole sur un cadran pour compenser les mouvements du navire, correction du décalage du nord magnétique, attribuée à Christophe Colomb...

Le premier instrument ayant l'aspect de celui d'aujourd'hui est dû au Portugais Ferrande (1483).


Boussole du 15° siècle.

 



1197 - Moulin à fer.



1197 - Acide nitrique.



1197 - Moulins flottants sous les ponts.



1197 - Barrages sur rivières.



1197 - Voûtes à croisée d'ogive, arcboutant, rosaces. A permis l'essor de l'architecture gothique. Les voûtes purent désormais être plus hautes et recouvrir des espaces rectangulaires de longueurs différentes. La voûte d'ogives facilite aussi beaucoup la construction des échafaudages. Elle remplaça partout l'ancienne voûte en berceau de l'architecture romane.



1197 - Escalier à vis.



1197 - Laie à brettures.



1197 - Pain de savon dur.



1197 - Dissection d'animaux.



1197 - Métier à tisser à deux lisses pédales.



1197 - Bricole.



1197 - Fermes modèles expérimentales cisterciennes.



1197 - Sélection en élevage.



1197 - Usines hydrauliques (cisterciennes).



1197 - Mécanisme de moulin avec roue en dessus.



1197 - Combles à fermettes.



1197 - Pavage : dalles carrées réduites.



Fin 12° siècle - La roue à rais apparait en Europe vers la fin du XIIème siècle. Elle comporte 8 à 10 rais et est fixée perpendiculairement à l'essieu. Ce système est amélioré au XIVème siècle grace à l'angle de carrossage (inclinaison des roues), puis au XVème siècle grace à l'inclinaison des rais.

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Commentaires (1)

1. fanchon 07/12/2010

super merci

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Date de dernière mise à jour : 15/01/2012

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